Au XIXe Siècle, en 1864, dans la région de Stormfield, des créatures rôdent..
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Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas. [PV Amanda Warren]
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MessageSujet: Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas. [PV Amanda Warren] Dim 1 Déc - 17:31
Rappel du premier message :


Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas.

Privé Amanda Warren




Ce matin-là, tout avait été différent de ce que j'avais imaginé. J'étais parti peu après mon réveil en forêt, et j'étais tombé sur deux Loups-Garous. Manque de bol, je n'avais pu que m'envoler sous ma forme de corbeau. Évitant de justesse un coup de crocs. Puis, j'avais croisé un vampire qui m'avait grandement énervé. Un petit affrontement s'était engagé, mais plus jeune, prenant peur, il avait pris la fuite. Ah, que cette journée commençait mal. Si bien que quand j'arrivais enfin en ville après tout cela, j'étais énervé, la colère bouillonnant en moi comme un volcan prêt à exploser. Je parcourus les rues d'un pas ferme, presque apeurant. Un pas décidé mais souple et muet. Je pris mon temps pour choisir ma victime, jetant finalement mon dévolu sur une jeune femme aux cheveux blonds et aux yeux d'un bleu sublime. Elle semblait appétissante et délicate. Entrant dans son esprit, je m'éloignais pour entrer dans une ruelle à l'abri des regards, qui se finissait sur un mur. J'attirais la demoiselle sans plus attendre, affamé. Lorsqu'enfin elle arriva, je lui insufflait mentalement de ne pas crier et de ne pas se débattre. J'étais face à la rue principale, pour pouvoir surveiller l'arrivé d'une quelconque personne. Je plaçais une main dans son dos pour la retenir, l'autre dans sa nuque pour empêcher sa tête de "tomber" en arrière, et embrassait la lady dans le cou, laissant mes canines sortir d'elles-même. Et une fois aiguisées et prêtes à transpercer la délicate peau de la demoiselle, je les plongeais dans sa carotide. Le sang se mit alors à jaillir dans ma bouche, et je bus le délicat liquide avec délectation. Il était... excellent. D'une délicate saveur boisée, mais d'une douceur enivrante. Je n'étais même pas sûr d'avoir une fois dans ma vie bu meilleur sang. La lady resta docile, immobile, muette. Je me serais volontiers arrêté quand je sentis sa vie faiblir, mais ce goût et cette colère en moi combinés, m'empêchais de réagir. Et surtout, je ne m'attendais pas à être interrompu... Alors quand une voix retentit, je relevais la tête, tuant peut-être accidentellement la lady ou alors était-ce volontaire, n'étant pas sûr d'avoir le temps de changer ses pensées. Le corps sans vie de la blonde tomba à mes pieds, et je fixais la nouvelle venue, du sang dégoulinant lentement de mon menton, le regard foudroyant. Comment avais-je pu ne pas l'entendre approcher ? Et surtout, comment avais-je fait pour prêter si peu d'attention à la vie de la blonde qui avait filé entre mes canines sans que je ne m'en rende compte assez vite ? Mais je ne regrettais pas ce repas si exquis.



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MessageSujet: Re: Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas. [PV Amanda Warren] Dim 26 Juil - 21:45

Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas.
Les lèvres pincées, j'attends qu'il daigne se retourner, toujours dans le doute. Lui demander de l'aide, après qu'il ai expressément demandé de ne plus me voir ? J'estime qu'il me doit bien ça - au moins ça. Mais lui, qu'en pense-t-il ? Je n'ai pas envie de le savoir. Je suis dégoûtée. J'ai mal, aussi, mais je laisse la douleur pour plus tard. Je dois être forte, au moins pour le moment. Je me tiens donc droite, les yeux aussi secs que possible. Si je pleure maintenant, je suis fichue. Autant partir avec un semblant de dignité, puisqu'il doit en être ainsi. Je ne sais pas bien ce que j'espérais de lui, mais ce qui est sûr, c'est que ça fait mal, d'être congédiée comme ça, subitement, sans réels préavis. Je ne sais pas non plus ce qui aurait été mieux, d'autres circonstances ne m'auraient pas parues bien mieux. C'est peut-être que je n'aime pas dire au revoir, pire encore quand il est question d'adieux ? Je suppose que c'est au moins un peu de ça. La douleur s'estompera surement à un moment ou à un autre. Je ne sais pas si j'essaie de me convaincre moi-même, mais j'échoue lamentablement. Pleurer ferait du bien. Mais je ne peux pas. Je n'en suis même pas capable. Première leçon de mon père : Sauver la face. Puisque lui me laisse tomber, je m'en tiens à des préceptes familiaux, me raccroche à ce que je peux, quand bien même ce n'est pas le meilleur exemple qui soit. Pas le plus reluisant, du moins. Damon s'arrête, comme figé. A croire que mes mots sont plus forts que je ne le pensais. J'espère qu'il est secoué. Même si je ne lui souhaite pas de l'être autant que je le suis. Après tout, c'est lui qui a décidé de tout. Notre rencontre, et maintenant, la fin de ce qui en avait résulté. Je cherche son regard, lui le fuit. A croire que les rôles s'inversent, rien que l'espace d'une seconde - quand tout est fini. Mais ça ne dure pas, en effet, et il me regarde froidement, tandis que je réprime un frisson désagréable. Je ne saurais dire pourquoi, mais je suis plus énervée encore contre lui.

« Il a triché. »


Bien. Voilà qu'on aime pas quand le vieux jouet se réveille et demande un semblant de justice. J'aimerais crier, l'engueuler, peut-être même le secouer. Mais je m'en sais incapable. Et pas seulement à cause de nos différences naturelles - je parle de mon vulgaire statut d'humaine. Il est et sera toujours bien plus fort, quoique je fasse - sauf obtention d'un flacon de verveine mais à quoi bon, sincèrement ? Je n'aurais même pas l'envie de m'en servir. J'ai peur de tomber si je bouge, de me casser. A croire que mon état intérieur pourrait ressortir. Ridicule.. Mon enveloppe est au moins plus forte que ce qu'elle contient.

- Distraction ? Est-ce donc comme cela que tu le perçois ? Mais... Peut-être est-ce mieux ainsi, tu as raison. Croire que tout cela n'était qu'un jeu, ça te préserverait de quelqu'autre pensée plus négative, ou du moins différente. C'est vrai, tu as raison. Après tout, je suis toujours le méchant, n'est-ce pas ? Je ne fais jamais les bons choix. Te sauver la vie, c'était uniquement dans le but de mieux te torturer psychologiquement, bien sûr. Et maintenant, je te jette comme une vieille chaussette trouée.

J'ai un gout amer dans la bouche. Et les nerfs en pelote. Je pourrais faire demi-tour, m'enfoncer dans la forêt pour ne plus entendre ses mots. L'insolent. Je ne sais même plus vraiment ce que je fais, vais faire ou devrais faire. Et le pire, dans tout cela ? Je m'en contrefiche. Il utilise mes propres mots, pensées, pour me faire sentir ridicule. Mais il n'y parvient pas vraiment - je suis bien trop énervée pour m'en soucier.

- Néanmoins, je vais te raccompagner. Puis-je cependant t'offrir le luxe d'une salle de bain et la possibilité de laver ta robe, auparavant ? Histoire d'oublier cette rencontre dans les règles de l'art, sans avoir à mentir ou remplacer ces instants par de futiles inventions.

J'ai envie de reculer en arrière, de dire au revoir et partir. Je veux l'envoyer balader, lui et sa "généreuse" aide. Je veux être seule, ne plus le voir ni l'entendre. Qu'on me laisse la paix. Mais je ne suis pas prête de l'avoir.

- Parce que tu crois qu'il y a d'autres choses à y voir ! Et puis tant pis, je ne veux pas savoir. Laisse la ridicule petite humaine que je suis dans l'ignorance, ça vaut mieux pour nous deux, n'est-ce pas ? puis j'ajoute, dans un souffle ; Je te suis.

Je suis fatiguée, peut-être plus mentalement que physiquement, bien que la douleur, elle, semble très réelle, physique. Ce n'est pas encore l'heure, alors je me tais, j'esquisse un pas en avant, vers ce futur vertigineux qui me fait peur. Mais oublier, sérieusement ? Jamais. J'ai plus de cicatrices en moi que sur mon corps, et les deux combinés en font les événements les plus marquants de ma vie, alors comment ? Mais je ne veux plus rien lâcher ou cracher. Je m'économise, en quelque sorte. J'ai déjà a prendre sur moi pour la double aide, et dieu que c'est dur. Femme, et humaine ? Symbole même de la faiblesse, qui court ici quémander de l'aide. Je m'en détesterais presque pour ça. Peut-être que ce sera le cas un jour, plus tard, quand j'y repenserais et que je haïrais ma faiblesse.
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MessageSujet: Re: Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas. [PV Amanda Warren] Dim 26 Juil - 23:59

Je suis comme cela Amanda, on ne me changera pas.

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Je serre et desserre les mâchoires, le visage dur, fermé. Elle m'a blessé. Je n'avais que de bonnes intentions -pour une fois-, et me voilà rembarré. Et je suis censé avoir envie de devenir gentil ?! Ah ah ! Laissez-moi rire ! Fouttez-moi la paix avec vos idées révolutionnaires, je suis bien dans mes carapaces.

- Parce que tu crois qu'il y a d'autres choses à y voir ! Et puis tant pis, je ne veux pas savoir. Laisse la ridicule petite humaine que je suis dans l'ignorance, ça vaut mieux pour nous deux, n'est-ce pas ? Je te suis.

Nouveau coup de poignard. Je serre le poing, le regard noir. Elle se lève, esquisse un pas dans ma direction. Je la foudroie, me détourne sans un mot et me mets en chemin. Je respire le plus calmement possible, sans réellement prendre garde à ma vitesse : mes grandes foulées amples ne doivent rien faciliter à la lady. Je m'en fiche. Qu'elle se perde, au fond, ça m'arrangerait bien. Ah ! mais qu'est-ce que je raconte ! Non. Je dois la ramener chez elle entière. Je lève un instant les yeux au ciel, tourne à demi la tête pour m'assurer qu'elle soutient le rythme et ralentis légèrement. Mais après ça, fini le gentil, j'en ai ras le bol ! Je ne suis pas fait pour être un héro, je laisse ce rôle à mon frère, lui, il a toujours su avoir les grands-airs convenables. Je fronce le nez. Oui, il a toujours su comment agir, lui, en toutes circonstances. Comment se faire apprécié par mon père, par Katherine, et j'en passe. Néanmoins, moi, j'ai été loin de tomber dans son jeu du gentil innocent. Non, j'ai vu clair. Et j'ai voulu le tuer. Les gentils finissent par être faibles à vouloir protéger les autres, tout simplement. Sois seul, et tu affronteras le monde comme un prince. Comme le Prince des Ténèbres, hein ? Je souris, songeur, moqueur. Vieux surnom qu'on m'avait attribué autrefois, quand je faisais victime sur victime dans toutes les races possibles et imaginables. La vieille époque, la bonne époque.

Nous arrivons en bordure de ma demeure, de mon grand manoir. Je le balaie du regard, sans m'arrêter, conduit la lady jusqu'à la porte d'entrée avant d'ouvrir et la laisser entrer, découvrir... cette autre partie de moi. Ni cercueil ni cadavres, bien sûr, juste une demeure vieille de 160 ans au moins, aux meubles magnifiques, aux boiseries sublimes. Rêve d'antiquaire ? Simple souvenir de mon passé. Mais je hais ces souvenirs, au final. Pourquoi les garder alors ? Bonne question. Je lui laisse un instant pour observer le hall qui débouche sur le salon, et finalement, l'invite à me suivre jusqu'à la salle de bain. Elle est spacieuse et de récentes rénovations offre de l'eau presque courante. Ah oui, 15 siècles à amasser de l'argent, ça rend vite riche... La baignoire est spacieuse, trop spacieuse, on peut presque y nager. Diverses produits s'étalent sur un bord, des bougies, un petit bar à vin. Oui oui, j'aime le luxe. Un mur offre l'intimité nécessaire pour qu'elle se change. Je vérifie rapidement que le grand récipient d'eau est plein et permet de remplir la baignoire en entier à l'aide d'une pompe, puis sors une serviette propre d'un meuble, l'y dépose et enfin, fais face à la lady. Ma colère et mon amertume ne sont pas passés, pourtant je demande :

- Si tu veux bien retirer ta robe, j'irai la laver...

J'indique le mur d'un signe de tête, l'invitant à s'y dissimuler bien que son corps doit être parfait et que ce ne serait pas la première femme que je vois. Hum, je m'égare.


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MessageSujet: Re: Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas. [PV Amanda Warren] Lun 27 Juil - 23:33

Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas.
Il m'offre un regard noir. J'ai l'impression d'être une petite fille prise en faute mais je ne faiblis pas. Je refuse. C'est lui qui a décidé de cette situation, moi, je ne l'ai jamais voulue. Je ne fais que la subir, comme la plupart des choses qui m'arrivent, et ce depuis presque toujours. Ca me rendrait presque folle. J'avance, à mon rythme, même si lui s'entête à se dépêcher. Il a peut-être hâte de se débarrasser de moi. Je crois bien que c'est une des pires journée de ma vie. Vie assez courte malgré tout - pire viendra peut-être. Je tâche tout de même de ne pas traîner, je ne connais ni notre destination ni le chemin que nous empruntons, et me perdre est bien la dernière de mes envies. Il me laisse quelques mètres derrières, mais je ne m'en formalise plus. Je suis un fardeau et j'ai bien eu le temps de comprendre le message. Il devrait maintenant penser à se renouveler. Cette situation aurait-elle pu être évitée ? Si je n'étais pas sortie aujourd'hui, peut-être ? Ou alors, si j'étais directement allée en forêt ? C'est peut-être en fait que j'en ai trop vue. Il n'aurait eu qu'à me tuer, ou réessayer de me faire perdre la mémoire. Alors quoi ? J'ai finalement trop de principes et de répondant ? Il s'attendait à un gentil petit animal inoffensif et bien docile ? Un de plus à se tromper. Je serre les dents, retenant chaque mot, chaque phrase. Chaque larme aussi. Mes pensées tournent en boucle dans ma tête, me blessant plus à chaque fois. Mais je me surprend moi-même et refoule tout, ne montrant de mes sentiments qu'une moue mécontente. Et encore, assez subtile. Je me surprends moi-même. Je suis peut-être plus forte que je ne le pensais. Damon calme plus tard son rythme et m'offre un regard, auquel je ne répond pas. Je suis un mètre plus loin mais tiens le coup, je refuse d'avoir une raison de plus de m'en vouloir. Et même si mon souffle se fait parfois rare, j’enchaîne les pas sans ralentir. Puis, grâce à son nouveau rythme à lui, plus soutenable, je me permet le luxe de ralentir, reprendre mon souffle.
Si bien que quand nous arrivons devant une grande demeure - la sienne, je suis en état de parler, bien que l'envie m'en manque. Tout n'est que richesse et bon goût. Ce n'est pas la dernière mode, mais quelque chose de plus sûr, ce manoir a eu une vie, en aura peut-être même une autre et j'essaie d'imaginer l'homme qui me guide grandir ici. Je ne peux seulement pas me le représenter plus jeune, ses yeux sombres et en colère me suivant toujours. Quelques poses pour me permettre de contempler les lieux et nous reprenons, toujours en silence. J'ai la gorge nouée. Il entre dans une pièce, s'éloigne, s'affaire puis revient vers moi.

- Si tu veux bien retirer ta robe, j'irai la laver...

J'ai une fois de plus l'impression d'être humiliée. Déshabille-toi quand je le dis, obéis. Mais il n'y a pas d'autre chose à faire, et même si son aide supplémentaire ne me dit rien, j'hoche la tête. Je vais derrière le mur. Je ne sais un instant plus ce que je fais ici. Toute cette histoire est folle. Mais je secoue la tête et me déshabille, machinalement, avant de tendre un bras vers l'extérieur, mes vêtements en boule tendus. Je ne connais pas la pièce, me sent évidemment surexposée. Mais quand la porte se referme, je m'autorise un soupir. Je gagne rapidement l'eau, et entreprend de me laver - c'est pour ça que je suis ici, pas autre chose. Il m'est plus dur de retenir mes larmes une fois seule et je lutte, presque en vain. Quelques larmes m'échappent et je plonge ma honte dans l'eau, cachant ces traîtresses à cette pièce trop grande et qui m'est trop inconnue pour m'apporter un quelconque réconfort. J'ai mal. A l'intérieur comme à l'extérieur et tout de cette situation me dérange. La sensation de dégradation ne me quitte pas. Je ne suis certainement pas la première femme ici, pas la première femme nue dans la même pièce que Damon, mais la situation est bel et bien nouvelle pour moi. Et même le mur n'était pas assez pour m'aider, annihiler ma gêne. J'ai dans l'idée de ne plus jamais quitter l'eau. Ou me noyer. Mais ce serait une mort horrible, et la découverte de cette dernière serait bien plus honteuse. Alors j'achève de me laver, la mort dans l'âme.
Quand je m'extirpe hors du bassin, je réalise que j'y ai passé quelques temps déjà. L'eau m'a aidée à faire le point, pas à aller mieux. Je m'enroule dans la serviette laissée, bien qu'elle soit quelque peu courte et dévoile en grande partie mes cuisses. Je passe le mur, méfiante, et me retrouve seule, soulagée. Mais pas pour longtemps.
Mes vêtements ne sont pas revenus, et ne reviendront pas sans Damon. J'ai envie de retourner dans l'eau, de me cacher derrière le mur, mais, bien trop tôt, la poignée et la porte bouge.
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MessageSujet: Re: Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas. [PV Amanda Warren] Mar 28 Juil - 11:37

Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas.

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Elle obtempère, hochant vaguement la tête. Elle se déshabille, me tend sa robe au coin du mur. Je m'approche, silencieux, la prends sans un mot et m'en vais, la laissant seule, refermant la porte dans mon dos. Là, et seulement là, je soupire. Je ferme un instant les yeux, serre les dents, hésitant sur l'attitude à adopter, vacillant entre blessure et colère. Est-ce donc cela, être gentil ? Se laisser blesser ainsi, sans que ce ne soit justifié ? Alors qu'elle devrait être reconnaissante ? Alors que j'essaie une fois encore de la sauver ? Je fronce les sourcils, m'éloigne sans un mot, silencieux. Mais pour une fois, ma demeure n'est plus aussi silencieuse. J'entends vaguement Amanda, je sens sa présence. Je me rembrunis. Même si cela procure une sensation étrange que de voir cette maison revivre un peu, le fait que ce soit elle, son attitude, tout me déplaît. Elle m'a fait confiance trop tôt, elle a voulu me changer, je me suis laissé attendrir et là ? Là elle profite de la première occasion venu pour tout me mettre sur le dos ! Tout me reprocher ! Je gronde, pris d'un élan de colère, frappe le mur de toutes mes forces. Les briques craquent, une fissure se forme mais elles résistent. Je ferme les yeux, tente de me calmer, inspire, expire, inspire, expire. Rien n'y fait. J'ai envie de tout démolir, tout faire voler en éclat. Moi y compris. Fini le gentil petit vampire qui cherche à protéger la petite humaine, fini ! J'en ai ras le bol ! Marre de me laisser avoir ! Qu'ils aillent tous au diable ! Ils peuvent tous crever, j'en ai rien à faire !

Énergiquement, je frotte la robe là où le sang a du mal à partir. J'y passe en quelques sortes ma colère, même si causer peine et destruction serait bien plus plaisant. Lorsqu'enfin les taches ont disparues, je suspends la robe sur un fil et, mes pouvoirs y aidant, j'attends qu'elle sèche. Finalement, je reviens à la salle de bain, réédifiant mes masques, interdisant le passage à tout sentiment importun. Je pose la main sur la poignée, respire un grand coup et entre sans penser qu'elle pourrait ne pas être dissimulée. Lorsque mon regard se pose sur sa silhouette, je hausse les sourcils, ferme les yeux pour me détourner et lui présenter mon dos.

- Désolé...

Ma voix est gênée, hésitante, rendue rauque par la colère passée et le changement soudain d'attitude. Hum, d'un pas hésitant, je me dirige vers un meuble, sans la regarder, y dépose la robe avant de ressortir, le regard obstinément tourné vers le côté opposé à elle.

- Hum, je t'attends dans le salon...

Je ne demande pas mon reste, referme la porte dans mon dos et me dirige dans le salon en soupirant, encore secoué par ma maladresse. Et pourtant, au fond, la blessure est suintante, ne demandant qu'à ressurgir et me faire plonger dans un noir désarroi, une profonde colère, une folie meurtrière...


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MessageSujet: Re: Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas. [PV Amanda Warren] Mar 28 Juil - 23:58

Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas.
Je voudrais me cacher ou mourir dans l'instant, disparaître, tout simplement. Mais la journée ne m'a pas encore assez blessée et m'offre une entrevue fatale. Je ferme les yeux pour ne pas me voir dans les siens. J'espère faire abstraction, oublier la situation. Mais je n'y arrive évidemment pas. Je serre désespérément ma serviette contre moi, la mort dans l'âme. Que va-t-il arriver ensuite ? Si je ne meurs pas de honte dans l'immédiat, ce qui est fort improbable, que cette journée va-t-elle encore me réserver ? Je pensais avoir eue mon lot de chocs et blessures. Mais non, il fallait en rajouter. Nouveaux prétextes à la honte, à la douleur. Pourquoi ? Je me retiens de lever les yeux au ciel et poser la question. Cela attendra, comme tout. J'ouvre alors enfin mes yeux, et croise ce que je redoutais le plus. Son regard, posé sur moi. Ma gêne est à son comble. Il se retourne, rapidement, mais pas assez. Le mal est pour moi fait.

- Désolé...

Il semble sincère, et le sang qui pulse en moi m'indique que si je ne rougissais pas déjà, voilà qui est chose faite. Toujours sans relever les yeux, il pose ma robe sur un meuble, prenant bien soin de m'éviter, visuellement comme physiquement. Je remarque ce détail et l'apprécie, même si la saveur en est parfaitement amère. Le vêtement déposé, il s'arrête, fixant un point invisible et opposé à ma personne.

- Hum, je t'attends dans le salon...

J'ai envie de lui répondre, mais rien ne sort. Je n'hoche pas non plus la tête, puisqu'il ne me regarde pas et ne regardera pas. Il sort ensuite, me laissant plus seule que jamais, la honte et la colère pour seules intangibles compagnes. Je m'en laisserais presque tomber par-terre. Mais j'ai trop peur pour bouger, toujours agrippée à ma serviette, frissonnante et trempée. Je me rend alors compte que tout ce que j'ai fais est maintenant vain. Je m'étais presque ressaisie. Maintenant, tout est à recommencer et je doute d'en avoir seulement la force. Alors les larmes silencieuses se mettent à couler, tentant de panser tant bien que mal la nouvelle douleur qui m'assaille. De tout les hommes sur terre, il a fallut que sa tombe sur lui. L'homme, le vampire, même, que je dérange et qui ne veut plus de ma présence. L'incident est peut-être regrettable, désagréable pour lui, il n'en est que plus humiliant pour moi. Le premier homme à m'avoir vue si peu vêtue. Je me sens trahie par cette luxueuse salle de bain, que j'avais d'abord pris pour un cocon, une alcôve rassurante et éloignée de la réalité. Mais j'avais faux, et le retour de bâton est violent. J'esquisse un mouvement, la vue trouble et m'empare du vêtement. Comme neuf, sec. Je m'essuie d'avantage, pour éviter de ruiner les efforts de mon hôte. Comme si rien ne s'était passé. En surface seulement. Puisque la robe a maintenant l'odeur de la maison, peut-être même la sienne, en cherchant bien. Je suis habillée, mais ne veux pas sortir. J'ai peur de recroiser son regard, honte de seulement reparaître. J'aimerais ne plus jamais quitter cette pièce, trouver un moyen de m'y enfermer ou de quitter le manoir sans avoir à voir quiconque. Mais c'est impossible. Puis il m'attend. Alors je souffle, essuie mes larmes. Je dois être forte. C'est presque fini. Mes larmes en recouleraient presque. Je ne sais pas ce que je veux, là, tout de suite, bien trop perdue, ballottée d'une humeur à l'autre. Je suis à présent aussi fatiguée moralement que physiquement, et je sais que je suis à l'aube d'une migraine. Pleurer n'est jamais bon pour moi. Alors, enfin, je m'avance. Ma main hésite sur la poignet, puis ouvre fermement la porte. Mes pas me guident d'eux-même au salon, vers le maître de la maison. Mon regard se veut froid, mais je sais que même les traces de mes larmes ne sont pas assez sèches. Qu'y faire de plus ? Rien, alors faisons avec. Tentons de sauver ce qui peux l'être. Mon cœur se serre, et mes bras se croisent pour le recouvrir. Comme pour le protéger.
Même si le mal est déjà fait.
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MessageSujet: Re: Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas. [PV Amanda Warren] Jeu 6 Aoû - 19:51
Vaincu


Ah, quel idiot, n'est-ce pas ? Oser entrer ainsi dans une salle de bain sans s'assurer de l'approbation de l'utilisateur ? Je frémis, faisant les cent pas devant les grandes fenêtres, aller, retour, aller, retour, un pas, un autre, un demi-tour, un aller, un retour. Je fronce le nez, me comparant immanquablement à un fauve. Un fauve. Un pâle sourire se dessine, ironique, mais le coeur n'y est pas. Oui, un fauve. Un prédateur. Et qui donc ne m'aurait pas comparé à une sorte de félin, hein ? Calme en apparence, silencieux, délicat, mais qui n'attend que de vous trancher la gorge... Je soupire, me détourne, recommence avec mes allées et venues qui me rendraient presque dingue.

Étais-je donc obligé de la surprendre ainsi, si peu vêtue ? Est-ce donc pour s'assurer que le couteau remue bien la plaie ? La colère monte encore, je fulmine. Ma surprise, mon désarroi sont remplacés par la colère et la frustration : les élancements reviennent au galop, embrasant les bords de la blessure qui s'inscrit lentement au fond de mon être, consciemment ou non.

Sauf qu'elle arrive. Bien trop tôt à mon goût. Me confronter à une humaine alors que je suis en colère... Surtout que c'est contre elle, ce n'est pas... une très bonne idée. Enfin, c'est mon point de vue, hein. Mais je me connais, et, même si au fond cela me frustre énormément de devoir le dire, je n'ai pas suffisamment confiance en cette partie de moi pour ignorer que je pourrais lui faire du mal. Sauf que j'espère, je prie pour que ma "volonté de la protéger" soit plus forte. Laquelle me direz-vous ? Oh, seulement celle qui, jusqu'à maintenant, m'a poussé à lui sauver la vie et tenter de l'éloigner de moi par pure précaution.

Néanmoins, mon regard se pose sur elle, m'étant enfin arrêté, enfin immobilisé. Elle est là, au bout du couloir, les bras croisés sur sa poitrine. Et malgré moi, sa vue... Je ne dirais pas qu'elle me calme, non, ce serait quelque peu mentir... Non, elle me fait froncer les sourcils, me demander quand et comment nous avons laissé la situation nous échapper ainsi. Moi, m'avouer vaincu ? Peut-être. Vaincu par la blessure qui me ronge lentement, tout au fond de mon être. Vaincu par la frustration de ressentir pareilles émotions. Vaincu par l'abandon lui-même. Je détourne le regard, baissant les yeux avant de me résigner et observer la forêt par la fenêtre.

- Comment en sommes-nous arrivés là, Amanda ?

Mon regard se pose sur elle, lassé, empli de cette souffrance qui sied au fond de mon être, malgré moi. Mais je ne lui laisse pas le temps de répondre, elle n'aurait que trop facilement pu s'emporter, répondre que tout est de ma faute, etc, etc. Alors je reprends :

- Nous... Nous ne nous sommes pas compris, je crois.

Je marque une pause, cherchant mes mots, cherchant un signe, une faille qui me permettrait de lui faire comprendre qu'elle s'est laissée aveugler par la situation trop soudaine. Je passe d'un de ses yeux à l'autre, vivement, cherchant à y déceler un signe de son attention, une étincelle de soulagement, d'apaisement, quoi que ce soit... Je continue sans être sûr de l'y avoir trouvée :

- Je ne disais pas ça parce que je me suis lassé de toi ou quoi que ce soit de tout ça, tu sais. Et j'avoue que...

Ma voix se meurt. Pouvais-je vraiment dire cela ? L'avouer ? Cela ne ferait-il pas que remuer un couteau déjà bien trop agité ? Pourtant, je continue, parce que m'arrêter ainsi aurait été bien pire que de ne rien expliquer de tout cela. Ma voix refait surface, plus rauque l'espace des premiers mots, puis reprenant son timbre naturel quoi que légèrement différent :

- J'ai été blessé. Parce que mes intentions n'étaient pas... telles que tu les a crues, si je puis dire.

Pause, éternelle pause, mais cette fois, je veille à la laisser courte et brève :

- Je ne suis pas le gentil, Amanda, loin de là. Je suis un prédateur et... toi, une proie. Cela ne changera pas, sauf que le lion semble s'être attaché à l'agneau. Ou du moins, il tend à le protéger. Mais les lions sont connus pour se faire disputer leur proie par les hyènes, les vautours et autres charognards. Alors certes, dans notre cas, ni toi, ni moi ne sommes un agneau ou un lion, mais l'histoire est similaire. Tu ne seras jamais en sécurité auprès de moi, étant donné que mon caractère m'attire plus d'ennemis que d'amis dont, je le rappelle, tu es la seule représentante.

Je m'arrête, me détourne pour observer la forêt, une fois encore. Je n'ai pas le courage de soutenir son regard. Pourquoi ? Je ne sais pas. La peur d'y découvrir plus de colère encore ? Du dégoût ? Pire encore ? Ou celle, au contraire, de m'attirer quelque regard compatissant ou que sais-je ? En vérité, je ne sais pas ce que je redoute le plus. Au fond, être haï, c'est tellement plus facile, non ? Oui, et à cela, personne n'y changera jamais rien. Je soupire, serre les dents.

- Tu ne peux être en sécurité que le plus loin possible de tout ce qui touche à ce monde, au surnaturel.

Une dernière phrase pour clore, pour ne pas laisser le sujet ouvert, en suspens. Sauf qu'il ne l'est que trop. Maintenant que tout cela est dit, (enfin), je souhaiterais m'enfuir, simplement. Ne plus la voir, jamais, histoire de ne pas avoir à affronter son regard, sa réaction. Au fond, qu'elle me haïsse ou qu'elle me pardonne, qu'est-ce que j'en ai à faire, hein ? Je n'ai plus envie d'être le gentil. Ça fait trop mal.

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MessageSujet: Re: Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas. [PV Amanda Warren] Mar 18 Aoû - 22:31

Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas.
J'ai froid. Je suis même gelée, mortifiée, honteuse. Mais je bouillone. Je me sens incroyablement en colère, nappée dans sa chaleur réconfortante. Mais ô combien destructrice. Je le sais, mais je n'arrive pourtant pas à vouloir m'en délester. C'est, me semble-t-il, la seule chose qu'il me reste. La dignité est partie depuis longtemps, bien que j'essaie d'en garder l'ombre. J'aimerais être forte, physiquement, bien sûr, mais surtout mentalement. Je suis perdue, égarée. Il a brisé mes illusions, détruit le monde que je connaissais, m'abandonnant quelque temps dans un brouillard total. Qui étais-je, qu'y-avait-il dehors ? J'avais peur, peur d'avoir peur, peur que tout soit réel. Peur de ne jamais le revoir, peur de tomber sur lui par hasard. Mais là, tout me revient, comme un yoyo. J'avais réussie à éloigner toutes ces émotions, mais elles me reviennent. Je me sens presque utilisée. J'ai mal. Et je ne sais pas si c'est une bonne chose ou pas. Cette douleur me rendra-t-elle plus forte, ou plus fragile ? Je ne peux répondre à ma propre question. Il faut ajouter la frustration à la liste. Je n'en veux même pas, de cette liste. Alors je prends grand soin à bien tout balayer, à tout mettre derrière moi, pour plus tard. Je ne fais pas le poids contre tout, mais, par petit groupe, peut-être m'en sortirais-je. Alors je garde la bouche close, les bras serrés contre moi, le regard vide, sinon noir.

- Comment en sommes-nous arrivés là, Amanda ?Nous... Nous ne nous sommes pas compris, je crois.

Je ne répond rien, clairement réfractaire à toute cette conversation. Je devine qu'il n'a pas fini de parler, alors je ne dis rien, bien que les mots me démangeant, me rongeant comme de l'acides, tout comme l'envie de répondre à sa question. Mais je ne suis pas une enfant, je me retiens. De toute façon, nous tournons en rond, je ne fais que me répéter. Et je suis lasse de le faire. Il semble partager cette lassitude, alors j'attends, je le laisse poursuivre sans un mot, sans un regard de plus. Que va-t-il ajouter ? Peut-il me blesser d'avantage ? Je suis surprise de me rendre compte que oui, il le pourrait. Je réprime un frisson, persuadée que tout ce qui va suivre ne me plaira pas.

- Je ne disais pas ça parce que je me suis lassé de toi ou quoi que ce soit de tout ça, tu sais. Et j'avoue que...

Là, je suis intriguée. J'hausse un sourcil, méfiante. Même si je sais que, quelque part, je veux y croire. Le principe même du malentendu me plait, tout comme les sons qu'il produit. Sa voix est altérée, plus basse. Je pourrais la croire abîmée, que ses émotions influent sur son intonation. Mais j'ai peur, si peur. S'il se moque de moi, c'en est fini de ma dignité, je pleurerais, devant lui, quitterais la place sur le moment ou m'effondrerais au sol.

- J'ai été blessé. Parce que mes intentions n'étaient pas... telles que tu les a crues, si je puis dire.

Ses mots étaient parfaits, mais la fin ruine l'ensemble. "Si je puis dire" ? Ces quelques petits mots peuvent tout dire. J'en grimace presque. Je le regarde, attendant la suite, quelque chose auquel me raccrocher. Ma colère décroit lentement, n'attendant qu'un mot pour me submerger, retourner à son apogée. Je me sens nue sans elle. J'ai peur d'être faible si elle me laisse. Mais je ne peux vraisemblablement pas la raviver tandis que lui tente de.. De quoi, au juste ? De se justifier ? De s'expliquer ? La pause est cependant trop courte pour me laisser réfléchir, il reprend.

- Je ne suis pas le gentil, Amanda, loin de là. Je suis un prédateur et... toi, une proie. Cela ne changera pas, sauf que le lion semble s'être attaché à l'agneau. Ou du moins, il tend à le protéger. Mais les lions sont connus pour se faire disputer leur proie par les hyènes, les vautours et autres charognards. Alors certes, dans notre cas, ni toi, ni moi ne sommes un agneau ou un lion, mais l'histoire est similaire. Tu ne seras jamais en sécurité auprès de moi, étant donné que mon caractère m'attire plus d'ennemis que d'amis dont, je le rappelle, tu es la seule représentante.

J'ai peur de comprendre ce qu'il veut dire, peur de connaître la raison de ce malentendu, de toute cette histoire. Je déglutis, tandis que la lumière se fait dans mon regard. Je tâche de l'étouffer, de la piétiner. Je ne veux pas croire qu'il ait eu de bonnes intentions, qu'il ait cherché à me protéger, une fois de plus. Ca fait mal. Trop mal. Je ne veux pas qu'il ait voulu être gentil. On ne devrait pas pouvoir faire de mal à quelqu'un avec de bonnes intentions. Mais je ne sais pas comment qualifier les siennes. Ce n'était pas gentil. C'était à mi chemin entre l'altruisme et l'égoïsme. Je ne veux pas qu'il t'arrive quelque chose. C'est gentil. Ce qui ne l'est pas, c'est la suite, c'est qu'il ne veux pas qu'il m'arrive quelque chose à cause de lui. C'est différent. Il ne veut rien avoir à se reprocher. Il m'éloigne pour mon propre bien. C'est bon pour sa conscience, pas pour la mienne. Je suis humaine, faible. Merci de me le dire à nouveau. Merci de me repousser parce que je suis fragile. Je suis amère. Je ne sais si je dois me réjouir ou pas, mais ma colère n'est plus. Je suis peut-être vexée, légèrement fâchée, mais plus furieuse. Je n'ai plus mes armes. Je réprime un frisson, plantant mon regard dans le sien pour l'entendre achever.

- Tu ne peux être en sécurité que le plus loin possible de tout ce qui touche à ce monde, au surnaturel.

Je fais un pas, les bras toujours contre moi. Je crois que le seul adjectif qui puisse sied avec mon expression est amer. Je suis l'amertume même. Et mon sourire-grimace reflète parfaitement ce que je ressens.

- Mais dans quel monde crois-tu vivre ? Le surnaturel est partout. Le boucher de ma rue n'est pas humain. L'envoyé de mon père ne l'était pas non plus. Mon meilleur ami n'en est finalement pas un. Que tu sois là ou pas, il y aura toujours quelque chose. Mon regard est dur, ma respiration laborieuse. J'ai envie d'exploser, d'être en colère, mais je n'y arrive simplement plus. Fatigue, lassitude ? Tout semble bon. Il n'y a qu'un monde, plus vaste que ce que les humains peuvent bien imaginer, mais le surnaturel ne s'oppose pas à l'habituel. Il n'y a pas de limites, de frontières entre les deux, et c'est toi qui m'a ouvert les yeux là-dessus.


Je baisse les yeux, inspire longuement avant de chercher ceux de Damon, pour terminer.

- Que crois-tu seulement faire en me repoussant sans même m'en parler ?
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MessageSujet: Re: Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas. [PV Amanda Warren] Mar 18 Aoû - 23:53
Un seul but, Amanda... Toujours un seul but.


Si au début elle se montre méfiante, sans oser se départir de sa colère et de son indignation, ou que sais-je d'autre dirigé à mon encontre, peu à peu, elle me laisse une chance de m'expliquer, d'être un tant soit peu compris. Et pourtant, je n'ose me retourner, affronter sa vue. J'ai peur d'y découvrir ce que je n'ose seulement imaginer et qui m'a, malheureusement, déjà que trop été montré aujourd'hui. Pourtant, je la sens chercher un contact visuel, ce qui ne m'étonne même plus venant d'elle. Elle s'avance, les bras toujours serrés contre elle, je manque de me raidir, fronce à peine les sourcils, inquiet qu'elle s'approche au point de m'obliger à la regarder. Mais ce n'est pas le cas. Elle fait un unique pas, s'arrête. Et du coin de l'oeil, je perçois sa moue, un mélange de grimace et de sourire. Dois-je m'en réjouir ou m'en désespérer ? Je frémis, mais, déjà, elle entame :

- Mais dans quel monde crois-tu vivre ? Le surnaturel est partout. Le boucher de ma rue n'est pas humain. L'envoyé de mon père ne l'était pas non plus. Mon meilleur ami n'en est finalement pas un. Que tu sois là ou pas, il y aura toujours quelque chose. Il n'y a qu'un monde, plus vaste que ce que les humains peuvent bien imaginer, mais le surnaturel ne s'oppose pas à l'habituel. Il n'y a pas de limites, de frontières entre les deux, et c'est toi qui m'a ouvert les yeux là-dessus.

Elle baisse les yeux, je l'imite, préférant toutefois les déposer au pied des arbres et pas au sol, ce qui aurait été bien trop évident. Parfois, je m'en veux de l'avoir mise au courant, tiens. Je l'entends inspirer et, à nouveau, je sens ses pupilles chercher les miennes. Mais j'attends qu'elle termine, lâche au point de l'imagine refuser mon semblant d'excuse à présent qu'elle me fait croire les accepter :

- Que crois-tu seulement faire en me repoussant sans même m'en parler ?

Cette fois-ci, et cette fois seulement, mon regard se pose sur elle, sourcils froncés, bouche entrouverte dans l'esquisse d'une réponse. Mais je ne trouve pas mes mots, la referme. Démentir ses propos en déclarant qu'un Loup-Garou est bien peu dangereux et que Shinishi ne lui ferait rien si je ne me préoccupait pas d'elle... serait malvenu. Déplacé. Elle ne veut pas être rassurée, elle veut des explications sur mes propres actes. Pas ceux des autres.

Mais comment lui dire ce que moi-même, je ne suis pas sûr de comprendre ? Comment espérer lui apporter des réponses que, moi-même, je finis par chercher presque désespérément ? Il n'y en a qu'une à sa question et, pourtant, en entraînerait mille autres. Alors je me tais. Détourne le regard du sien, balayant le salon dans l'espoir d'y trouver secours. Sauf que... quelle ironie ! j'ai toujours été seul contre tous et je le serai encore aujourd'hui, et le jour suivant, et celui d'après. Mais au final, recevons-nous seulement de l'aide une seule fois avec cette misérable garce qu'est la vie ? Je fronce les sourcils, relevant les yeux sur elle :

- Mais il y a toujours les hyènes et les vautours, toutefois, ils attendent le lion pour se manifester... je tente vainement.

Mais ce n'est pas ce qu'elle veut entendre. Et une fois de plus, je détourne le regard, serre les dents. J'ai tenté de m'évader, d'échapper à la question, mais je ne peux pas, simplement. Pas dans cette situation, pas maintenant. Et sur un ton plus bas, je continue, pensif :

- Mais ce n'est pas la réponse que tu attends...

Cette phrase reste en suspens dans l'air, dans l'attente d'une suite, d'une réelle réponse, de quelque chose. Je semble même tenter de gagner du temps par ces dernières paroles, pourtant, ce n'est pas... vraiment le cas. J'essaie de trouver les bons mots, quelque chose de convaincant. Je vois bien qu'elle n'attend qu'un signe pour se remettre en colère, et cela ne m'étonne qu'à moitié. J'en viens presque à être d'accord avec son point de vue et me trouver maladroit et idiot, pathétique même. Pourtant, il serait bien ridicule de ne pas être d'accord avec moi-même, n'est-ce pas ? Partagé entre deux sentiments ? Peut-être bien. Pourtant, après une pause m'ayant semblé interminable, je m'avoue vaincu, réponds à sa question :

- Te protéger Amanda, simplement te protéger. De mes ennemis tels que Shinishi, de ceux qui n'ont rien à voir avec moi mais qui prendraient un malin plaisir à provoquer un vampire...

Ma voix se brise après cela. Il m'est impossible de continuer. Pas sur le même ton, pas avec la même assurance coupable. Mais dans un souffle, plongeant mon regard dans le sien, je termine :

- Et... De moi...

À ces mots, mes yeux ne peuvent que glisser sur sa gorge, et mon regard s'assombrir, mes sourcils se froncer. Je n'ai pas la force de continuer, de revenir sur le beau discours du lion et de l'agneau, que je suis un prédateur et elle une proie, que c'est dans ma nature de chasser... Mes mâchoires se serre, je replonge dans son regard, lassé de dissimuler le remord et la crainte qui habitent le mien. Car c'est bien cela qui assombrit l'océan et en déchaîne les vagues. Même si je n'ose me l'avouer. Même si j'ai honte de cela. Même si cela me fait me sentir terriblement faible et vulnérable.

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MessageSujet: Re: Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas. [PV Amanda Warren] Sam 22 Aoû - 22:52

Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas.
Je n'ai plus la force d'être en colère, peut-être seulement d'être dure.. Et encore. Je n'ai qu'une hâte, me cacher dans mes draps et ne plus en sortir. Mais il faut bien passer par la case confrontation avant, puis par celle du retour. Je tente d'oublier un instant ma lassitude, et de me re-concentrer sur notre semblant de conversation. Je ne sais pas ce que je dois penser de ce revirement, de ce qui semble être un quiproquos d'intention. Mais à quoi bon ? Il m'a rejetée, quelle qu'en soit la raison. Et elle est loin de me suffire, d'être si parfaite. Je n'ai plus envie de me battre, j'ai l'impression d'avoir même dépassé mon quota. Et pas pour la journée, mais plutôt pour les trois ou quatre prochains jours. Je suis rarement aussi énervée que je l'ai été, et gérer cette colère est fatiguant. Sans compter toutes ces déclarations et révélations. Je ne veux plus jouer, juste que tout se termine. Quelle qu'en soit l'issue. Je suis toujours amère, mais surtout lasse. Quel genre d'ami peut-il être ? Je sais qu'il n'en a pas beaucoup, mais comment en aurait-il, s'il les repousse tous ? Il semble réfléchir à mes propos, et c'est ce que j'attends de lui, alors je ne dis rien, attendant encore et toujours que le moment soit venu. Son regard rencontre le mie avant de s'en éloigner, et je reste immobile, les bras ballants près de moi.

- Mais il y a toujours les hyènes et les vautours, toutefois, ils attendent le lion pour se manifester...

Je soupire. Il n'a toujours pas compris, ou du moins se donne-t-il du mal pour ne pas le faire. Sa petite histoire est bien joli, elle n'en est pas moins abstraite et bien éloignée de notre réalité. Ce n'est sans doute qu'une excuse, ou même une ébauche.

- Mais ce n'est pas la réponse que tu attends...

Là, je suis intéressée. Je relève les yeux, prête à l'écouter. Je crois n'avoir jamais été aussi attentive. Mais oui, je suis quelque part curieuse, impatiente de savoir ce qu'il va bien trouver à me dire, s'il va se montrer franc ou non. Je grimace à l'évocation de cette seconde possibilité. Je ne supporterais pas un mensonge. Pas aujourd'hui. Alors je le regarde, tentant d'être le plus neutre possible. Je veux l'écouter avant de juger ou de parler.

- Te protéger Amanda, simplement te protéger. De mes ennemis tels que Shinishi, de ceux qui n'ont rien à voir avec moi mais qui prendraient un malin plaisir à provoquer un vampire... Et... De moi...

Là, je me permet un haussement de sourcil, bras à nouveaux croisés. Il me semble vraiment sincère. Ca me fait d'ailleurs mal de le voir ainsi. Il me semble infiniment repentant, mon coeur se serre. Je fais un pas vers lui avant même de m'en rendre compte et me fige. C'est lui qui me rejette et moi qui reviens. Je n'aime pas l'idée, mais je ne peux rien faire d'autre. Dans un soupir, je fais un pas de plus, me trouvant devant lui, à une vingtaine de centimètres tout au plus.

- Hé.. Damon, comment peux-tu penser être le seul "lion" ?, ma voix est douce, mes yeux cherchent les siens. Tu penses que tu me mets en danger... Moi, je pense plutôt que.. Tu es un argument très dissuasif. J'ai l'impression que tu ne te rends pas compte du nombre de fois où tu m'as sauvée, ou protégée. Peut-être ne savons-nous même pas le nombre exact, ne connaissons pas les fois où tu as fais reculer les lions, hyènes, ou tout ce que tu veux.

Je prends une grande inspiration, avant de poursuivre, ne sachant pas très bien si c'est une bonne idée ou non.

- Je pense que tu t'arrêtera toujours avant de me faire trop de mal. Ou que tu ne le feras pas exprès. Oui, il y a un risque, mais il y a toujours des risques. Et.. Si tu le veux bien, je suis prête à le prendre. Tu es mon ami. Je veux que tu le saches.

Puis, j'espace légèrement mes bras, attendant qu'il accepte ou pas "l'étreinte de la paix", agitant mentalement un drapeau blanc. Je crois bien qu'il ne pourra jamais me faire autant de mal physiquement que mentalement, et j'espère fort qu'il ne le saura jamais. Le mal intérieur est beaucoup plus fort que celui de l'extérieur. Enfin, pour moi. Mais, pour le moment, je prend tout les risques. Je ne veux plus voir ce que décèle dans son regard. Je préférerais presque tout à ça. De l'indifférence s'il le faut. Même si ma gorge se noue à cette éventualité. Je le regarde fixement, essayant de lui faire passer un message que je ne dirais pas à voix haute. Si les excuses sont acceptées, il ne pourra plus me jeter comme ça. Plus jamais.
A lui de faire son choix.
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MessageSujet: Re: Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas. [PV Amanda Warren] Dim 23 Aoû - 18:36
Ami ? Ne sois pas ridicule...


Elle hausse les sourcils, les bras croisés, l'oeil interrogateur. Elle cherche en moi ce qui pourrait trahir un mensonge, un leurre, mais il n'y a en pas. J'ai dit ce que j'avais à dire, c'est tout. Et lorsqu'elle fait un pas vers moi, je cille, osant à peine soutenir son regard. Mais elle s'arrête, hésite. Je baisse un instant les yeux, les replonge presque aussitôt dans les siens, que trop conscient des diverses hypothèses qui se fraient un passage dans mon esprit sur les raisons de cette pause. Mais elle a continué, s'est approché à quelques centimètres, une vingtaine tout au plus. Et si sa voix se fait douce, ses yeux cherchent les miens, mes mâchoires se serrent, mes yeux tentent de fuir. Mais immanquablement, je tombe dans le vert de ses iris, plongeant et replongeant dans les méandres de ses pupilles.

- Hé.. Damon, comment peux-tu penser être le seul "lion" ? Tu penses que tu me mets en danger... Moi, je pense plutôt que.. Tu es un argument très dissuasif. J'ai l'impression que tu ne te rends pas compte du nombre de fois où tu m'as sauvée, ou protégée. Peut-être ne savons-nous même pas le nombre exact, ne connaissons pas les fois où tu as fais reculer les lions, hyènes, ou tout ce que tu veux.

Je déglutis, à nouveau détourne une seconde les yeux pour les ramener sur elle, tentant vaguement de fuir sans réellement oser le faire. Mais lorsque j'entends qu'elle prend une grande inspiration, je devine qu'elle n'en a pas fini, et je suis bien obligé de l'écouter, même si, à peine la première phrase achevée, je détourne mon visage, fuyant tout à fait sa vue :

- Je pense que tu t'arrêteras toujours avant de me faire trop de mal. Ou que tu ne le feras pas exprès. Oui, il y a un risque, mais il y a toujours des risques. Et.. Si tu le veux bien, je suis prête à le prendre. Tu es mon ami. Je veux que tu le saches.

Et si au début je regarde obstinément dehors, à la fin, mes yeux se baissent sur le sol. Ami... Ami... Quelle imprudence. Et quelle ironie, tiens. Je ne suis pas son ami. Un ami ne tenterait pas de la tuer juste parce qu'il est énervé. Un ami n'oserait pas la blesser. Non, je ne suis pas un ami. Je serre les dents, sourcils froncés. Mais lorsque je reviens à ses yeux pour répondre, je suis surpris de la voir les bras légèrement écartés dans l'attente d'une étreinte signant quelque paix. Et dans son regard plane une menace, une mise en garde. Mais je ne suis pas prêt à faire ce choix, pas maintenant, pas avant qu'elle n'ait réellement compris mes positions et mon choix.

- Un ami n'aurait pas essayé de te tuer juste parce qu'il était énervé.

Je ne reconnais pas ma voix. Elle me semble bien rauque et pourtant si basse, comme dans un murmure. Ses mots me coûtent, parce que je ne sais que trop bien ce qui va suivre, comment je vais lui expliquer que je ne souhaite pas rester auprès d'elle. Pourtant, après que mes dents se soient, une fois de plus, serrées, je continue :

- Ce n'est pas un risque que je suis prêt à courir, Amanda... Même si je m'arrêtais toujours à temps, un seul de nous s'en remettrait tout à fait.

"Et ce n'est certainement pas toi" plane dans l'air, mais je n'ose l'ajouter. Pourtant, je me dois d'ajouter, de continuer, de la rassurer, de lui dire qu'elle n'est pas fautive et qu'elle compte pour moi malgré tout. Alors je ne peux que reprendre :

- Je tiens à toi, Amanda, mais... je ne suis pas le héro, dans cette histoire...

Et ce n'est que vérité. Quel héro tuerait régulièrement des innocents par pur plaisir ? Quel héro arracherait la gorge de son amie ? Si une seule personne ose répondre, allez-y, je vous écoute, je suis bien curieux de le savoir. Mais, non, être un héro, ce n'est pas mon rôle. Même si je l'ai sauvée aussi souvent qu'elle le prétend, ça ne change en rien qui je suis, et ne dissuadera jamais le prédateur qui se terre au fond de mon être, n'attendant qu'une faiblesse pour se jeter sur Amanda. Alors je soutiens le regard de la lady, sans oser accepter son étreinte, parce que je n'en suis pas digne, parce que je ne la mérite pas.

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MessageSujet: Re: Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas. [PV Amanda Warren] Lun 24 Aoû - 16:29

Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas.
J'ai un instant l'impression que nous entretenons deux conversations totalement différentes, que nous ne pouvons ni vraiment nous comprendre, ni nous mettre d'accord. Je ne sais pas si je suis si lasse que ça, ou si c'est juste ce que je redoute. Cependant, Damon ne laisse pas le silence s'éterniser et je garde courageusement les bras à demi levés. Je crois que j'ai un peu trop d'espoir, mais tant pis, j'ai toujours envie de croire qu'il ne me laissera pas tomber, qu'il préférera être prudent en ma compagnie que de ne pas y être du tout.

- Un ami n'aurait pas essayé de te tuer juste parce qu'il était énervé.

Sa voix est basse, comme s'il s'arrachait les mots de la bouche. Mais je ne vois qu'une excuse de plus, un prétexte. Nous ne voyons pas les choses de la même façon. Mes craintes se confirment... Je trouve des réponses à chacun de ses arguments. Pourquoi ? Ai-je vraiment envie de son amitié, moi ? Il faut bien croire que oui. Ma gorge se serre, je déglutis. Interdiction de pleurer - même de colère, si besoin est.

- Ce n'est pas un risque que je suis prêt à courir, Amanda... Même si je m'arrêtais toujours à temps, un seul de nous s'en remettrait tout à fait.

Je crois que j'ai blêmie, mais je ne peux vraiment en être sûre. Là voilà, sa réponse. J'aurais préféré qu'il s'arrête tout de suite. Je n'aime pas le ton qu'à mon prénom dans sa bouche. A croire qu'il voudrait l'inverse de ce qu'il me dit. Pourtant, il a continué, et ajouté un prétexte à la liste qu'il entretient. Mais il poursuit, sans se rendre compte que, pour moi, il exagère les dangers. Des amis parlent, se voient, pas de quoi tenter le diable ! Je n'irais pas me faire saigner avant d'aller le voir ! Que s'imagine-t-il ? Bien sûr, les accidents arrivent vite.. Mais il a toujours su se contrôler.

- Je tiens à toi, Amanda, mais... je ne suis pas le héro, dans cette histoire...

Puis il me regarde en face, et ma colère est ravivée. Je referme mes bras que je croise contre moi.

- Je ne sais pas pourquoi tu t'obstines à parler de gentils, de héros. A croire que tout doit entrer dans une case. N'as-tu jamais entendu dire que rien n'est tout noir ou tout blanc ?

Je soupire, longuement, tentant d'empêcher ma colère de grandir en comptant jusqu'à dix. C'est bien la première fois que je teste cette méthode et, si je suis plus calme l'instant d'après, je vois bien que ça reste fragile.

- Pour revenir à ce qui nous intéresse, si tu avais réellement essayé de me tuer, je ne serais plus là. Ensuite, je ne suis pas sûre qu'un de nous deux s'en remettrais vraiment, vu ce que tu suggères et la façon dont tu tiens à m'éloigner.

Là, je lève les yeux vers lui. J'en ai assez des excuses, car je suis sûre que c'en est. Il ne le sait peut-être pas lui-même, mais le seul véritable obstacle, là, tout de suite, c'est lui. Et pas son côté dangereux ou inhumain. Au contraire. Un demi-sourire amer casse le peu de neutralité de mes traits et je poursuis mon raisonnement. Oui, c'est son côté humain qui pose problème. Il a peut-être peur, ça, je ne peux pas le savoir. Mais ce que je sais, je lui dis :

- Cesse de trouver des excuses. Ce n'est pas moi que tu cherches à protéger. Ou du moins, pas comme ça, pas avec ces excuses.

Je baisse la tête, avant de la relever, une lueur de colère dans le regard. Si je l'écoutais, je m'en irais. Mais je ne veux pas partir sur ça, car, si c'était le cas, je ne le reverrais jamais. Je fais un pas, indécise, hésitant entre la sortie et lui. Puis je me tourne vers lui, l'entoure de mes bras, et le serre.

- Maintenant, tais-toi, tu en as assez dit.

Je ne sais pas si j'essaie de finir correctement cette entrevue, de retarder le moment des adieux ou même de me faire une raison, mais le geste a du bon, puisque j'envisage ensuite plus sereinement de quitter la maison. Je déserre mon étreinte, prête à m'éloigner, à partir, mais j'hésite un instant, les bras toujours autour de lui.
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MessageSujet: Re: Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas. [PV Amanda Warren] Ven 28 Aoû - 22:57
Ce serait tellement plus facile...


- Je ne sais pas pourquoi tu t'obstines à parler de gentils, de héros. A croire que tout doit entrer dans une case. N'as-tu jamais entendu dire que rien n'est tout noir ou tout blanc ?

Colère ravivée, bras ramenés contre elle. Je frémis, oserais à peine froncer les sourcils s'ils ne l'avaient déjà été. Je me contente d'accuser le coup, encaisser, gardant le silence. Je n'ai pas le courage de débattre, d'expliquer à quel point je suis le noir et que le peu de blanc qui pourrait m'habiter ne rattrapera jamais les horreurs que j'ai pu commettre. Même si, de mon point de vue, ces horreurs étaient justifiées, elles ne le sont pas toujours, et moins encore du point de vue de la lady. Celle-ci soupire. Lassitude ? Colère ? Je ne sais pas. Peut-être les deux, peut-être aucun. Je n'ai plus la force de réfléchir, de chercher à la comprendre. Je n'en peux plus. Les relations humaines (au sens large, surnaturel et ordinaire), c'est... compliqué. Et ça l'est certainement trop pour moi, trop peu habitué à ce qu'on m'apprécie un tant soit peu. Et sans cesse réfléchir et tenter de cerner l'autre, bon sang ce que c'est épuisant ! Pourtant, je le lui dois bien... Mais déjà, elle continue :

- Pour revenir à ce qui nous intéresse, si tu avais réellement essayé de me tuer, je ne serais plus là. Ensuite, je ne suis pas sûre qu'un de nous deux s'en remettrais vraiment, vu ce que tu suggères et la façon dont tu tiens à m'éloigner.

Elle n'a pas tort, je me dois bien de l'avouer. Toutefois, elle s'en remettrait, elle, non ? Physiquement du moins, certes. Mentalement, eh bien, au pire des cas, je pourrais toujours, simplement, disparaître. Après tout, ne suis-je pas doué pour ça ? Tourner les talons et m'en aller ?

Son regard rencontre le mien, un nouveau frisson court le long de ma nuque. Un demi sourire amer se dessine sur ses traits, et je ne peux que m'en montrer effrayé, au fond du moins, car en surface, je reste de marbre, figé en un masque indescriptible.

- Cesse de trouver des excuses. Ce n'est pas moi que tu cherches à protéger. Ou du moins, pas comme ça, pas avec ces excuses.

Je cille, sans oser réagir plus, tandis qu'elle baisse la tête. Je détourne les yeux vers la fenêtre, à nouveau, de sorte que je ne la vois pas s'approcher. Et lorsque, subitement, ses bras m'entourent, je manque de sursauter, reculer, mais retiens ce geste à temps, juste assez tôt pour ne pas la blesser, peut-être même au point qu'elle ne l'a pas réellement remarqué.

- Maintenant, tais-toi, tu en as assez dit.

Et je ne me fais pas prier. Je ne sais plus quoi dire, je n'ai plus la force d'y réfléchir, et même, je ne le souhaite pas. Parler de tout ça, ça va un moment, pas des heures. Alors je me tais. Mais lorsqu'elle esquisse un mouvement de recul, sans réfléchir, je la retiens. Je la prends dans mes bras, doucement, tout doucement, comme si j'aurais pu la briser en mille morceaux. Et si, à échelle vampirique c'est un geste lent, à l'échelle humaine, il est rapide, suffisamment pour la dissuader de m'échapper, du moins. Mais tout en douceur toutefois. Et lorsque je la ramène doucement contre moi pour l'étreindre, je n'ose même plus m'interroger sur la raison de cet acte. M'excuser ? Certainement. Mais quoi d'autre ? La satisfaction d'avoir quelqu'un à mes côtés, pour une fois ? Peut-être. À force de solitude, j'en ai oublié la force avec laquelle on peut tenir à quelqu'un. Au point d'en avoir mal. Et même si la haïr serait plus simple, on n'en est incapable. Parce qu'on a besoin de cette personne, parce qu'elle fait partie intégrante de notre vie, et qu'on ne se voit pas continuer sans elle, simplement. Et c'est peut-être bien ce qu'Amanda représentait pour moi. Et si j'avais envisagé de l'écarter de moi, ce n'était que pour la préserver, pas pour moi, pas pour mes regrets et ma culpabilité (il y a longtemps qu'ils sont overbookés), mais pour elle. Et si elle ne l'avait pas compris, se laissant avoir à songer que ces excuses n'étaient que pour m'innocenter moi, soit. Sauf que j'essayais moi-même de me convaincre que j'avais fait le bon choix. Et si j'étais habituellement égoïste au point de ne me préoccuper que de moi, peut-être serait-ce encore en vigueur... Ou pas.

Mais lorsque je le lâche... Lorsque je le lâche, je suis content qu'elle ne m'ait pas laissé faire. Et dans un murmure, tenant toujours l'une de ses mains par pur réflexe, pour éviter de la laisser s'enfuir, je murmure à son oreille ces quelques mots, avant d'achever de m'éloigner d'elle et remettre un tant soit peu de distance entre nos deux corps :

- Je suis désolé...

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MessageSujet: Re: Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas. [PV Amanda Warren] Sam 29 Aoû - 19:04

Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas.
Ses bras se resserrent rapidement contre moi alors que je finissais de me détacher de lui, me ramenant malgré tout doucement contre son torse. Je suis surprise et ne peux de toute façon que le laisser faire, sans trop savoir ce que je peux bien attendre, à quoi je m'attends. La tête contre le tissu, je referme lentement mes bras dans son dos. Est-ce une étreinte d'adieu ? Une tentative de réconciliation, ou quelque chose comme ça ? J'ai peur de me tromper, alors je n'ose pas y penser. Mais même en essayant de ne pas le faire, je finis par m'y mettre, à tenter d'expliquer son geste. Puis je me souviens que je ne peux pas expliquer le mien. Pourquoi l'avoir pris dans mes bras ? Je pense désormais que j'en avais besoin, même si la raison de cet acte m'est toujours inconnue. Comme une pulsion, un acte spontané. Sauf qu'on ne prend généralement pas les personnes avec qui l'on.. se dispute ? Parle de ne plus se revoir ? dans ces bras. Enfin, c'est ce qu'il me semble. Comme l'on peut s'en douter, je suis loin d'être une as en la matière.
Les rencontres, encore, ça peut aller. Mais en adieux, je ne m'y connais pas, pas du tout. On peut même dire que, dans la vie en général, je suis novice. Mes amis ne sont pas si nombreux que cela, après tout, et mes occupations non plus. De la lecture, des ballades en forêt, étudier, parfois aider là où je le peux. Une véritable routine, où tout est bien ficelé, où je croise toujours les mêmes personnes. Une petite vie tranquille sans grandes variations. Quelque part, y penser me rend triste. Pourquoi ? A cause de la monotonie e cette vie, ou du fossé qu'il y a maintenant entre celle que je vis actuellement et, l'ancienne ? Je ne le sais même pas. Enfin, je ne crois pas. Toutes ces incertitudes me rendent perplexe, mais je n'ai pas le temps d'y songer d'avantage, l'étreinte se déserre et je lâche Damon. Il fait de même, me retenant pendant qu'il murmure quelque chose à mon oreille.

- Je suis désolé...

Je n'en reviens un instant pas puis hoche la tête, l'ombre d'un sourire planant sur mes lèvres. Quand il s'éloigne et que je fais un pas en arrière, seule sa main me retient encore. Je suis surprise qu'il ne me lâche pas, mais le laisse faire. Seulement, je vois bien que, maintenant, c'est à moi de parler. Je ne sais pas du tout quoi faire ou dire. Je suis complètement perdue, surprise de ce revirement de situation. Mais je m'efforce de dire quelque chose, même si ce n'est pas totalement brillant.

- Tu.. Tu as changé d'avis ?

J'ai peut-être l'air difficile à convaincre, mais c'est tellement soudain ! Je n'imaginais pas qu'il veuille s'excuser, encore moins là, tout de suite.
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MessageSujet: Re: Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas. [PV Amanda Warren] Dim 18 Oct - 3:03
Jamais...


Elle hoche la tête, sans réellement oser y croire. Je crois que moi non plus, je ne me croirais pas, si je n'avais pas été conscient de chacune de mes pensées. Enfin, passons. Je n'ai pas envie de la laisser partir... Sans vraiment savoir pourquoi. Oui, je tiens à elle. Je tiens à elle plus qu'à moi-même, et s'il avait fallu l'éloigner de moi pour la mettre en sécurité, je l'aurais fait, quel que soit le prix. Sans savoir pourquoi... Sans savoir pourquoi... Ces mots se faisaient écho dans mon esprit, tandis que j'observais la douce créature devant moi, effleurant le dos de sa main du pouce, sans oser y déposer une franche caresse, sans oser la prendre dans mes bras et ne plus jamais la lâcher. Parce que je ne me comprends pas. Est-ce parce que je n'ai jamais réellement eu d'ami ? Est-ce parce que ces sentiments sont nouveaux pour moi ? Je l'ignore... Sans savoir pourquoi...

- Tu.. Tu as changé d'avis ?

Sans savoir pourquoi..., acquiesce l'écho silencieux. Mais ce n'est pas la réponse qu'elle attend. Qu'est-ce qu'elle attend ? Un oui ? Seulement un oui ? Mais pourquoi... ? Pourquoi seulement ça ? Non... Elle attend une explication à ce revirement de situation. Elle attend une raison à laquelle s'accrocher, quelque chose pour comprendre... Et j'attends la même chose qu'elle, tiens.

- Ne...

Je perds ma voix. J'ignore quoi répondre. La réponse que je comptais donner me semble tout à coup absurde, et je ne peux me résoudre à la formuler. Il est des choses que je ne peux formuler. Des non-dits qui à jamais se feront écho au fond de mes yeux, sans jamais en trouver la sortie. Ne me laisse jamais t'éloigner de moi... Pourtant, je me dois de répondre, et c'est une voix prudente qui résonne dans le silence.

- Oui et non à la fois... Certaines de mes paroles sont toujours valables, mais je conçois à rester auprès de toi, si c'est ce que tu désires...

Des phrases laissées en suspens, offertes aux boiseries de la demeure et aux couvertures des livres alignés dans l'immense bibliothèque. Ils ne l'oublieront jamais. Et ils me la rappelleront encore et encore si je prétends à passer outre et m'en défaire. Mais ce n'est pas tant rester qui me dérange... N'est-ce pas la peur de cette partie inconnue de moi qui tend à grandir et se faire lumière en mon être d'obscurité... ? Damon, peur... De lui-même. Quelle ironie.

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MessageSujet: Re: Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas. [PV Amanda Warren] Lun 26 Oct - 13:27

Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas.
Ma tête vacille un instant, mais je tiens bon. Je.. Je veux entendre ce qu'il a à dire, ne surtout pas l'interrompre. Je peux encore attendre, je ne suis.. plus à ça près ? Je n'aime pas cette expression, mais il faut croire qu'elle sied bien à la situation. Je tâche seulement de m'appuyer plus au meuble le plus proche, l'air de rien, et de pas tressaillir quand je sens son pouce m'effleurer la main. Je me concentre sur son expression, tente de suivre le fil de ses pensées. Mais ses yeux clairs sont fermés, comme voilés par un nuage gris. Alors j'attends, je cherche à comprendre par moi-même. Il.. Il disait vouloir me protéger.. de lui, du monde dans lequel il vit et.. et pourtant, le voilà qu'il s'excuse. Pourquoi ? Je n'ai même pas envie d'y penser mais je m'y essaie. Peut-être a-t-il vu que je ne pouvais comprendre ce rejet de la façon qu'il l'entendait ? Que cela me ferait plus de mal que de bien ? Avait-il tord ou.. ou bien raison, de vouloir m'éloigner ? Quand bien même il viendrait à me blesser, je ne peux imaginer ne serais-ce qu'accepter sans rien dire un tel rejet. C'est un de mes seuls amis, un.. un des piliers que je me suis construites, après avoir découvert que les humains n'étaient pas seuls. Dire que toutes ces légendes se sont avérées vraies ! Et.. comment aurais-je réagis, en apprenant la nouvelle en voyant mon meilleur ami se transformer ? Mal, sans doute. Je n'arrive pas à regretter tout ces moments, même ma rencontre avec Damon. J'en viens même à me demander comment avons-nous réussi à en arriver là ? Qui eu cru que nous deviendrons amis ?

- Ne...

Je relève la tête et croise son regard, pressant sa main pour l'encourager à me parler. Ne t'arrêtes pas maintenant, Damon. Sa phrase se brise, se fond dans le silence. Quelque chose que je ne sais identifier passe dans son regard et il reprend.

- Oui et non à la fois... Certaines de mes paroles sont toujours valables, mais je conçois à rester auprès de toi, si c'est ce que tu désires...

Il est donc toujours.. inquiet ? pour ma sécurité, à ses côtés. Au moins ne songe-t-il plus à me rejeter, du moins pas dans l'immédiat. Je soupire doucement, c'est déjà ça.

- Comment peux-tu imaginer que ce ne soit pas ce que je veux ?

Je tire sur sa main et pose mon front contre son épaule, comme pour terminer cette éprouvante conversation. Non, je ne pourrais ni ne voudrais décidément pas d'un monde sans lui. Il me manquerait bien trop.
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MessageSujet: Re: Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas. [PV Amanda Warren] Dim 3 Jan - 18:53
Mettons fin à tout cela, aller.


Amanda semble longuement pensive, mais bien vite, elle relève la tête et croise mes yeux lorsque j'interromps ma phrase. Elle presse doucement ma main pour m'encourager en silence mais déjà, je me décidais à reprendre. Elle soupire ensuite, puis demande :

- Comment peux-tu imaginer que ce ne soit pas ce que je veux ?

Je secoue la tête en silence tandis qu'elle tire sur ma main et pose son front contre mon épaule, comme si elle ne désire même pas de réponse, comme si elle veut juste accueillir le silence et le garder... Et de toute façon, je n'ai pas de réponse. Je ne pense pas que ce soit ce qu'elle veut. Mais je pense que c'est ce qu'il y aurait de mieux pour elle. Toutefois, elle ne devrait même pas oser me fréquenter. Je ne suis pas une bonne personne, et je ne mérite pas quelque amitié qui soit. Pas celle des autres, et encore moins la sienne. Elle est trop... Mais elle est trop quoi ? Innocente ? Gentille ? Je fronce le nez, la laisse se perdre sur mon épaule en murmurant doucement :

- Je ne sais pas.

Et honnêtement, cette discussion, cette journée commence à me taper sur les nerfs. Je n'aime pas avoir à fournir des réponses. Faire des efforts, creuser en moi pour dire la vérité... C'est tout ce qu'inconsciemment j'essaie d'éviter depuis toujours. Mais parce que je n'ai pas le droit d'être énervé et de lui en vouloir, je demande, d'une voix calme, presque douce :

- Tu veux que je te raccompagnes en ville... ?

Oui, je la chasse un peu, mais très subtilement hein ! Rappelez-vous que c'est notre but premier et que ce petit saut chez moi n'avait pour but que de laver sa robe. Cette demande se fond donc parfaitement dans les circonstances, même si elle peut paraître un peu brusque suite à la discussion. J'espère juste ne pas la mettre en colère... J'avouerai presque qu'elle me fait peur, quand elle est en colère, tiens ! Du moins, je n'aime pas la voir ainsi...


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MessageSujet: Re: Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas. [PV Amanda Warren] Sam 27 Fév - 18:23

Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas.
Je suis fatiguée. Fatiguée d'avoir été en colère, d'avoir pleuré, et surtout, le monde a tendance à tanguer autour de moi. Fatigue émotionnelle, mais physique, aussi. Je soupire et me redresse, refusant de lui laisser entrevoir mon état. Je n'en peux plus d'être faible. Mais, quelque part, je suis obligée d'accepter ma nature. C'est comme ça, je n'y peux rien. Je lève les yeux, cherche son regard, forçant le monde à se préciser en clignant légèrement des yeux.

- Je ne sais pas.

J'hoche lentement la tête, pour que mes efforts pour ne plus voir flous ne soient pas vains. Je ne veux pas me poser plus de questions pour cette journée, je veux juste que tout cesse. Je devrais surement faire plus d'efforts, au moins paraître concernée, mais j'ai déjà tout le mal du monde à rester stable sans trop m'appuyer sur Damon. Je suis lasse, de cette situation, surtout. Je ne l'aime pas. Comment sommes-nous censés régler ce.. conflit ? Je veux le voir, il ne préfère pas. Je campe sur mes positions et lui semble, disons, accepter. Mais ce n'est pas ce qu'il choisirait, si je n'étais pas aussi décidée, ou bornée, à vous de voir. Je n'ai même plus la force de me sentir blessée, et je n'ai plus envie de lui montrer ce que je ressens, je.. je ne veux pas avoir à lui montrer combien il m'a rendue dépendante. Je.. Je ne veux pas révéler que ma vie serait trop fade, sans lui. Qu'il a finalement réussi à me faire vivre, à casser l'ennui que je supportais en silence, que je croyais être la vie. Vie que j'étais censé vivre toujours, sans jamais vivre autre chose qu'une simple succession d'événements de moindres importances. Je n'ai jamais été attirée par le mariage ou plus tard, la maternité. Evénements donnés comme lot et aspiration de la gente féminine. Moments importants censés bouleverser la vie de toute femme, la combler. Je ne veux pas de ce modèle. Je pensais pouvoir réussir à passer entre les mailles du filet, rester une fille pour toujours, m'ennuyer, oui, mais à ma façon. Dans une forêt silencieuse, avec un livre. Pas dans mon propre foyer, à jouer de la musique pour impressionner ou bien coudre. Damon m'a apporté de nouvelles perspectives. Je pouvais aussi bien me rebeller, partir. Je n'avais plus de réelles obligations. Il m'a fait prendre conscience que javais le choix, un mot à dire.. Impossible de lui dire tout ça. Ce serait bien trop.. intime. Je lève les yeux vers le plafond, me demandant encore combien la journée durera et surtout, si ce conflit resurgira.


- Tu veux que je te raccompagnes en ville... ?

J'hoche de nouveau la tête, toujours en veillant à ne pas y mettre trop de force. Mon monde tangue légèrement, mais je me décale de Damon, décidée à rester fermement campée sur mes propres jambes. Je refuse de les laisser flageoler.

- Oui, s'il te plait.

Ma voix aurait pu être pire, elle est blanche, oui, mais ferme. Je n'aurais pas cru être capable d'un tel effort. Je rentrerais, et m'enfermerais un moment. Pour dormir, mettre un point final à cette journée à laquelle je ne veux plus penser avant un très longtemps. C'est peut-être lâche, mais pour l'heure, plus rien ne compte que de rentrer dans mon sanctuaire et m'oublier dans le sommeil.
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MessageSujet: Re: Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas. [PV Amanda Warren] Dim 11 Déc - 16:32
Un Battement de Cils


Amanda hoche doucement la tête. Puis elle se perd dans ses songes. Elle semble... épuisée. Et le souvenir que c'est moi la cause de cette fatigue me hante. Le silence s'allonge, s'éternise. Elle lève les yeux vers le plafond, puis enfin, je romps le silence. À nouveau elle hoche doucement la tête. Elle s'écarte, s'éloigne légèrement de moi, répond :

- Oui, s'il te plait.

Sa voix est blanche mais ferme. Je passe outre le manque d'émotions, tentant de me conforter dans l'idée qu'elle me pardonnerait, oublierait... Et au pire, on en "reparlerait" dans deux ou trois-cents ans, quand elle ne sera plus qu'un souvenir. Oui, j'ai fait une erreur, je le reconnais. Même si c'était pour son bien. Tenter de l'éloigner de moi est peine perdue. Aussi violemment que je puisse agir. Mais je ne peux pas le regretter toute ma vie. Elle n'a pas le droit de me le faire regretter. Et j'ai d'autres chats à fouetter que de m'en vouloir d'avoir voulu protéger une humaine. J'ai l'éternité devant moi. Pas elle. Elle n'est qu'un battement de cils dans ma longue existence. Dans soixante ans, elle ne sera plus. Moi, je n'aurais pas pris une seule ride. Si elle veut m'en vouloir toute sa vie, qu'elle le fasse. Mais j'espérais sincèrement qu'elle me le pardonnerait. Que m'as-tu fait, Milady ? Si j'avais vraiment voulu partir, j'aurais simplement pu m'en aller. Ne jamais revenir. Alors qu'est-ce qui me retient, au fond ?

Je me détourne, m'approche de la porte d'entrée en m'assurant du coin de l'oeil, dans le reflet d'un verre, qu'elle pouvait suivre sans problème, malgré la perte de sang. J'ouvre le battant et fais signe à la lady :

- Après vous, Milady.

Plus une taquinerie qu'une formalité, cela va de soi. Néanmoins, j'ai peur qu'elle le prenne mal. Mon sourire est légèrement crispé, mal affiché... Et je me rends compte que pour elle, j'aurais pu supporter de la perdre, mais jamais qu'elle m'en veuille.


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MessageSujet: Re: Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas. [PV Amanda Warren] Dim 25 Déc - 19:19

Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas.
Bien que la tempête semble passée, je ne suis pas sereine. Je ne peux m'empêcher de réfléchir, de m'empoisonner l'esprit. Et s'il recommençait, disons, la semaine prochaine ? Ou bien s'il partait sans rien dire, comme ça ? Je.. Je ne m'imagine pas vivre sans son ombre, la vague conscience de sa présence, là, dehors... Quelque part.
Je n'aime pas là où ces pensées me mènent. Pourquoi se sentirait-il obligé de rester, de me supporter, hein ? Et pourquoi est-ce que ça me gêne tant ? Je tiens visiblement à lui. Plus que je ne l'aurais pensé. Mais.. ça pourrait être pire, pas vrai ? Toujours est-il que cette dispute me fait souffrir, et remuer bien trop de choses.

- Après vous, Milady.

J'hoche distraitement la tête, préoccupée. J'ai comme qui dirais accepté le meurtre. Oui. Je ne sourcille plus. Je me suis débattue, mais, au final, rien de fait rien de dit. Pourquoi ? Suis-je.. dépendante à ce point ? Prête à toutes les concessions ? Je ne me sens pourtant pas à ce stade. Alors quoi..? Je tâche de l'excuser, de lui trouver des raisons. Ses raisons. Je m'y connais si peu en surnaturel..
Et si.. et s'il avait véritablement des raisons ? S'il était compliqué de.. laisser en vie le.. donneur ? J'élabore quelque chose, je tente de relier des fils, malgré des connexions difficiles. Mais il faut bien, hein ? Il faut que je trouve quelque chose.

- Damon.. J'ai, disons, une question.


J'hésite à chercher son regard - le croise - et baisse légèrement la tête.

- Dis, si.. si tu n'as pas laissé vivre la fille, c'était.. pour qu'elle ne se transforme pas ?

Je réalise ce que je viens de dire et déglutie. Avant que mes yeux ne s'arrondissent et que je réalise que, selon ce scénario, je serais prochainement.. changée. Je tâche de raisonner, d'aller plus loin. Et me rappelle notre rencontre. Je suis toujours humaine. Ce n'est donc pas ça.
Une moue presque contrariée m'échappe. Il n'y a peut-être pas de raison, pas de justification. Mais je veux me raccrocher à quelque chose. Je le regarde, l'étudie rapidement. La première fois, quand il m'a mordue. Il ne s'imaginait pas me laisser vivre. Il n'a finalement pas pu. Pourquoi ? Je plisse les yeux, tâche de lire la réponse dans ses yeux. Je.. La seule vraie différence, entre cette fille et moi, ce n'est pas fondamentalement que je me sois débattue, mais le dialogue. Nous avons parlé. Je.. Je ne pouvais plus me réduire à de la "nourriture". J'étais plus.
Je ne vois pas autre chose. Mais je ne sais pas. Je ne sais pas si cette théorie-ci est meilleure que la précédente. Je suis gênée. Par ma naïveté, ma bêtise, mon presque besoin de comprendre, de rendre acceptable.
Je ne sais cependant pas si je suis véritablement en état de juger. J'ai tué. Oui, le jour de notre rencontre. Et malgré le temps, je n'oublie pas. Je ne suis pas exempte de toute faute, non, même si les circonstances différent.
Mais se nourrir est vital pour lui. Comme pour tous. Puis-je vraiment l'en blâmer ? Je plisse les yeux, fixe mon regard vers la ville.

- Pourquoi ne t'arranges-tu pas avec quelqu'un pour avoir ce dont tu as besoin ?
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MessageSujet: Re: Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas. [PV Amanda Warren] Aujourd'hui à 15:20
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