Au XIXe Siècle, en 1864, dans la région de Stormfield, des créatures rôdent..
Que faire, quand votre seul but est de vivre ?

 
AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion





Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas. [PV Amanda Warren]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

 :: Côté RPG :: Flamdone :: Les Rues
Aller à la page : 1, 2  Suivant

Carte d'identité
Ville actuelle: Flamdone
Description Caractérielle:
Relations:
Fondatrice et Vampire
Fondatrice et Vampire
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 428
Date d'inscription : 02/06/2013
MessageSujet: Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas. [PV Amanda Warren] Dim 1 Déc - 17:31

Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas.

Privé Amanda Warren




Ce matin-là, tout avait été différent de ce que j'avais imaginé. J'étais parti peu après mon réveil en forêt, et j'étais tombé sur deux Loups-Garous. Manque de bol, je n'avais pu que m'envoler sous ma forme de corbeau. Évitant de justesse un coup de crocs. Puis, j'avais croisé un vampire qui m'avait grandement énervé. Un petit affrontement s'était engagé, mais plus jeune, prenant peur, il avait pris la fuite. Ah, que cette journée commençait mal. Si bien que quand j'arrivais enfin en ville après tout cela, j'étais énervé, la colère bouillonnant en moi comme un volcan prêt à exploser. Je parcourus les rues d'un pas ferme, presque apeurant. Un pas décidé mais souple et muet. Je pris mon temps pour choisir ma victime, jetant finalement mon dévolu sur une jeune femme aux cheveux blonds et aux yeux d'un bleu sublime. Elle semblait appétissante et délicate. Entrant dans son esprit, je m'éloignais pour entrer dans une ruelle à l'abri des regards, qui se finissait sur un mur. J'attirais la demoiselle sans plus attendre, affamé. Lorsqu'enfin elle arriva, je lui insufflait mentalement de ne pas crier et de ne pas se débattre. J'étais face à la rue principale, pour pouvoir surveiller l'arrivé d'une quelconque personne. Je plaçais une main dans son dos pour la retenir, l'autre dans sa nuque pour empêcher sa tête de "tomber" en arrière, et embrassait la lady dans le cou, laissant mes canines sortir d'elles-même. Et une fois aiguisées et prêtes à transpercer la délicate peau de la demoiselle, je les plongeais dans sa carotide. Le sang se mit alors à jaillir dans ma bouche, et je bus le délicat liquide avec délectation. Il était... excellent. D'une délicate saveur boisée, mais d'une douceur enivrante. Je n'étais même pas sûr d'avoir une fois dans ma vie bu meilleur sang. La lady resta docile, immobile, muette. Je me serais volontiers arrêté quand je sentis sa vie faiblir, mais ce goût et cette colère en moi combinés, m'empêchais de réagir. Et surtout, je ne m'attendais pas à être interrompu... Alors quand une voix retentit, je relevais la tête, tuant peut-être accidentellement la lady ou alors était-ce volontaire, n'étant pas sûr d'avoir le temps de changer ses pensées. Le corps sans vie de la blonde tomba à mes pieds, et je fixais la nouvelle venue, du sang dégoulinant lentement de mon menton, le regard foudroyant. Comment avais-je pu ne pas l'entendre approcher ? Et surtout, comment avais-je fait pour prêter si peu d'attention à la vie de la blonde qui avait filé entre mes canines sans que je ne m'en rende compte assez vite ? Mais je ne regrettais pas ce repas si exquis.



.Codage de N'E. Pour Lea-angels .
Revenir en haut Aller en bas

Carte d'identité
Ville actuelle: Flamdone.
Description Caractérielle:
Relations:
Fondatrice & Humaine.Fille du Maire de Flamdone.
Fondatrice & Humaine.
Fille du Maire de Flamdone.
Voir le profil de l'utilisateur http://lgdc-laguerre-eh.forumactif.org/
Messages : 477
Date d'inscription : 04/06/2013
MessageSujet: Re: Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas. [PV Amanda Warren] Dim 22 Déc - 16:04

Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas.
La journée s'annonçait bien. Un grand soleil éclairait la journée à venir sous un autre angle et bien qu'aimant la pluie, le soleil avait toujours eu ce quelque chose d'étrange sur moi, ce drôle d'effet que de me donner le sourire et de chasser momentanément mes problèmes. Et ce jour-là, j'étais bien prête à échanger mes contrariétés contre un grand bol d'air et un plein de soleil. Je n'avais rien mangé, préférant de loin partir sans attendre. Au moins, je ne croiserais personne pour m'enlever cette bonne humeur momentanée, l'attente du soleil dont je voulais profiter un maximum, histoire d'oublier un peu, de penser à d'autres choses. Enfilant une cape pour me protéger du vent, sait-on jamais, je sortais rapidement de ma grande maison, des pensées pleins la tête... Ces derniers temps, je revenais souvent à une rencontre. Une rencontre étrange, et à une personne que je ne parvenais pas à définir. Nous nous étions croisés plusieurs fois, mais rien à faire, je ne parvenais pas à oublier ces expressions, si opposés, parfois. Ce dont je n'arrivais pas à me défaire, surtout, c'était de son regard triste, de ces yeux bleus, quand ils n’exprimaient pas que le mépris. Cette personne m'intriguait clairement. Damon Salvatore... Je n'arrivait pas à la décrire, nos rencontres ayant toujours été étranges, trop rapides et trop pleines d’événements et d'imprévues pour qu'un mot ou une idée se fixe dans ma tête. Avec lui, c'était un tout, jamais de petites choses qui ressortaient vraiment du lot, qu'un tas d'images, beaucoup plus de choses à analyser, donc, et bien moins de cohérence, dans son cas. Ah ! Voilà que je repartais sur tout ça ! Secouant ma tête, j'espérais ne plus revenir sur ce sujet, trop complexe pour moi, à chaque fois, je finissais éreintée, une atroce migraine me vrillant la tête. Comme quoi, il n'est pas bon de penser à certaines personnes... Soupirant, je relevais la tête, regardant autour de moi avant que mes pensées ne reviennent; où allais-je ? Sans trop y penser, je me rendais vers la forêt. Non, pas aujourd'hui, je ne ferais que repenser à lui, mauvaise chose à faire, dans mon cas. Penser à autre chose et oublier momentanément cette rencontre était le mieux à faire, plus tard, avec un peu de recul, l'esprit reposé, je finirais bien par pouvoir me faire une idée de lui... Du moins je l'espérais, rester ainsi, sans comprendre me rendais folle, et je revenais plusieurs fois par jour sur le sujet épineux, par peur de ne pas réussir à le traiter, chose étrange pour moi, puisque.. Ce n'était pas si grave, non ? Il faut croire que je n'étais moi-même pas d'accords avec ça. Enfin... Confuse, je me laissais guider par la foule, suivant le mouvement, ne sachant pas où aller. Au bout d'un moment, je bifurquais pour revenir sur mes pas; non, je n'étais pas perdue, mais je ne voulais pas aller de ce côté-là de Flamdone, après, rentrer serait plus long et rester ainsi inactive ne me plaisait pas forcément. Après avoir fait plusieurs détours, j'arrivais dans un petit endroit tranquille, et, alors que je tournais pour rattraper la bibliothèque, par une petite ruelle souvent inoccupée, mais là, je m'arrêtais d'un coup, comme paralysée par la vision que j'avais. Un instant abasourdie, sans comprendre, mon cerveau retrouva bien vite toutes ces capacités et je m'approchais, déclarant, d'un ton plus plus surpris que je ne l'aurais cru;

- Damon ?! Qu'est-ce que tu fais !

A mi-chemin entre le choc et l'incompréhension, il me revint bien vite en mémoire que Damon n'était pas humain. Du moins pas tout à fait. Les marques qui avaient longtemps ornée mon cou en était des séquelles. J'aurais surement dut imaginer ce genre de choses mais c'était plus fort que moi, je ne l'imaginais pas ainsi. Et voir cette scène rendait vivant ce dont j'avais tant de mal à croire. Et quand le corps tomba au sol, je reculais d'un pas, le dévisageant. Pourtant, ce n'était pas de la peur, non. C'était tout autre chose, quelque chose de bien plus profond. Pourquoi avais-je tourné ? Il devait surement en être ainsi. La confusion était passée, et maintenant, j'avais deux-trois mots à lui dire... Du sang dégoulinait de son menton et, le regard noir, il me fixait. Sa peau était plus pâles qu'à l'ordinaire; Ne me dites pas qu'il n'a pas assez "bus" ? Courant jusqu'à la femme, je m'agenouillais, et tachais de prendre son pouls, affolée, sans un regard pour le vampire. Mordant ma lèvre, je m'acharnais, tentais d'entendre un battement rassurant, rien au niveau du cou. Alors j'essayais avec son poignet, mais tout indiquait qu'il était trop tard. Elle était bien trop pâle, plus aucun signe de vie, plus aucun battement de l'animait. Elle était morte. Alors, je reposais son poignet sur son ventre, refoulant les larmes de frustrations qui me montaient aux yeux. Il l'avait tuée ! Me tournant subitement, je me relevais, sans faire attention à ma robe qui avait prit une teinte carmin ou bien à mes mains, rouges, et m'avançais vers lui, lui lançais un regard noir. Arrivée à sa hauteur, je lâchais;

- Tu l'a tuée ! Tu l'as connaissais même pas je parie ! Mais comment t'as pus faire ça !

Reprenant ma respiration pour empêcher ma voie de flancher, je fermais les yeux, serrant les poings. Comment pouvais-je être si inutile ? Elle était morte, c'était finit. Même Hélène le savait. Et personne n'y pouvait rien. Que dirait-on, en trouvant le corps ? Que c'était dommage, rien de plus. Sa famille serait inconsolable, oui, mais le reste du monde, lui, s'en ficherait bien. Je sentais clairement monter la colère en moi. Je ne supportais pas ce qu'il venait de faire, je ne supportais pas de ne pouvoir rien faire. Peut être qu'un jour, les choses changeraient. En attendant... Je serrais toujours mon poing droit pour, faute de mieux, me calmer. Les dents serrés, je levais les yeux vers lui;

- Tu n'aurais pas pus te contenter de te nourrir et de la laisser en vie ?

Je ravalais difficilement les choses que j'aurais voulue lui dire, que j'aurais peut être dut dire, qui sait ? Toujours est-il que je voyais bien qu'il ne regrettait pas. Qu'il ne regrettait rien. Comment pouvait-il rester de marbre face à ça ? Qui lui avait demandé de tué ! Personne, et bien, pourquoi le faisait-il ? Il n'en avait même pas besoin. Mes yeux verts étaient plus sombre qu'à l'ordinaire et, à vrai dire, je ne m'était pas sentie dans une telle colère depuis... Bien des lustres. Ainsi, quand ma main s’abattit sur sa joue, je ne regrettais pas mon geste. Je me retournais juste, faisant face au corps inanimé de cette jeune femme qui ne vivrait pas. Une de plus...
.N'E.
Revenir en haut Aller en bas

Carte d'identité
Ville actuelle: Flamdone
Description Caractérielle:
Relations:
Fondatrice et Vampire
Fondatrice et Vampire
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 428
Date d'inscription : 02/06/2013
MessageSujet: Re: Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas. [PV Amanda Warren] Jeu 26 Déc - 11:17

Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas.

Privé Amanda Warren




C'était Amanda. Amanda qui venait de me surprendre pendant mon repas.
- Damon ?! Qu'est-ce que tu fais !
Lorsque le corps tomba, elle recula d'un pas, me dévisageant. Mais quelques secondes plus tard, elle s'agenouilla vers la femme, tenta de prendre son pouls. Ne le trouvant pas au cou, elle s'acharna en tentant de le prendre au poignet. Mais son cœur avait cessé ses battements. Elle reposa finalement le poignet de la femme sur son ventre, puis se retourna brusquement, se releva. J'avais reculé de quelques pas, dans l'incompréhension de mon inattention. Alors elle s'avança, et arrivée à ma hauteur, elle lâcha :
- Tu l'a tuée ! Tu la connaissais même pas je parie ! Mais comment t'as pus faire ça !
Elle reprit son souffle, sûrement pour empêcher sa voix de flancher. Elle serra les poings, mais moi je me contentais de rester là, immobile, le regard sombre. Elle releva les yeux vers moi, les dents serrées.
- Tu n'aurais pas pus te contenter de te nourrir et de la laisser en vie ?
Après quelques pensées de sa part, certainement, sa main se leva et s'abattit sur ma joue. Je déviais légèrement ma tête sur le côté sous le coup ; elle n'y était pas allée de main morte. Elle se retourna, faisant face au corps inanimé. Moi, je ne dis rien. Pas tout de suite du moins. Je m'essuyai le menton, enlevant toute trace de sang. Ne lui avais-je pas déjà dit, d'une manière ou d'une autre, que j'étais un tueur, lors de notre première rencontre ? Elle aurait dû prendre pour possibilité que je tue, plus tôt.
- Écoute Amanda, si tu compte me faire la morale, fais-la-moi, mais un autre jour, j'ai eu une mauvaise journée.
Sur ce, je m'avançais, passais devant elle et m'éloignais sans me retourner. De toute manière, que je laisse le corps là où que je l'enterre en forêt, cela reviendrait au même ; la femme serait annoncée morte ou portée disparue. Comment avais-je pu laisser sa vie filer entre mes canines ainsi ? Certainement car c'était l'une des pires journées de ma vie. Je continuais à m'éloigner, espérant qu'elle ne tenterait pas de me retenir.


.Codage de N'E. Pour Lea-angels .
Revenir en haut Aller en bas

Carte d'identité
Ville actuelle: Flamdone.
Description Caractérielle:
Relations:
Fondatrice & Humaine.Fille du Maire de Flamdone.
Fondatrice & Humaine.
Fille du Maire de Flamdone.
Voir le profil de l'utilisateur http://lgdc-laguerre-eh.forumactif.org/
Messages : 477
Date d'inscription : 04/06/2013
MessageSujet: Re: Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas. [PV Amanda Warren] Sam 28 Déc - 18:34

Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas.
Faisant fit du vampire, derrière moi, qui accusait sans rien dire le coup, je tâchais de garder toutes mes pensées sombres, de ne pas craquer. Cette femme, je ne la connaissais pas. Je ne savais rien d'elle, si ce n'est qu’elle était morte. Que Damon l'avait tuée. Je n'arrêtais pas de voir son visage, à lui, quand il l'avait laissé tomber au sol. Il était en colère d'avoir été interrompu. Y avait-il encore du sang, dans le corps de cette femme ? Elle était si pâle... La mort ne sied à personne. Secouant doucement la tête, je me taisais. Que dire de plus ? J'étais tellement perdue, vaguement consciente que le temps n'était pas arrêté que je ne me préoccupais même pas du sang qui maculait mes mains, mes vêtements. Je me sentais ailleurs, très loin. J'étais triste. Pour des tas de raisons. Une innocente était morte. Un ami ? l'avait tuée. Sans états d'âmes. Comme si c'était normal. Or ça ne l'était pas. Damon... Pourquoi avait-il fallut qu'il fasse ça ? J'étais déçue, meurtrie. Ma confiance allait-elle vers une personne si.. mauvaise ? Je n'arrivais même pas à trouver un qualificatif qui me paraisse juste. Je ne comprenais pas vraiment ce qui se passait. A vrai dire, des tas de souvenirs venaient en masse dans ma tête et devant moi, il n'y avait plus cette femme, pleine de sang, au sol. Il y avait une autre personne, bien plus chère à mes yeux. Chassant l'image qui me venait sans cesse, je fixais le vide, tentant un raisonnement cohérent, sans grand succès. C'était sans doute ma faute. Avec lui, j'aurais dut envisager d'autres choses. Mais quoi ? Moi, il ne m'avait pas tuée. Il m'avait même aidée et sauvée. A quoi jouait-il ! Pourquoi elle, et pas moi, hein ? Je ne comprenais plus rien. Avais-je seulement compris quelque chose, dans toute cette histoire ? Si peu..

- Écoute Amanda, si tu compte me faire la morale, fais-la-moi, mais un autre jour, j'ai eu une mauvaise journée.

Relevant les yeux au début de sa phrase, j'avais du mal à garder mon sang froid. Une mauvaise journée ? La mienne était-elle mieux, vraiment ? Cela justifiait-il seulement son meurtre ..? Et cette femme, cette journée, était-elle bonne ? Je le toisais d'un regard sévère. Même si sa voix, plus douce et moins assurée qu'à l'habitude n'exprimait pas de la fierté, je n'arrivais pas à y déceler du regret ou un quelconque sentiment de culpabilité. Non, rien. Toujours debout, je déclarais, la voix dure;

- Et qu'est-ce que je devrais faire, selon toi !

Voulait-il que je le félicite ! Même avec ironie ou sarcasme, je n'y parviendrais pas. On ne rit pas de certaines choses. Y comprit de la mort, quand elle est là. Lui fuyait, littéralement. Le pire, c'est que je n'avais même pas la force de le suivre. Je me sentais vidée. Sans vraiment m'en rendre compte, je tombais à genoux, ne pouvant m'empêcher d'avoir cette boule au fond du ventre et cette envie de pleurer. La gorge serrée, je ravalais au mieux mes larmes. Je n'avais jamais supporté la mort. Quand sa première expérience de la chose est la personne qui compte le plus pour vous, ça laisse des traces, des mauvais souvenirs.

« C’est sa nature, Amanda… »
Manquant de m'étouffer d'indignation, je ne pouvais m'empêcher de la contredire, pourquoi tuer quand ce n'est pas nécessaire ! Cette femme n'était pas en train de l'agresser, à ce que je sache ! Elle n'avait rien fait d'autre que d'être sur son chemin au mauvais moment. Et elle était morte. Le pire, c'est qu'il ne faisait rien. Il la laissait là, comme une vulgaire charogne.

« Et que veux-tu qu’il fasse ? »
Qu'il ne la laisse pas comme ça ! Tout, mais pas comme ça. Il pourrait appeler un cocher, faire venir la police et partir ou...

« Et être assez mauvais pour faire le témoin, alors qu’il est le meurtrier ! Qu’est-ce que tu veux, Amanda ?! »
Je voudrais ne jamais être venue ici ! Je voudrais que cette femme soit restée chez elle ! Je voudrais que Damon ne l'ai pas tuée ! Qu'il n'ai tué personne aujourd'hui ! Ca y était, maintenant, je commençais à pleurer. Une larme avait franchit le barrage que je lui faisait, et elle coulait silencieusement, ne laissant comme marque qu'un sillon humide sur mon visage. Pourquoi ?

« Les choses sont comme ça, Amanda.. On ne peut les changer. »
Aurait-on put faire quelque chose ? Dis-moi, Hélène, aurait-on put essayer de la sauver ? De la soigner ?

« Non. On n’avait pas de matériel. Et puis, il était déjà trop tard quand nous sommes arrivées. »
Une autre larme coula.

- Le pire, c'est qu'il ne regrette rien. Comment peut-il être si calme ..?

Avais-je parlé tout haut ? Peut être, mais ce murmure se perdrait surement dans la ruelle. Fermant les yeux, je me raccrochais à la voix apaisante d'Hélène. Toujours avec moi, y comprit dans le pire. Baissant un instant la tête, je tentais de ravaler le sanglot qui menaçait de submerger, non, je n'irais pas jusque-là, après tout, c'était déjà trop tard.
.N'E.

Revenir en haut Aller en bas

Carte d'identité
Ville actuelle: Flamdone
Description Caractérielle:
Relations:
Fondatrice et Vampire
Fondatrice et Vampire
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 428
Date d'inscription : 02/06/2013
MessageSujet: Re: Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas. [PV Amanda Warren] Lun 30 Déc - 11:31

Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas.

Privé Amanda Warren



Je sais pas si tu te rappelle de la première idée du RP, mais perso elle m'inspirait bien *-* Amanda suivait Damon quand il s'en allait, en l'appelant. Alors au bout d'un moment il lui dit que si elle continue ce sera elle son prochain repas, mais elle continue à le suivre. Et arrivé près de chez lui, Damon plaque Amanda contre un arbre, crocs sortis. Si ça te tente plus, dis-le :3

Le regard d'Amanda, posé sur moi, était sévère. Je n'y fis pas attention et m'éloignais sans rien dire, mais elle répondit :

- Et qu'est-ce que je devrais faire, selon toi !

Me laisser vivre ma vie de vampire serait déjà pas mal. J'entendis nettement le choc de ses genoux sur le sol, mais je ne me retournais pas. Le silence se prolongea, et je continuais mon chemin. Mais ce fut alors que je ne pus qu'entendre le murmure que lâcha Amanda.

- Le pire, c'est qu'il ne regrette rien. Comment peut-il être si calme ..?

Cette fois-ci, je m'arrêtais. Si j'avais regretté chacun de mes meurtres, je ne vaudrais plus grand chose aujourd'hui... Je me retournai et ne pus que remarquer ses larmes. Le visage impassible, fermé, dur, je la regardais. Je l'avais pourtant prévenue, et j'avais tout fait pour tenter de l'éloigner de moi en lui contant mes pires côtés, elle n'avait pas fait attention. Alors à présent, si elle n'avait pas pris en compte mes avertissements, c'était son problème.

- Tu crois vraiment que je ne regrette rien ? Soit, c'est ton choix.

Trop énervé peut-être, je tournais les talons à nouveau et m'éloignai. Ma voix avait été glaciale, dure et on y sentait ma colère. Et pourtant, elle avait été calme, mesurée. Mais ce n'était pas d'avoir tué que je regrettais, non. C'était moins évident que cela. Et moi-même je ne comprenais pas vraiment pourquoi. C'était un regret amère, un regret qui me faisait constamment penser à Amanda qui avait accepté tous mes mauvais côtés sans broncher. Regrettais-je de... l'avoir déçue ? Enfin, si je puis dire déçue, car elle semblait plus en colère qu'autre chose toute à l'heure, et maintenant... Un sentiment que je ne pouvais exactement définir avec des mots. Mais c'était clair, elle m'en voulait.


.Codage de N'E. Pour Lea-angels .
Revenir en haut Aller en bas

Carte d'identité
Ville actuelle: Flamdone.
Description Caractérielle:
Relations:
Fondatrice & Humaine.Fille du Maire de Flamdone.
Fondatrice & Humaine.
Fille du Maire de Flamdone.
Voir le profil de l'utilisateur http://lgdc-laguerre-eh.forumactif.org/
Messages : 477
Date d'inscription : 04/06/2013
MessageSujet: Re: Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas. [PV Amanda Warren] Jeu 2 Jan - 13:07

Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas.
Oui, je sais, je comptais le faire mais je me suis dit que mieux valait le faire juste après, histoire de rallonger le rp et permettre qu'Amanda réalise un peu mieux ce qui venait de se passer, que le choc passe un minimum. Enfin bref, j'y pense toujours et je compte le faire là Smile.
Mon regard se durcit imperceptiblement tandis que je baissais la tête, inspirais. Comme toujours, je n'avais rien pu faire, je ne pouvais rien faire. Mon peu d'utilité, d'action dans tout m'horrifiait. Comment aurais-je pus être plus actrice que spectatrice de ma vie ? J'aurais souhaité le savoir. Un jour, serait-je en mesure de contrôler ne serait-ce qu'une fraction infinitésimale de ma vie ? J'en doutais presque. Fronçant les sourcils, je me détachais de la jeune femme, veillant à poser sa tête sur le sol, la quitter mes genoux. Le bruit de pas s'arrêta. Je ne relevais pas la tête vers lui, ne comprenant pas pourquoi il restait là, s'arrêtait, ne partait pas plus loin encore. Je restais sur ces chaussures, me refusais de regarder son visage, ce qu'il avait fait m'avait atteint, il est vrai. Il le savait sans doute. Pour lui, les sillons humides de mes larmes étaient sans doutes plus évidents que pour une autre personne. Je ressentais d'ici son attitude glaciale, et sans le voir, je savais que son visage était encore plus rigide que son aura. Mon visage se ferma, ne gardant qu'un air sévère.

- Tu crois vraiment que je ne regrette rien ? Soit, c'est ton choix.

Ce que je croyais ?! Sentant un trop plein d'émotions et de mots m'envahir, je me taisais, contractant juste mes poings, indignées. Calme toi. Le regard vrillé sur lui, plus noir que je ne m'en serais cru capable, je me relevais. Je commençais presque à me faire mal, à force de serrer, mais je ne sentais déjà plus la douleur, complètement absorbée par cette colère. Se calmer. Tout de suite. Pour ne pas regretter. Regretter quoi ? Qu'y avait-il a regretter ? Plus rien, sans doute. Et sans pouvoir m'en empêcher, je déclarais, la voix froide, comme celle que j'utilisais quand je parlais à mon père. La même voix, le même ton, la même colère.

- Et que devrais-je croire ? Que tu t'en repends tant que ça !

Ma phrase c'était achevée dans un souffle, tandis que je tentais de maîtriser mes paroles, que je tentais de me maîtriser. Dire que je n'avais jamais été dans un tel état était bien plus que vrai. Ma phrase c'était abruptement achevée, signe que je ne la finissais pas. Mais il pouvait clairement en prévoir la fin. Il n'était pas repentant, il avait aimé ce qu'il avait fait, j'en étais sûre. Peut être pas l'avoir tuée, qui sait, j'étais peut être dure ? Même dans mes pensées, je sentais l'aigreur qu'il y avait dans cette réflexion. Il partait sans se retourner ou presque, c'était ça, la culpabilité, pour lui ? Le pire, c'était que, dans a voix à lui, il y avait cette colère mesurée, comme s'il se retenait de quoi que ce soit. J'étais dans une rage folle. Comme s'il se sentait offensé ou en droit d'être ainsi en colère ! Ne l'avait-il pas tuée ? Vrai. Abandonnait-il le corps ici, sans rien dire ou faire ? Vrai. Alors qui de nous deux était vraiment en tord ? Y avait-il seulement des tords ? Peut être. Peut être pas. Je savais juste que quelque chose que je ne comprenais pas me mettait dans une colère noire. Le regard qu'il m'avait adressée, en me voyant débarquée ? La façon dont il m'avait regardé, le sang dégoulinant de son menton ? Son excuse ? J'avais presque eu l'impression qu'il m'attribuait ce meurtre. Presque. A croire que je faisais un amalgame de tout, que je craquais. A croire que toutes ces années de retenus ne m'avaient appris qu'à mieux exploser. Tout ce tumulte de sentiments se mélangeaient bien trop pour qu'il n'en sorte autre chose qu'une blessure, qu'un mal. Tuait-il si facilement ? Elle se refusa à penser à elle, la question était déjà venue trop de fois dans son esprit, elle ne pouvait pas y repenser une nouvelle fois, se l'interdisait. Ses pas reprirent. Elle ne pouvait pas rester ici. La femme était morte, morte.. Il n'y avait aucun remède contre la mort. Elle ne pouvait rien faire. La mort dans l'âme, elle se rendit compte qu'elle devait la laisser là, seule. Fermant les yeux pour refouler sa frustration, elle inspira, expira. Ses id&es se firent plus fermes et, rouvrant les yeux, un regard dur se porta sur la silhouette qui se profilait, plus loin. Elle ne réfléchit pas une seconde de plus. Sans vraiment comprendre pourquoi est-ce qu'elle le faisait, elle se résolut de le suivre. Je savais ce qu'il avait fait, ce que je faisais. Après, ça n'allait pas plus loin. Pourquoi ? Que ferais-je ensuite ? Je n'en avais aucune idée. Strictement aucune. Je ne pouvais simplement pas partir comme ça, repartir de mon côté, simplement. Non. La seule option qui m'était venue, c'était de le suivre, de le rejoindre. D'abord en marchant, puis en trottinant, je choisissais de l'appeler, même si j'étais sûre qu'il savait que je le suivais. Il ne pouvait pas en être autrement. Avait-il seulement douté qu'elle ne le suive ? Qui sait.

- Damon !

Si elle l'appelait, c'était dans l'espoir qu'il s'arrête, ralentisse. Bien qu’évidement, il ne le fit pas. Elle eu d'ailleurs presque l'impression qu'il allait plus vite. Le maudissant, elle ne put retenir cette pensée amère. Ne voulait-il pas qu'elle le suive ? Qu'il parte à sa vitesse à lui, qu'il se transforme en corbeau au détour d'une ruelle s'il voulait la semer. S'il restait à vitesse humaine, c'était simplement qu'il attendait cette confrontation, ou bien ne se rendait même pas compte de ce qui se passait et c'était passé. Accélérant d'avantage, je l'appelais plusieurs fois, sans qu'il ne montre un seul signe de m'avoir entendue. Ma respiration se faisait plus difficile, je n'avais jamais été bien endurante. Mais je ne m'arrêtais pas pour autant. Que je m'évanouisse ne m'effleura pas même l'esprit, je m'interdisais complètement cette hypothèse. Je ne faiblirais pas, et même épuisée, au bord de l’hypoglycémie, je ne m'arrêterais pas.  Je l'appelais une nouvelle fois, brassant une foule pour le suivre. Je ne le quittais pas des yeux, ne le perdais pas de vue. Bientôt, je ne fus plus qu'à quelques mètres de lui, et tentais de garder le rythme, revigorée par la distance que j'avais réussie à gagner sur celle qu'il y avait, au départ.
Damon, je n'arrêterais que quand je t'aurais rattrapé.. Mais ça, tu dois bien t'en douter.
.N'E.
Revenir en haut Aller en bas

Carte d'identité
Ville actuelle: Flamdone
Description Caractérielle:
Relations:
Fondatrice et Vampire
Fondatrice et Vampire
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 428
Date d'inscription : 02/06/2013
MessageSujet: Re: Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas. [PV Amanda Warren] Jeu 2 Jan - 21:49

Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas.

Privé Amanda Warren



Oki, bonne idée ^^

Son regard noir était rivé sur moi. Elle se releva, mais déjà je lui tournais le dos pour m'éloigner. Elle déclara d'une voix glaciale où perçait la colère :

- Et que devrais-je croire ? Que tu t'en repends tant que ça !

Sa voix s'éteignit dans un souffle, mais je ne me retournais pas. Je me l'interdisais, car si je la laissais m'énerver, je risquerais bien de commettre l'irréparable. Alors je ne me concentrais que sur le bruit de mes pas, mais bientôt d'autres se joignirent aux miens. Ceux d'Amanda, qui bientôt trottina, tentant visiblement de me rattraper.

- Damon !

Mais non, ma vitesse ne diminua pas. Marre de me prendre la tête pour des broutilles ! Je n'avais pas envie qu'elle me rattrape, mais je n'avais pas non plus envie qu'elle aille crier au vampire à cause de sa colère pour moi. Alors je la laissais me suivre, sans pour autant ralentir ou accélérer, attendant simplement cette confrontation, profitant du peu de temps que j'avais à disposition pour tenter de me calmer un peu. Mais à chacun de ses appels, la colère remontait légèrement. Je ne pus qu'entendre sa respiration plus difficile, mais je ne m'en inquiétait pas. Elle m'appela encore, je ne fis que l'écouter sans montrer signe de l'avoir entendu. Elle ralentit un peu quand elle ne fus plus qu'à quelques mètres, tentant de garder le rythme. Mais après quelques mètres en forêt, tandis qu'elle m'appelait encore une fois, je commençais à en avoir marre. Alors, à ma vitesse de vampire, je me retrouvais devant elle, à un mètre seulement, le regard dur, glacial, menaçant. S'il pouvait se montrer comme une mer calme et attirante, cette fois-ci, c'était carrément un orage au-dessus d'une mer déchainée, meurtrière pour les embarcations.

- Arrête de me suivre, ou tu seras mon prochain repas, Amanda.

Des menaces en l'air ? Sûrement, mais le savait-elle, elle ? Peut-être. Mais après quelques secondes à soutenir son regard, le visage impassible et le regard déchainé, je tournais les talons et m'éloignais à nouveau d'un pas vif. Mais lorsque je remarquais qu'elle continuait à me suivre, la colère monta d'un cran et je me retrouvais à nouveau devant elle en un clin d’œil, la plaquais contre un arbre, crocs sortis. Mes yeux étaient souligné de veines noires, et le blanc de mon regard était devenu rouge. Je l'empêchais de s'enlever de là en ayant posé mes deux paumes de chaque côté de ses épaules, contre l'écorce de l'arbre.

- Je ne plaisante pas.

Paroles pendant lesquelles elle ne pourrait manquer de remarquer mes canines. Du moins c'était mon intention. Mon regard rivé dans le sien, l'atmosphère était pesante de mon pouvoir vampirique que je n'avais pu retenir d'amplifier en même temps que mes canines pointaient.


.Codage de N'E. Pour Lea-angels .
Revenir en haut Aller en bas

Carte d'identité
Ville actuelle: Flamdone.
Description Caractérielle:
Relations:
Fondatrice & Humaine.Fille du Maire de Flamdone.
Fondatrice & Humaine.
Fille du Maire de Flamdone.
Voir le profil de l'utilisateur http://lgdc-laguerre-eh.forumactif.org/
Messages : 477
Date d'inscription : 04/06/2013
MessageSujet: Re: Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas. [PV Amanda Warren] Dim 12 Jan - 14:20

Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas.
Maintenant, la distance qui nous séparais était moindre. La foule était derrière, loin derrière, à présent, et j’apercevais la forêt. Où allait-il ? Je l'avais appelé, une fois de plus. Mais cette fois, on aurait dit qu'il m'avait entendue.. Oui, il m'avait entendue, car il apparut devant moi, subitement, si bien que je manquais de me cogner contre son torse, ne l'ayant pas vu venir. Oui, là, je ne l'avais clairement pas vu venir. Pas du tout. Relevant la tête, je tombais sur un  regard dur, froid. Glacial, même. M'empêchant de reculer, par principe, je le toisais. Je ne m'empêchais pas que de reculer. Je m'empêchais de tomber dans ses yeux, à cet instant là bien hypnotique. Je m'empêchais aussi de secouer la tête, de laisser transpercer une émotion particulière. Mais, quelque chose me surpris. Et cette chose, ce fut Damon. Je ne m'attendais pas à ce qu'il parle, ni à ce qu'il déclara alors.

- Arrête de me suivre, ou tu seras mon prochain repas, Amanda. 

Là, après la surprise, mes sourcils s'haussèrent. Les vampires pouvaient bien être étranges, qu'ils soient fous ou incohérents ne m'avait pas effleurer, jusqu'à présent. Laisser quelqu'un en vie pour le tuer plus tard ? Inutile. Celui-ci était-il du genre à apprendre à connaître les gens avant d'en faire son repas ? Je n'en croyais pas un mot. Il bluffait. Mon regard se durcit tout de même, le penser et le dire était deux choses différentes, oui, mais le dire est autre chose que le penser, c'est plus consistant, si je peux dire. Mais je n'eu pas le loisir de répondre quelque chose que, déjà, il partait. Pensait-il m'avoir intimidée ? Ce n'était pas le cas. Alors je le suivais, sans plus réfléchir. Oui, depuis le début, je ne l'avais pas vraiment fais, mais après tout, quelle importance ? Mais, avant que deux minutes se soient écoulées, quelque chose se passa, vite, trop vite pour moi. Une ombre, un choc dans le dos, et je me retrouvais plaquée, contre un tronc, avec quelques bleus en prévisions. Aussitôt, j'étouffais le gémissement qui aurait put dépasser de mes lèvres et plongeais mon regard dans le sien. Ses mains étaient de chaque côtés de mes épaules, autant dire que ce n'était pas en me faufilant que je pourrais me sauver. Nous étions proches l'un de l'autre et, même si je devinais le flux de pouvoirs qui émanaient de lui, je n'avais pas peur. Son physique aussi avait changé, et il n'en paraissait que plus imposant. J’apercevais même ses canines. Fines, ultra blanches, et surtout, ultra pointues. Je ne pouvais pas m'empêcher d'imaginer la sensation de leur tranchant. J'imaginais presque la pression qu'elles devaient exercées sur.. Un doigt ? Ça suffisait pour la représentation. Mais, heureusement pour moi, Damon parla, ce qui me fit quitter mes pensées. Pas besoin d'imaginer jusqu'où ces canines pourraient se loger dans la peau.

- Je ne plaisante pas.

Revenant à notre situation, je tentais de bouger, ne serait-ce que d'un millième, mais je n'y arrivais qu'à peine. Je n'avais que mes mains de libres, et elles étaient presque coincées. Alors que, plus ou moins, discrètement, je tentais de me les libérer, je déclarais, le dardant d'un regard sombre.

- Moi non plus.

Qu'espérait-il, vraiment ? Que je le laisse tranquille ? Que je le supplie de me laisser, en larmes, ayant peur ? Ce tableau, ce n'était pas moi. Je ne pleurais pas de peur, ou bien même d’anxiété. Je ne savais pas ce que je faisais, non, pas ce qui se passerais, mais j'étais là, bien prête à avoir une discutions avec lui, que ce soit coincée entre un tronc d'arbre et lui ou pas.

- Alors vas-y, fais toi plaisir.

Et, le regard toujours aussi noir, je dégageais ma nuque, d'un coup de tête, écartant mes cheveux. Non, ce n'était pas un défi. Pas vraiment du moins. Non, je gardais juste un ton similaire au sien. La discutions ne changeait pas de cap, continuait sur la lancée que lui avait choisie. Non, avec Damon, rien n'était simple... Mais là n'était pas le problème. Non, le problème venait de plus loin. Peut être de notre première rencontre. Avait-il commis une erreur, en me laissant en vie ? Probable. Je lui laissais donc l'occasion d'y remédier, pleine de sarcasme. Ou plutôt, non, ce n'en était pas. c'était plus comme une sorte de franchise dissimulée derrière de la colère.
.N'E.
Revenir en haut Aller en bas

Carte d'identité
Ville actuelle: Flamdone
Description Caractérielle:
Relations:
Fondatrice et Vampire
Fondatrice et Vampire
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 428
Date d'inscription : 02/06/2013
MessageSujet: Re: Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas. [PV Amanda Warren] Lun 13 Jan - 6:18

Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas.

Privé Amanda Warren




Amanda tenta de bouger, doucement, mais seules ses mains étaient libres. Elle tentait de se libérer discrètement, mais comment être discret alors que n'importe qui aurait fait comme elle et que je m'y attendais ? Son regard était sombre, plongé sur moi.

- Moi non plus.

Quelques secondes passèrent sans que je ne bouge d'un seul millimètre. Elle continua sur des paroles bien surprenantes qui me prirent au dépourvu.

- Alors vas-y, fais toi plaisir.

Je m'attendais à tout sauf à cela. Elle dégagea sa nuque d'un coup de tête, écartant ses cheveux. Était-elle devenue folle ? Je connaissais assez bien Amanda pour ne jamais avoir imaginé pareille... Proposition. Je la foudroyais du regard, mon visage redevenant peu à peu normal. Je secouais la tête, exaspéré, en prononçant ces mots :

- Contente-toi de me ficher la paix, au lieu de t'offrir en buffet.

Ma voix était glaciale, on ne peut plus sérieuse. Mais si elle continuait à repousser mes limites ainsi, j'allais vraiment mettre ma menace à exécution, et pas volontairement. Mon regard la foudroya une dernière fois, puis je tournais les talons et m'éloignais. Mais quand j'entendis ses pas dans mon dos, pas qui me suivaient, bien que discrets, c'en fut trop. J'eus beau tenter de garder mon calme, en un instant j'étais devant elle, le visage changé, canines sorties. Et je ne mis pas longtemps à les plonger dans sa gorge. Mais quand je m'en rendis compte je la lâchais aussitôt, reculant vivement, mon visage reprenant son apparence normale. Le goût de son sang sur ma langue prit un goût étrange, un goût peu appréciable. C'était son sang, le sang d'Amanda. J'étais désemparé, perdu. Comment avais-je pu ? Mon souffle était coupé, bien que je n'en ai plus besoin depuis des décennies et des décennies. Je m'arrêtais là, à environ six mètres de la lady, restant immobile, horrifié de mon geste. Puis, doucement, hésitant, je parvins à trouver ma voix, bien qu'elle ne soit qu'un léger murmure.

- Amanda...

Ma voix s'éteignit, se brisa. Je n'avais jamais considéré ma nature comme "monstrueuse" et pourtant, en ce moment, après avoir mordu l'une de mes seuls amis, je me sentais... étrange. J'étais perdu, désorienté. Je ne savais plus que penser, plus que dire. Alors dans un souffle, je murmurais :

- Je ne voulais pas...

Et pourtant, je l'avais fait, mais involontairement. Je restais immobile, à la regarder, le regard embrumé de milles sentiments peu ressentis. Notamment le regret, la tristesse et une certaine peur, mais plus discrète. Peur qu'elle m'en veuille toute sa vie, qu'elle ne veuille plus jamais me revoir, peur qu'elle me haïsse, alors que jusqu'à maintenant elle avait encaissé tous mes défauts. Peur, peut-être même plus que pour le reste, qu'elle aille crier au vampire en ville.


.Codage de N'E. Pour Lea-angels .
Revenir en haut Aller en bas

Carte d'identité
Ville actuelle: Flamdone.
Description Caractérielle:
Relations:
Fondatrice & Humaine.Fille du Maire de Flamdone.
Fondatrice & Humaine.
Fille du Maire de Flamdone.
Voir le profil de l'utilisateur http://lgdc-laguerre-eh.forumactif.org/
Messages : 477
Date d'inscription : 04/06/2013
MessageSujet: Re: Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas. [PV Amanda Warren] Dim 19 Jan - 11:26

Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas.
J'arrêtais de tenter quoique ce soit, avec lui, ça ne marcherait pas. Restant donc immobile, tout comme Damon. Et, suite à ma phrase, qui pouvait sonner comme une provocation, une lueur de surprise pris le dessus sur la colère et la froideur que je discernais dans son regard. Mais bientôt, la colère reprit sa place avec une nouvelle amie, l'exaspération. Comprenait-il enfin l'absurdité de sa menace ? Non ? Tout en nuances. Menacer de tuer quelqu'un alors qu'on lui à déjà laissé la vie sauve, sauvé la vie, rien de plus illogique. De mon point de vue, s'entend, puisque c'était la menace proférée par Damon. Est-il sérieux une seconde, en disant ça ?

- Contente-toi de me ficher la paix, au lieu de t'offrir en buffet.

Ah, là, il était sérieux. Oui, là, je ne pouvais pas douter de son énervement. A quelle point sa journée avait-elle été mauvaise ? Secouant la tête, je me rembrunissais, rien ne pouvait justifier son meurtre, si ? Non, je me refusais de croire que quelque chose pouvait justifier la mort d'une personne innocente. Une vie de brisée. Pourquoi ? Monsieur était de mauvaise humeur. Les choses n'avaient pas la même valeur, c'était certains. Et pourtant, ça ne semblait pas lui poser de problèmes. Je ne voulais pas penser à ça, pas là, pas maintenant. D'abord, il me faudrait recouvrer l'usage de mes membres, et pour ça, que faudrait-il faire ? Je n'eu pas le loisir d'y penser plus car en un coup de vent, j'étais seule, collée au tronc d'un arbre, à deux doigts de tomber, faute d'équilibre, ayant été acculée contre l'arbre. Me tenant à ledit arbre, je me redressais, et le cherchais du regard. Pensait-il pouvoir s'en sortir si facilement. Je secouais la tête, le visage baissé vers le sol. Il n'avait rien compris. Rien.. Le relevant aussitôt, je m'avançais de quelques pas, faisais tourner mes poignets et chevilles avant de me remettre en marche, réarrangement légèrement ma robe, qui c'était plissée. Si quelqu'un me croisait, mieux vaut avoir l'air normale, non ? Normale, pourtant, je ne l'étais pas. Et lui, non plus. Tout comme notre discutions. Tout comme tout ce qui nous était arrivé en commun, depuis notre rencontre. Je soupirais. Avant de marcher, doucement, le laissant prendre de l'avance, étant plus perdue que je ne voulais le montrer. Mais ce n'était apparemment pas ce qui était prévu. Non, le destin se voulait cruel, aujourd'hui. La tête toujours baissée, en proie à des réflexions plus poussées que je ne l'aurais voulue, je tenter de comprendre ce qui me retenait ici. Pourquoi s'acharner ? Je pouvais bien rentrer chez moi, effacer cette journée de ma mémoire et faire comme si rien ne c'était passé, comme si je ne l'avais pas vue aujourd'hui, comme si je ne l'avais jamais rencontré. Mais c'était impossible. Il avait trop changé ma vie pour que je l'en fasse sortir si simplement. Et je m'en voulais presque de l'avoir laissé y entrer. Mais tout fut encore une fois trop rapide. Une collision, un petit cri de surprise, puis quelque chose qui me prenait à la gorge, vite, trop vite. Aussitôt, je manquais de tomber, n'étant plus qu'une poupée de chiffon, surprise, n'ayant pas le temps de réfléchir, mon sang battant dans mes tempes. Mais il me tenait fermement et je ne tombais pas, ne bougeant plus. Je ne tentais même pas de résister, me souvenant de la douleur. Mais là aussi, la douleur était présente, et mes yeux s'embuaient involontairement. Ma respiration était hachée, j'étais paniquée, réellement. Mais bientôt tout cessa. Je ne comprenais pas. C'est à ce moment là que je remarquais que mes mains tremblaient. Recouvrant partiellement mon équilibre, je m'empêchais tout juste de tomber, encore sous le choc.

- Amanda... 

Là, je relevais les yeux. Et ce que je vis me déchira le cœur. Son regard bleu était comme un océan de tristesse, un océan sans terres à l'horizon. Ma respiration se coupa, je ne la reprenais qu'un instant plus tard, beaucoup plus maîtrisée. Les sentiments que je voyais défiler dans son regard me semblaient étranges. Damon, si triste ? La chose relevait presque de l'impensable, pour moi. Mais c'était vrai, bien vrai. Et il m'acheva finalement;

- Je ne voulais pas...

J'étais surprise, surprise par cette sincérité que je lisais en lui, surprise par cette détresse plus qu'apparente. Et là, encore une fois, sans savoir ce que je faisais, je me jetais dans ses bras, le serrant fort -ce qui, pour lui, ne devait pas même être une infime pression contre ses côtes-. Et c'est à ce moment que j'autorisais une larme de couler, retenant les autres.
.N'E.
Revenir en haut Aller en bas

Carte d'identité
Ville actuelle: Flamdone
Description Caractérielle:
Relations:
Fondatrice et Vampire
Fondatrice et Vampire
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 428
Date d'inscription : 02/06/2013
MessageSujet: Re: Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas. [PV Amanda Warren] Jeu 30 Jan - 17:30

Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas.

Privé Amanda Warren




Amanda était sous le choc, manquant de tomber. Ses yeux étaient embués, ses mains tremblaient. Elle leva les yeux vers les miens à mon léger appel, et j'entendis sa respiration se couper avant d'être reprise, plus calme. Et quand les derniers mots franchirent mes lèvres, elle en fut surprise. Et puis la surprise prit une autre victime ; moi. Amanda se jeta dans mes bras, me serrant fort -enfin, il me semblait-. Je restais d'abord immobile, ne m'attendant pas du tout à cette réaction. Un larme coula doucement sur la joue de la lady. Puis, lentement, mes mains se glissèrent dans le fond de son dos. Enfin dans un souffle, craignant toujours une révolte qui ne devait pourtant pas avoir l'envie d'être, je lui dis :

- Pardonne-moi...

J'avais besoin d'être sûr qu'elle ne m'en voulait pas, qu'elle ne m'en voudrait pas. Elle n'avait pas dit un seul mot, si bien que j'avais du mal à savoir ce qu'elle pensait. J'aurais pu me glisser dans son esprit, certes, mais... Après ce que je venais de lui faire, je n'avais guère envie de connaître ses pensées, en fait. Le contact d'Amanda me rassurait un peu, il me prouvait que je n'avais pas encore complètement perdu son estime. Mais étant tellement doué pour tout foutre en l'air, je finirais par la perdre, un jour ou l'autre. Mais en tous cas, je n'étais pas pressé de la perdre... Amanda était l'une de mes seuls amis, pour ne pas dire la seule, et sa présence avait en quelques sortes une bonne influence sur moi, sur mon caractère. Avec elle, jouer la comédie était difficile, voir impossible. Je ne pouvais me faire passer que pour moi-même, et encore, au moindre mensonge elle risquait de deviner l'embrouille. Je restais donc franc avec elle, tout en omettant soigneusement les détails, comme toujours. Et puis, il y avait quelque chose en elle. Quelque chose que je ne comprenais pas. Quelque chose qui me rendait presque, je dis bien presque, gentil, en certaines circonstances. La plupart de mes amis, j'avais su les trahir sans regret, mais Amanda, je ne saurais le faire. Je le regretterai à coup sûr, tout comme je regrettais maintenant de l'avoir mordue. Fichue colère, fichues impulsions... Fichu vampirisme ? Peut-être pas ; si je n'avais pas été immortel, je ne l'aurais jamais connu ; il y avait quand même de bons côtés à être celui que je suis...


.Codage de N'E. Pour Lea-angels .
Revenir en haut Aller en bas

Carte d'identité
Ville actuelle: Flamdone.
Description Caractérielle:
Relations:
Fondatrice & Humaine.Fille du Maire de Flamdone.
Fondatrice & Humaine.
Fille du Maire de Flamdone.
Voir le profil de l'utilisateur http://lgdc-laguerre-eh.forumactif.org/
Messages : 477
Date d'inscription : 04/06/2013
MessageSujet: Re: Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas. [PV Amanda Warren] Dim 9 Fév - 15:16

Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas.
Mon coeur ne se calmait pas, ou du moins pas vraiment, et je n'arrivais pas à me sortir de ce drôle d'état dans lequel je me trouvais. Peut être était-ce de la peur ? Non. Pas cette peur-là. Une autre, plus enfouie peut être, mais que je définissais mal. Et, à dire vrai, je ne me sentais pas de chercher une réponse. Pas maintenant. Damon était immobile. Il ne comprenait peut être pas mon geste. Moi, je ne comprenais absolument plus rien, et depuis un moment, déjà. Je commençais à m'y faire, d'ailleurs, même si ne plus se poser de questions étaient plus dur à faire que je ne l'aurais cru. Et serrer quelqu'un dans ses bras sans sentir le cœur battre ou au moins un mouvement au niveau du thorax était.. Une drôle de sensation. Je n'avais pas l'impression qu'il soit vivant. Pourtant, il était là, parlait, bougeait... Était un vampire. Douloureuse re-descente sur terre, picotements dans la nuque. Je reniflais, tentant de refouler mes larmes, non, je ne devais pas pleurer. Je.. Quelque chose me frôla le bas du dos et j'osais enfin lever les yeux vers Damon, qui me rendais mon étreinte.

- Pardonne-moi...

Mes yeux s'embuèrent à nouveau à sa phrase, et ma tête alla se blottir dans son cou, comme pour me cacher, finalement, bien qu'il sentait certainement quelques larmes s'écraser contre sa peau, sans bruit. Je pouvais le pardonner. Un peu de temps, quelques mots rassurants, et tout irait bien. Et s'ils ne venaient pas, ces mots rassurants ? Je déglutissais. Je ne lui en voulais pas, non, c'était autre chose. Tout autre chose. Je me sentais trahie, salie ? Non. Comment mes réactions pouvaient-elles être si étranges ? Dès qu'il s'agissait de lui, tout était étrange. Même moi. A croire qu'il déteignait sur moi. Pourquoi étais-je si déboussolée ? J'avais eu peur. Tellement peur. Peur qu'il me prenne au mot et ne me tue ? Non. Alors quoi, à la fin ? Étais-je obligée de me rendre à l'évidence que ce n'était pas pour moi, que j'avais eu peur ? Que j'avais eu peur de ne pas connaître Damon ? Que celui qu'il était là était son "vrai" lui ? Je ne saurais le dire. J'avais eu peur de ne jamais revoir le Damon que je connaissais, c'était certains. Alors pourquoi étais-je dans un tel état ? Les nerfs, je présume. Enfin, je me calmais tant bien que mal, mettant mes mains sous mes yeux, toujours contre Damon, afin d'essuyer le gros de mes larmes. Je soufflais, encore toute retournée, avant de m'écarter un peu, rien qu'un eu, sans pour autant le lâcher. Là, j'hochais la tête, retenais d'autres larmes, avant de le dire, d'une petite voix;

- C'est-c'est fait..

Là, je plongeais mes yeux dans les siens, incertaine, avant de poser ma tête dans sa nuque, n'ayant ni la force ni l'envie de bouger. J'étais lessivée, plus moralement que physiquement. Je ne voulais pas m'éloigner. Je ne voulais pas croiser un regard coupable, triste, qui me ferait aussitôt pleurer, alors je fixais le sol, derrière lui, ce qui m'obligeait presque à me mettre sur la pointe de mes pieds, il faut croire qu'il me surpassais de plus de dix centimètres.. Chose que je ne remarquais que maintenant, il faut croire. Soupir de soulagement, presque inaudible, oui, mais sans doute pas pour lui.
Je ferme les yeux. Comment une situation peut-elle changer du tout au tout en quelques poignées de secondes, de minutes ? Appelez Damon Salvatore, c'est un professionnel du métier. Avant ça, que c'était-il passé ? Je l'avais suivie. Alors il m'était exclu de partir. J'étais perdue, clairement. J'ouvrais les yeux, regardais Damon, je ne sais pas si je cherchais quelque chose ou pas, mais là, j'étais décidée à l'entendre. La voix pas complètement sûre, je demandais;

- Qu'est-ce qui c'est passé, pour que ta journée soit..si..si mauvaise ?

Il me fallait parler, écouter,n me concentrer sur autre chose que ce sentiment perturbant et étrange qui m'envahissait dès qu'il le pouvait, me chamboulant de nouveau. Je devais me changer les idées. Me répondrait-il ? Hausserait-il le sourcil en me voyant toujours là, dans ses bras ? J'avais peur d'avoir une réponse et, en même temps peur de ne pas en avoir.

J'avais eu si peur de le perdre.. Trop peur qu'il fasse quelque chose qu'il regretterait, qui le ferait changer que pour ma propre vie.
.N'E.
Revenir en haut Aller en bas

Carte d'identité
Ville actuelle: Flamdone
Description Caractérielle:
Relations:
Fondatrice et Vampire
Fondatrice et Vampire
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 428
Date d'inscription : 02/06/2013
MessageSujet: Re: Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas. [PV Amanda Warren] Ven 14 Fév - 18:24

Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas.

Privé Amanda Warren




Amanda leva les yeux vers moi lorsque je lui rendis son étreinte tout doucement. Et lorsque je lui demandais de me pardonner, ses yeux s'embuèrent à nouveau. Je frémis à cette vue, tandis que sa tête se blottissait dans mon cou. Je ne pouvais manquer de sentir les larmes qui s'écrasaient doucement contre ma peau... Les minutes s'écoulèrent doucement, très doucement. Mais bientôt Amanda remua, essuya ses larmes sans se détacher de moi pour autant. Elle s'écarta ensuite légèrement, rien qu'un peu. Elle hocha la tête, et déclara d'une petite voix :

- C'est-c'est fait..

Ses yeux se plongèrent dans les miens, juste un instant. Mais j'eus le temps de remarquer son incertitude, sa peur qui s'atténuait. Puis sa tête repris sa place dans mon cou. Quelques secondes s'écoulèrent, peut-être une minute ou deux, avant qu'elle ne soupire doucement. Puis elle me regarda de ses beaux yeux verts, sans me lâcher.

- Qu'est-ce qui c'est passé, pour que ta journée soit..si..si mauvaise ?

Mon regard s'obscurcit. En d'autres circonstances, j'aurais sûrement détourné le regard, je me serais retourné pour lui tourner le dos, mais elle était toujours dans mes bras, et ne semblait pas près de me lâcher. Alors je me contentais de détourner le regard, de reprendre ce masque de dureté, d'impassibilité, qui me suivait partout la plupart du temps. Ma voix était pourtant calme, mais d'une froideur plus glaciale que je ne l'aurais voulu.

- Je n'ai pas beaucoup d'amis, pour ne pas dire aucun, mais le nombre de personnes que je me mets à dos, humaines comme surnaturelles, bat tous les records.   Je marquais une pause. J'ai juste failli finir comme repas pour deux Loups-Garous, et un petit malin m'a provoqué pour ensuite fuir lâchement.

Oui, je suis impulsif et colérique, mais ça ne semble pourtant pas me nuire puisque je vis toujours. Je le lui avais déjà dit ; je ne suis pas la meilleure personne à côtoyer. Mais elle avait voulu me garder à ses côtés malgré mes défauts. Était-elle trop gentille ou juste stupide ? Peut-être un peu des deux... Et peut-être m'appréciait-elle vraiment, qu'en savais-je ? Elle semblait sincère quand elle était en ma compagnie...


.Codage de N'E. Pour Lea-angels .
Revenir en haut Aller en bas

Carte d'identité
Ville actuelle: Flamdone.
Description Caractérielle:
Relations:
Fondatrice & Humaine.Fille du Maire de Flamdone.
Fondatrice & Humaine.
Fille du Maire de Flamdone.
Voir le profil de l'utilisateur http://lgdc-laguerre-eh.forumactif.org/
Messages : 477
Date d'inscription : 04/06/2013
MessageSujet: Re: Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas. [PV Amanda Warren] Mer 19 Fév - 18:29

Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas.
Je reprenais doucement le contrôle de moi-même, même si mon cœur tardait à reprendre un rythme normal. J'avais eu, si je peux le dire, la plus grande peur de ma vie. A croire que les moments les plus importants de ma vie ne se résumaient qu'à ça. Courir, avoir peur, se calmer. Pourquoi était-il toujours là ou presque, dans ces moments ? Les instants clefs de ma vie se joueraient-ils avec lui à mes côtés ? Ou bien était-ce le hasard qui s'emmêlait et jouait le mauvais scénariste, à me donner des airs de déjà vu ? Non pas que je m'ennuyais de ma propre vie, au contraire, ces derniers temps, c'était tout ce qu'il y a de plus nouveau, de plus dangereusement distrayant. J'avais l'impression d'être blottie contre une pierre. Ou une statue, en marbre. Comme si ce que je serrais n'était pas vivant. Pourtant, Damon l'était, vivant. Et je sentie clairement son attitude changer quand il entendit ma question. Ne manquait qu'un coup d'épaule pour se dégager de ma faible emprise et ce serait parfait. Sans même le regarder, je savais que les traits de son visage étaient plus sévères. Il était tellement prévisible, pour certaines choses... Ces muscles c'étaient légèrement contractés, et je savais que ces yeux étaient d'un gris orage, maintenant. Ne m'estimait-il pas concernée ? Qu'avait-il faillit se passer ? N'était-il pas un minimum fautif, au cœur de l'affaire ? Si ma vie se résumait à si peu, cet-à-dire à ses humeurs, je me sentais en droit de savoir ce qui l'avait mis dans cet état. Quoi qu'il puisse en dire ou en penser. Je ne bougeais pas, pas encore, et il déclara, la voix glaciale. Si glaciale que je crue me prendre un pic de glace en pleine poitrine.

- Je n'ai pas beaucoup d'amis, pour ne pas dire aucun, mais le nombre de personnes que je me mets à dos, humaines comme surnaturelles, bat tous les records. 

Il marqua une pause, et moi, je réfléchissais, attendait la suite. Car oui, cela je le savais, je l'vais remarqué depuis longtemps. Très longtemps, même.

J'ai juste failli finir comme repas pour deux Loups-Garous, et un petit malin m'a provoqué pour ensuite fuir lâchement. 

Là, seulement, je me décollais de lui, faisais quelques pas puis me laisser tomber sur une pierre, et, mes bras maintenant mon visage levé, je ressassais ses paroles. Faillir être un repas pouvait être problématique, désobligeant, oui, ça je comprenais. Mais pas la suite. Si l'autre fuyait, où était le problème ? Il admettait indirectement que vous étiez plus fort, meilleur, l'honneur était sauf, alors quoi ? Ou sinon, c'était l'ordre. Les actions, en sens inverses, se seraient justifiés. Pas dans ce sens là. Enfin.. La seule explication qui me venait n'était autre qu'un presque amer : C'est Damon, c'est tout.
Et puis quoi ? Je ne voulais pas me contenter de ça. Non. Parce que monsieur croyait qu'une simple minute de pseudo-tendresse, quelques excuses et puis tout repartait ? Qu'il avait le droit de reprendre cet air-là ? Non ! Il fallait bien plus qu'une minute pour calmer, rassurer, se faire pardonner. Cette froideur-là, il pouvait se la garder. Le choc était bien passé, et maintenant, après l'envie de comprendre, c'était l'heure des reproches. Quelle espèce d'homme était-il ? Non, pas de vampire, d'homme. Vampire, j'avais déjà vu le genre de personne qu'il pouvait être. Mais savait-il être humain ? Ou le temps lui avait prit cette capacité ? Je ne savais pas, ne voulais même pas le savoir. Et puis, au fil de mes pensées, j'en venais  ma responsabilité, dans cette affaire. En avais-je une ? Je ne me jugeais responsable de rien, mais après tout, que faisais-je ici ? Espérer des excuses ? Cette femme était morte, point, retour à la ligne. Lui faire des remontrances ? Moi ? Bonne, la blague ! Non, je ne savais décidément pas ce que je faisais ici. Était-je simplement stupide, ou bornée ? Ne me dites pas que je deviens accro à l'adrénaline, tout de même ! Ce n'est pas parce que tout est plus fort, plus étrange, plus dangereux que je reste ici ! Il faut croire qu'avec moi, c'est toujours la même chose. Comme si je pouvais sauver le monde. On ne peut pas forcément aider tout le monde. Il y a certaines personnes qui n'ont pas besoin d'aide, d'autres qui n'en veulent pas. Dans quelle catégorie était-il, celui-là ? Dans la troisième, de ceux qui ont besoin d'aide, sans pour autant s'en rendre compte ? Même pas. Hors-catégorie, comme toujours. Alors pourquoi j'étais là, hein, pourquoi ? Parce qu'il croyait quoi, lui.. J'étais déçue. Déçue par son comportement. Pas capable d'endosser deux minutes l'attitude d'un ami ? Ridicule. Quel genre d'ami peut-il être ? Est-il ? Je ne le sais pas, ne le saurais surement jamais. Alors pourquoi je m'accroche, pourquoi ! Je faisais un pas vers lui, un autre.

- Mais pourquoi est-ce que tu crois que je suis encore là, sérieusement ! Damon !

Là, je lui donnais un coup sur le torse, rien de bien méchant pour un humain, encore moins pour un vampire. Et là, anticipant un éventuel mouvement de son côté, j'ajoutais;

- Et ne me touche pas ! C'est les nerfs, faut bien que ça sorte, de toute façon ! Pourquoi est-ce que tu crois que je reste ? Simplement parce que moi, je te considère comme un ami ! Un ami !

Je donnais un autre coup, tout en pensant très fort que s'il retenait mon geste, bien qu'il lui puisse aisément le faire. Ce serait vexant. Surtout si c'est pour éviter que je ne me blesse. Là, je soufflais un bon coup, toujours en colère, puis repartais en sens inverse, pour m'asseoir sur mon rocher, le poing contre la joue, l'autre bras sur mes genoux. Qu'allait-il faire, maintenant ? Regarder ailleurs puis tourner les talons ? Maintenant que je ne le tenais plus, allait-il partir ? Soit, qu'il le fasse ! Le fixant, j'attendais sa réaction. Quelle qu'elle soit, j'étais prête à l'accepter sans broncher. Pars ou reste, Damon, je m'en fous.
.N'E.
Revenir en haut Aller en bas

Carte d'identité
Ville actuelle: Flamdone
Description Caractérielle:
Relations:
Fondatrice et Vampire
Fondatrice et Vampire
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 428
Date d'inscription : 02/06/2013
MessageSujet: Re: Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas. [PV Amanda Warren] Dim 9 Mar - 0:23

Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas.


Privé Amanda Warren




Pourtant, j'aurais pu douter de sa sincérité, juste par plaisir ou par entêtement. J'aurais pu l'imaginer comme une personne indésirable, manipulatrice ou autre et m'en aller sans me retourner. J'aurais pu la blesser et tourner les talons, comme je le faisais avec n'importe qui semblait s'attacher à moi. Mais non, elle était... Différente. J'ignorais ce qu'elle avait qui la mettait à part des autres, mais elle le possédait, et je ne pouvais la laisser tomber comme si de rien n'était, encore moins la trahir et m'enfuir sans me retourner.

Elle se décolla de moi, recula et se laissa tomber sur une pierre. Elle resta pensive, longtemps. Trop longtemps. Si bien que je crus qu'elle ne répondrait rien, qu'elle laisserait tomber. J'aurais pu tout savoir de la moindre de ses pensées, mais non, elle se serait peut-être vexée, j'aurais aggravé mon cas. Mais finalement, elle se releva, s'approcha.

- Mais pourquoi est-ce que tu crois que je suis encore là, sérieusement ! Damon !

Heu... Tuer le temps, compter les feuilles des arbres, les oiseaux qui passent ? Elle me donna un coup sur le torse, mais rien de méchant. C'est à peine si je le sentis, je le vis plus, à vrai dire. En fait, n'allez pas croire que les vampires ne sentent rien, aucun contact, la douleur est juste plus tenue, moins évidente. On sent le contact quand il y en a un, mais de là à différencier un petit coup d'une tape amicale, c'est difficile...

- Et ne me touche pas ! C'est les nerfs, faut bien que ça sorte, de toute façon ! Pourquoi est-ce que tu crois que je reste ? Simplement parce que moi, je te considère comme un ami ! Un ami !

Elle me donna un autre coup, mais ses paroles étaient telles que je ne relevais pas, restant parfaitement immobile à la regarder. Elle s'éloigna, se rassit sur son rocher. Ses yeux se posèrent sur moi, encore, tandis que les miens restent accrochée à sa personne. Ses paroles... M'avaient fait l'effet d'une gifle. Comme quand on commence à délirer complètement et que le seul moyen de vous réveiller est de vous gifler. C'était cette impression là que me donnait ses dires. Était-ce parce que ce que j'avais dis était complètement insensé, ridicule, délirant ? Non, je sais que c'est vrai. Je n'ai pas d'amis, et le peu que j'ai de personnes dans mon entourage, je me débrouille pour les perdre ou leur tourner le dos. Seule Amanda, encore une fois, semble différente. Il me semblait totalement inutile de le préciser, si bien que je gardais le silence, ne trouvant pas mes mots. Qu'aurais-je pu dire ?

- Il ne me serait pas venu à l'idée de t'arrêter, tu aurais vite compris qui aurait mal en premier...

Cela pouvait ressembler à de la taquinerie ; c'en était, mais mon regard, mon visage était tout sauf rieur. J'étais sérieux. Je ne me moquais pas d'elle, non, n'importe quel humain aurait fini par s'en rendre compte, mais je devais combler ce silence qui s'éternisait, et je ne savais pas quoi dire. Quel sujet épineux qu'était mon entourage... Alors, je me lançais, hésitant :

- Tu es... Différente des autres.

Mon regard s'était plongé dans le sien, indescriptible. Un mélange de prudence dans mes mots, de prise au dépourvue, et un autre sentiment pendant longtemps oublié. La joie. Non pas ce genre de joie qui vous envahit quand vous recevez un nouvel habit, non, rien à voir. Ce genre de joie qui vous remplis le cœur -si toutefois vous considérez que vous en avez un, car il est parfois difficile de le savoir, quand personne n'y est-, qui vous fait mal dans la poitrine.

- Malgré tout mes défauts, mes mauvais côtés -qui sont apparemment bien plus nombreux que les bons-, et... Tout ce que j'ai pu te faire, tu continue à me considérer comme tel. Pourquoi ?

Oui, ça, je me le demandais. En même temps, peut-être comprendrais-je pourquoi moi-même je la considérais si différemment des autres. Mon regard la transperce presque, tente de lire quelque chose sur ses traits. J'aurais pu lire son esprit, j'aurais pu. Mais non. Je voulais l'entendre, pas le lire. Je voulais recevoir une réponse, pas la voler.


.Codage de N'E. Pour Lea-angels .
Revenir en haut Aller en bas

Carte d'identité
Ville actuelle: Flamdone.
Description Caractérielle:
Relations:
Fondatrice & Humaine.Fille du Maire de Flamdone.
Fondatrice & Humaine.
Fille du Maire de Flamdone.
Voir le profil de l'utilisateur http://lgdc-laguerre-eh.forumactif.org/
Messages : 477
Date d'inscription : 04/06/2013
MessageSujet: Re: Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas. [PV Amanda Warren] Mar 15 Avr - 14:46

Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas.
Ma colère ne changeait pas d'état, gardait de son intensité et je restais là, sans bouger, les membres douloureusement serrés. Je serrais mon poing contre ma joue, mon bras autour de mes jambes, mais je ne montrais rien, ne faisais rien. C'était un moyen comme un autre d'évacuer, même si cela ne faisait pas effet, pour le moment. Et puis quoi ? Voulais-je qu'elle redescende, cette colère ? Pas vraiment. Je n'en savais rien. Après cet éclat, que se passerait-il ? Comment réagirait-il ? C'était-là la clef des choses. Mes derniers mots l'avaient sans doute atteins. Je le trouvais plus pâle, moins impassible. Après tout, je pouvais me tromper. Gardant avec un entêtement presque de trop mon regard froid, je le dévisageais. Je lui en voulais, et c'était peu dire. Mais je ne pouvais pas partir. Je ne le voulais peut être pas, après tout. Étrange sensation.

« Mieux vaut détester qu’être face à la solitude ? »
Hélène aussi l'avait perçue, cette sensation. Je secouais la tête, plus vraiment pour moi-même, ou du moins pas pour moi seule, avant de corriger la phrase. Mieux vaut le détester que d'être sans lui. Cette phrase m'était venue d'elle-même, toute seule, sans que je n'y trouve rien à dire ou réfléchir. Après tout, les disputes passent, non ? En ayant la personne à côté, il doit y avoir plus de chance d'avoir une réconciliation. Je me contentais de ce maigre argument et ne cherchais pas à en savoir plus. L'instinct ? Peut être, et j'en avais, pour éviter certaines choses.

- Il ne me serait pas venu à l'idée de t'arrêter, tu aurais vite compris qui aurait mal en premier... 

Je ne relevais même pas, me contentant de le darder d'un regard noir. Sa remarque ne me convenait pas, trop taquine, malgré son regard, bien plus dur qu'amusé ou moqueur. Il ne savait peut être pas quoi dire et répondait simplement ce qui lui passait par la tête, mais je ne disais rien, attendais quelque chose, sans savoir quoi. Un effort de sa part, peut être ?

- Tu es... Différente des autres. 

Malgré tout, je n'étais pas préparé à sa phrase. Loin de là. Je tombais des nues, surprise et me tournais vers lui, sans vraiment comprendre. Son regard était plongé dans le mien, et j'en avais une sensation étrange. Malaise. Il me fixait, sans ciller, sans regarder ailleurs, avec une rare intensité. Défaillir. Je déglutissais. Je voulais qu'il continu. Son regard était parcouru de sentiments, de choses que je ne percevais ni ne comprenais. Je ne comprenais pas se revirement de situation. Je me sentais gênée, exposée. Comme s'il me perçait à jour d'un regard, devinait tout de moi du coin de l’œil. Perturbant. Rien de moins.  

- Malgré tout mes défauts, mes mauvais côtés -qui sont apparemment bien plus nombreux que les bons-, et... Tout ce que j'ai pu te faire, tu continue à me considérer comme tel. Pourquoi ?

Il ne c'était heureusement pas arrêté à sa déclaration précédente. Chose qui m'aurait perdue. Là, je retrouvais des couleurs, ma voix, et pensait à nouveau correctement. Mais il me regardait toujours aussi fixement, et ça ne m'aidait pas. Vraiment pas. Pourquoi pensait-il autant ? Ne pouvait-il se contenter d'une affirmation ? Non, il devait la décortiquer, demander, chercher la petite bête, creuser l'armure, la faille. Il y a des fois où il ne faut pas chercher, où il ne vaut mieux pas se poser de questions. Cette leçon-là, c'était lui qui me l'avait apprise, surement sans s'en rendre compte. Aspirant un bon coup, je me levais, n'ayant plus de raisons de rester assise, de bouder, presque, avec ce stupide masque impassible -que je déteste quand lui l'arbore !-. Un sourire presque triste prend place sur mes traits et je secoue la tête, lentement.

- Tu penses vraiment que ça se contrôle ? , je trouve cette pensée très naïve. Choisit-on sa famille ? Non. Les amis peuvent faire partis de la famille, on ne peut les en chasser. On choisit de devenirs des connaissances, de parler ou pas, pas de se considérer comme des amis. Les impressions, les sensations, les... sentiments, ça ne se contrôle pas. C'est comme ça, c'est tout.

Un nouveau soupir, plus lasse que le précédent. Je suis fatiguée de lui en vouloir, fatiguée de lui courir après. Mais une note d'humour est toujours la bienvenue, non ? Voulant rompre cette monotonie, je déclare;

- Règle n°1 : Arrêter de se poser des questions.

C'est plus un conseil qu'une règle, mais, après tout, libre à lui de la suivre. Après tout, ne pas se poser de questions peut avoir du bon, parfois..
.N'E.
Revenir en haut Aller en bas

Carte d'identité
Ville actuelle: Flamdone
Description Caractérielle:
Relations:
Fondatrice et Vampire
Fondatrice et Vampire
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 428
Date d'inscription : 02/06/2013
MessageSujet: Re: Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas. [PV Amanda Warren] Jeu 8 Mai - 16:54

Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas.


Privé Amanda Warren




Amanda fut prise au dépourvu, elle ne s'y attendait pas du tout. Elle blêmit, semblant perdre sa voix en même temps que ses couleurs. Heureusement, elle retrouva le tout à la dernière partie de mes paroles, à ma question. Elle inspira un bon coup, se leva et sourit. Un étrange sourire triste - ou presque triste - flottait sur ses lèvres. Elle secoua lentement la tête.

- Tu penses vraiment que ça se contrôle ? Les impressions, les sensations, les... sentiments, ça ne se contrôle pas. C'est comme ça, c'est tout.

Elle avait esquivé la question. Subtilement, discrètement, mais je ne l'avais pas loupé. J'aurais aimé avoir une réponse claire, précise. Mais tant pis. Elle soupira lassement. Pourquoi ? Cette discution ne rimait-elle à rien, pour elle ? Ou était-ce un soupire à quelques pensées plus étranges, plus mystérieuses ? Pourtant, je détournai les yeux. Moi je contrôlais les miens. Enfin, presque, mais je savais en donner l'impression aux autres. Aucune attache, aucun pilier, donc une liberté totale. Je pouvais me rapprocher de quelqu'un pour ensuite lui tourner le dos sans problème, et pourtant, quelque chose me prouvait qu'il y avait une infime partie de moi que je ne comprenais pas, que je ne contrôlais pas. Elle. Jamais auparavant je n'aurais protégé une humaine sans raison, sans que cela ne m'apporte quelque chose. Mais elle, elle était différente. Elle semblait percer cette carapace d'impassibilité et de dureté que j'ai inconsciemment créée, endurcie au fil des décennies, et je ne suis même pas sûr qu'elle en ait conscience. Mon regard se reporta sur la jeune femme lorsqu'elle reprit la parole.

- Règle n°1 : Arrêter de se poser des questions.

Je haussai un sourcil, amusé. Se poser des questions était totalement naturel, après tout. Si je ne m'étais jamais méfié, si je ne m'en étais jamais posé, je serais sûrement mort depuis bien longtemps. Pourtant, se poser des questions peut mener à des réponses indésirables, blessantes ou tout simplement à l'absence de réponses. Comme en ce moment, pas une seule ombre de réponse. Soit. Et puis les règles, les conseils, je les suivais rarement, et elle devait s'en douter. Pourtant, je ne dis rien. Plus parce que j'avais peur de la vexer, de la froisser ou autre que parce que je ne savais pas quoi dire. J'aurais pus prendre un air moqueur, et lui dire que les règles, je les esquivais toujours, je ne les suivais pas, mais... Non. Je préférais me taire. Pourtant, j'imaginais qu'elle devait attendre une quelconque réponse... Qui ne venait pas. Qu'aurais-je bien pu lui dire ? 'Sans questions, le monde serait bien trop simple' ? Non. Décidément pas. Alors je me contentais de hausser les épaules. Puis, après une pause, je lui demandai, préférant changer de sujet que de me taire :

- Attends, ne bouge pas.

Le sang maculait toujours sa gorge, et les deux petits trous laissaient encore s'écouler un peu de sang. Alors je m'approchai, tout doucement, de mon habituelle démarche presque féline, et levai la main. J'effleurai la plaie, pas assez pour lui faire mal, pas assez pour qu'elle soit sûre que je l'aie touchée, mais cela suffit à ce que mon pouvoir s'insinue dans la blessure et la guérisse. Puis, j'essuyai le sang qui recouvrait encore sa gorge d'un geste précis, du côté de la main, enlevant ainsi le plus gros, ne laissant qu'une légère trace rosâtre.

- Voilà, c'est mieux comme ça.

Pourtant, je n'oublierai jamais ce que je lui avais fait. Jamais. La blessure morale était toujours là, quoiqu'on fasse, mais j'espérais qu'elle pourrait me pardonner, elle, qu'au moins un de nous deux n'en veuille pas à ma personne.


.Codage de N'E. Pour Lea-angels .
Revenir en haut Aller en bas

Carte d'identité
Ville actuelle: Flamdone.
Description Caractérielle:
Relations:
Fondatrice & Humaine.Fille du Maire de Flamdone.
Fondatrice & Humaine.
Fille du Maire de Flamdone.
Voir le profil de l'utilisateur http://lgdc-laguerre-eh.forumactif.org/
Messages : 477
Date d'inscription : 04/06/2013
MessageSujet: Re: Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas. [PV Amanda Warren] Mer 14 Mai - 15:17

Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas.
Oui, ça peut avoir du bon. Arrêter de se prendre la tête et laisser les choses suivre leurs trains, laissez faire. Mais il faut croire que c'est déjà trop pour moi. J'ai beau essayer, je me pose toujours un tas de questions, c'est plus fort que moi. Toujours.. Et en ce moment, je ne sais plus ce que je veux. Un inquiétant silence plane dans la tête, comme si une chape de plomb menaçait de me tomber dessus. Mais je tenais bon, repoussais au mieux ce voile de fer, restait à la surface, en quelque sorte. Mon regard glissa ensuite vers le ciel et le soleil, qui bien que pâles me brûlèrent les yeux. Je clignais plusieurs fois, avant de ravaler un bâillement, je commençais sans doute à fatiguer. Trottiner pour le rattraper n'avait pas été un jeu d'enfant.. Heureusement que j'avais porté des chaussures plus adaptés à la marche ! Je m'imaginais sans mal courir avec des chaussures à talons haut, de ces minuscules morceaux de cuirs finement travaillé, si délicats qu'ils pouvaient céder au moindre choc. Courir avec de telles chaussures relevait de l'impossible, et je n'aurais pas fait un mètre, avec ! Comme quoi, il y avait tout de même du bon.. Revenant enfin à la réalité, je vis Damon hausser les sourcils, les haussant à mon tour, sans trop comprendre. Ma phrase était à prendre sur le ton.. Disons de l'humour. Une petite touche plus joyeuse pour combler le silence, et... Et Damon n'avait pas l'air de la comprendre ainsi. J'attendais qu'il dise quelque chose, qu'il explique ce drôle d'air. Mais il ne le fit pas. Perplexe, je le fixais, j'attendais. Dans un premier temps, il ne se passa rien, puis il haussa les épaules, comme après avoir pesé le pour et le contre et abandonné une idée. Mais bientôt, il brisa le silence.

- Attends, ne bouge pas. 

J'étais curieuse de savoir pourquoi, mais je ne disais rien, ne faisais rien. La tête légèrement penchée sur le côté, je le vis s'avancer, si silencieux et rapide dans ses pas qu'on eu dit une panthère. Mais la panthère ne me faisait pas peur, pas avec ce regard-là, qui était tout sauf celui d'un félin affamé, faisant face à sa proie. Il leva la main, au niveau de mon cou, et là... Là, il m'effleura le cou, doucement, comme si sa main c'était changée en une aile de papillon. Quelque chose remonta dans mon cou, et la douleur qui subsistait encore un peu s'estompa tout à fait, et je devinais que les marches devaient avoir l'air anciennes, désormais. Puis sa main revint, et toucha plus franchement mon cou, cette fois-ci, enlevant, comme je le devinais, le sang avant qu'il ne sèche. Je ne bougeais toujours pas, comme il me l'avait demandé. Une question vint à la surface de mon esprit brumeux, et j'en vins à me demander si toucher.. Tout ce sang avait été plus dur qu'il ne l'avait laissé paraître. Et si, sans qu je n'en sache rien, l'enlever ainsi lui avait coûté ? Les choses marchaient-elles ainsi, au moins ? Je frémissais légèrement quand sa main quitta mon cou. Je devais avoir froid, et ne m'en rendre compte que maintenant. Surement.

- Voilà, c'est mieux comme ça.

J'hochais la tête avant de la baisser, ne trouvant plus qu'une teinte rosée sur mon cou et autour du col de ma robe. Bien, au moins, je ressemblais moins à un cadavre.. A son cadavre. D'ailleurs, même si mon cou n'était plus maculé de sang, ma robe, elle, l'était. Me redressant, quittant des yeux les tâches sombres de mes vêtements, je déclarais;

- Oui, surement..

Je me demandais si les tâches de sang partaient, une fois séchée. La plupart du temps, les vêtements et linges tâchés, on s'en occupait pour moi. Mais cette fois, je devrais le faire moi-même, du sang en aussi grande quantité inquiéterait tout le monde et, le lendemain, je serais convoquée dans le bureau de mon père, à n'en pas douter. Une de mes mains passa sur ma joue avant de continuer son chemin pour parvenir à mon front, que je trouvais étonnement chaud. Puis tout commença à tourner autour de moi.
.N'E.
Revenir en haut Aller en bas

Carte d'identité
Ville actuelle: Flamdone
Description Caractérielle:
Relations:
Fondatrice et Vampire
Fondatrice et Vampire
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 428
Date d'inscription : 02/06/2013
MessageSujet: Re: Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas. [PV Amanda Warren] Sam 7 Juin - 15:04

Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas.


Privé Amanda Warren




Amanda ne bougea pas, n'esquissa aucun geste pour m'empêcher de l'approcher, de la soigner ou d'essuyer le sang. Quand ma main quitta sa gorge, elle frémit légèrement, mais je n'y prêtai qu'à peine attention. Avait-elle froid ? Ou était-ce plus... Psychologique ? Et lorsque je conclus par mes paroles, elle hocha la tête avant de la baisser sur le col de sa robe. Tâché de sang. Je fronçai légèrement le nez, faire partir cette tâche serait compliqué, et j'imaginais qu'elle ne pourrait pas la donner à je ne sais quelle servante. Elle releva les yeux sur moi, et mon regard plongea dans ses yeux verts.

- Oui, surement...

Elle porta la main à sa joue, puis à son front. Et soudain, elle commença à tanguer, à perdre l'équilibre, et sûrement à voir tout tourner.

- Amanda ?!

Ma voix et mon réflexe de l'attraper par les bras pour éviter qu'elle ne tombe trahissaient mon inquiétude, aussi bien que mon regard. Que se passait-il ? Que lui arrivait-il ? Avais-je... Prélever trop de sang ? Non, impossible, j'avais à peine mordu, peut-être avalé une gorgée ou deux mais c'était tout, rien de plus. Cela ne devrait en rien la rendre mal en point, juste un peu l'affaiblir tout au plus, se sentir un peu plus fatiguée dans le pire des cas. Je la fis reculer de quelques pas et l'assis sur le rocher sur lequel elle était quelques minutes plus tôt, tout doucement, veillant à ce qu'elle ne tombe pas.

- Que t'arrive-t-il, Amanda ?

Je tentai vainement de pénétrer dans son esprit et de chercher la source de sa douleur, de son mal être, mais je ne pouvais que constater sa souffrance. J'en ressortis donc, ce n'était pas mental et chercher de ce côté-là ne servait à rien.

.Codage de N'E. Pour Lea-angels .
Revenir en haut Aller en bas

Carte d'identité
Ville actuelle: Flamdone.
Description Caractérielle:
Relations:
Fondatrice & Humaine.Fille du Maire de Flamdone.
Fondatrice & Humaine.
Fille du Maire de Flamdone.
Voir le profil de l'utilisateur http://lgdc-laguerre-eh.forumactif.org/
Messages : 477
Date d'inscription : 04/06/2013
MessageSujet: Re: Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas. [PV Amanda Warren] Mar 19 Aoû - 18:30

Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas.
J'étais seule. Il était parti. J'avais l'étrange impression d'être dans un rêve, un rêve opaque, flou, me rendant folle. Mes nerfs étaient à vif, et, la tête emplies d'une nuées de pensées, je me sentais devenir folle. Mais vite, mes yeux reprirent leurs fonctions premières et je les baissais. Ce que je vis me glaça le sang. Je me mettais à crier et me relevais aussitôt, ramenant les pans de ma jupe contre moi. Elle était pleine de sang. D'une teinte vive, écarlate. Un peu plus et j'en cracherais ma gorge, me dis-je avec horreur, avant de me taire. Je ne m'était pas rendue compte que je continuer de crier. Ce sang, d'où venait-il ? J'inspectais rapidement mes bras; rien. Quelques égratignures, mais rien ne pouvant expliquer tout ce sang. Je déglutissais, ramenait mes cheveux longs en arrières pour me pencher. Une moue dégoûtée sur le visage, je raclais le sol du bout d'un doigt avant de le mettre sous mon nez. L'odeur était écœurante. Répugnante. Je laissais ma main retomber, le souffle court. Je regardais autour de moi quand mon regard dériva sur quelque chose. Quelqu'un. Négligemment appuyé contre la maison, il souriait. Je me levais d'un bond, furieuse. Il avait outrepassé ses droits. Le regard sombre, je le vis s'avancer vers moi. Vite, très. Quand il se trouva a deux pas de moi, son nez touchant presque ma joue, je ne cillais pas. Il senti instentanément mon humeur et, tirant légèrement sur une mèche de mes cheveux, déclara;
- Le rouge fait ressortir le noir de tes cheveux, tu sais.
La claque partie toute seule. Aussitôt, il feula, comme un animal. Il se reprit et recula. Mais c'était trop tard. Bien trop tard. Quelque chose était détruit. Je lui lançais un regard peu amène, tandis que, sonné, il me regardait, dans le lointain, comme s'il ne comprenait pas ce qui venait de se passer. Je fermais les yeux, puis partais, sans me retourner.


Le souffle court, je tentais d'émerger. Des cheveux noirs ? J'avais mal. Très mal. Perplexe, je tentais de comprendre. Où étais-je ? J'étais complètement perdue, déboussolée. Je fronçais les sourcils, recouvrant peu à peu mes esprits. J'ouvrais les yeux et les couleurs me firent ciller, trop vives. Mon cœur se comprima un moment, avant que je ne remarque que je pleurais. J'avais les joues humides. Je me redressais à moitié, m'appuyant sur mes coudes. Damon ! Avant même que je ne commence à le chercher, il apparu dans mon champ de vision. Quand je me redressais complètement, je pris conscience de mon état. Les mains qui essuyèrent mes larmes tremblaient. Après la sensation de chaleur vint celle de froid, et je regardais autour de moi, la gorge sèche, m'attendant à voir sortir de nulle part quelqu'un. Je tentais de me rassurer, vainement. Ce n'était pas vrai. C'était.. Quelque chose. Je déglutissais, maîtrisais au mieux mes tremblements avant de croiser le regard de Damon. Je crois qu'il c'était inquiété. Je me mis à me mordre la lèvre, gênée. Tout avait semblé.. Si réel. Trop intense, trop vrai. En fermant les yeux, je me remémorais presque l'odeur du sang, la sensation de la terre, humide, dans ma main. Et surtout, cette douleur. La douleur d'un cœur qui se broie, m'intimais-je, sans savoir d'où me venait cette certitude. Que dire ? Il fallait pourtant que je parle, alors, hésitante, je me lançais.

- Une.. Une vision.

Ma voix était rauque, comme après avoir couru pendant des heures. Combien de temps avais-je été.. "absente" ? Je n'osais pas le lui demander. Nerveuse, je lissais les plis de ma robe. J'avais l'impression d'être une voyeuse. Ca avait été un moment personnel, privé. Et je l'avait vécu, comme si c'était le mien. Comme si c'était ma vie. Je réprimais l'envie de me prendre la tête entre les mains. Ca n'aiderait pas à me calmer. J'étais agitée. Pourquoi avoir vu.. ça ? Y avait-il un message, quelque chose ? Je n'y voyais rien, du brouillard dans mes pensées.
Je relevais les yeux, tombais dans l'abîme de glace de son regard..
.N'E.
Revenir en haut Aller en bas

Carte d'identité
Ville actuelle: Flamdone
Description Caractérielle:
Relations:
Fondatrice et Vampire
Fondatrice et Vampire
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 428
Date d'inscription : 02/06/2013
MessageSujet: Re: Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas. [PV Amanda Warren] Ven 31 Oct - 16:40

Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas.


Privé Amanda Warren




Les secondes s'écoulent, devenant de longues minutes. Cela me semble durer une éternité. Des larmes coulent sur ses joues, ses sourcils se froncent, elle ouvre les yeux puis les referme vivement, éblouie. Il lui faut quelques instants avant de reprendre plus ou moins ses esprits. Aussitôt elle semble chercher quelque chose, mais son regard se pose sur moi avant tout autre geste. Elle tremble tandis qu'elle essuie ses joues. Elle a chaud, elle a froid, cela se voit. Elle regarde autour d'elle, puis croise mes yeux. Elle se mord la lèvre, tandis que mon rythme cardiaque reprend son rythme habituel, plus lent que n'importe quel mortel. Je suis soulagé.

- Une.. Une vision.

Sa voix est rauque, sèche. Elle lisse les plis de sa robe, gênée. Comment une simple vision pouvait-elle la mettre dans cet état ? Ne s'y habitue-t-elle pas, à la longue ? Enfin, je ne sais rien de ce qu'elle a vu, peut-être y avait-il une raison à cet affolement. Elle relève les yeux, plonge dans les miens. Malgré moi, je les détourne, serrant les dents. Qu'est-ce qui me prend ? Pourquoi je m'inquiète pour elle, tout à coup ? Ce n'est qu'une humaine ! Une humaine que j'avais épargné, qui connaissait plus de secrets de moi que quiconque d'autre, alors que je ne la voyais que pour la deuxième fois... Ma voix se fait plus impassible, peut-être plus froide et plus dure, mais je demande tout de même. Par politesse ou curiosité ? Ou inquiétude... ?

- Ça va ?

Mon regard s'est reposé sur elle, voilé d'impassibilité, d'un masque invisible. Je n'apprécie pas les tournures que prennent les évènements.


.Codage de N'E. Pour Lea-angels .
Revenir en haut Aller en bas

Carte d'identité
Ville actuelle: Flamdone.
Description Caractérielle:
Relations:
Fondatrice & Humaine.Fille du Maire de Flamdone.
Fondatrice & Humaine.
Fille du Maire de Flamdone.
Voir le profil de l'utilisateur http://lgdc-laguerre-eh.forumactif.org/
Messages : 477
Date d'inscription : 04/06/2013
MessageSujet: Re: Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas. [PV Amanda Warren] Sam 2 Mai - 16:51

Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas.
L'amertume et la déception ne quittaient pas mon cœur. C'était fou, complètement fou. J'étais en colère contre quelqu'un que je ne connaissais pas, qui n'existait peut-être même pas. La gorge sèche, je tentais de reprendre le contrôle. Non, je le devais. Ces derniers temps, tout allait plus vite, tout était plus fort. Pourquoi ? J'aurais aimé avoir des réponses, savoir me contrôler, mais je n'y arrivais simplement pas. Je ne savais pas comment m'y prendre, ce qui m'était montré, d'où ça venait. En bref, je me sentais stupide et impuissante. Damon évite le regard que je lui lance et, les lèvres pincées, je regarde la cime des arbres qui nous entourent, les bras croisées contre mon buste. Quelque chose ne lui a pas plût, et bien tant pis, je ne contrôle rien. Pourquoi me le faire sentir, en ce cas ? Il doit bien savoir que je n'y suis pour rien, non ? Et puis ça y est, j'abandonne. Je ne veux plus me poser de questions. C'en est une de trop. J'inspire doucement, comme pour évacuer mes pensées au-dehors, je les repousse au loin. Je ne veux pas passer ma vie à attendre, me questionner. Alors je me redresse, essuyant par habitude mes mains contre ma robe, sans plus me rappeler pourquoi mes mains sont pleines d'une fine couche écarlate, séchée. Puis je baisse les yeux sur le tissu et mes mains se crispent. Encore une qu'il faudra brûler. Ça va devenir une habitude.. Mes vêtements n'avaient pas autant été en danger depuis des années -ça remonte en vérité à mes premiers cours d'équitation..

- Ça va ?

Je sursaute presque, sa voix, dure, me surprenant tout à fait. J'ai envie d'être en colère, mais je n'en ai pas la force, je suis lasse. Lasse de ce ciel laiteux et nostalgique, du vent qui claque, plus loin.. Et du sang. J'ai l'impression que c'est un élément clef à nos rencontres. Ce n'est que la.. Troisième fois que je le vois -la deuxième que nous sommes seuls, et toujours du sang. J'en aurais presque un haut-le-cœur. Mais je me retiens. Je jette un coup d'oeil à Damon et finie par lui répondre, même si l'envie n'y est pas.

- Oui.

Manque d'envie qui ressortirait presque, ma voix étant plus basse qu'à l'accoutumée, et pas à cause de la toux ou d'une émotion quelconque. J'ai beau me dire qu'il y a des jours comme ça, là, maintenant, ça ne va pas. Je sais pardonner, mettre de côté, mais j'ai l'impression qu'il se moque de moi. Ne devrait-il pas être plus tolérant ? Cette vision est loin d'être la seule chose qui m'a mise dans ce genre d'état -je réprime un frisson en y repensant, sans trop savoir pour quoi, bien qu'une myriades d'idées m'assaillent aussitôt.. La mort de la jeune femme ? L'attaque ? Le geste qu'il a eu, ses mots ? Ou bien, la vision..? La gorge plus que sèche, je lui tourne le dos. Je ne veux pas le voir, j'ai l'impression qu'il est bien trop présent -y compris dans mes pensées. C'est puéril, ridicule, mais c'est ma seule arme, la seule chose qui me vient à l'esprit.
.N'E.
Revenir en haut Aller en bas

Carte d'identité
Ville actuelle: Flamdone
Description Caractérielle:
Relations:
Fondatrice et Vampire
Fondatrice et Vampire
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 428
Date d'inscription : 02/06/2013
MessageSujet: Re: Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas. [PV Amanda Warren] Dim 3 Mai - 9:44

Qu'est ce qu'il me prend ? Pourquoi je m'inquiète soudain de la santé d'une simple humaine que je ne connais qu'à peine ? J'en ai déjà tué tant que je ne devrais plus m'émouvoir de leur fragilité. On naît pour mourir. Tomber malade, avoir des instants de faiblesse, tout cela fait partie de la vie d'un être vivant. -Notez bien que, techniquement parlant, je suis bel et bien mort-. Pourquoi m'inquiéter du sort de celle-ci ? Je lui ai sauvé la vie. Pourrais-je seulement savoir pourquoi ? Je ne suis pas quelqu'un de bien. Pourquoi tendrais-je à le devenir ? Non, je suis le méchant, le meurtrier, celui qui cause du tort et s'en amuse. Je ne suis pas un héro. Au contraire, je suis la personne qu'on fuit, contre laquelle on lutte. Et ce rôle me sied bien.

- Oui.

Sa voix est basse, voire même lasse. Elle m'interpelle, me fait réagir. Je serre un peu plus les dents, plisse les yeux. Elle semble quelque peu blessée par mon soudain changement. Je ne m'en préoccupe pas. Je ne suis pas gentil. Je n'ai pas à le devenir, et je ne le deviendrai pas, encore moins pour une humaine. Elle me tourne le dos. Je baisse les yeux. À quoi s'attendait-elle ? Je l'avais prévenue, je ne suis pas côtoyable. Je suis un prédateur, et elle, une proie potentielle. Pourtant, je ne saurais lui faire du mal... Pas à elle. Je suis ridicule. Et c'est parce que je le suis que j'essaie de la protéger, de l'éloigner du danger.

- Il vaudrait mieux pour tout deux qu'on ne se revoie pas. Je n'ai pas l'étoffe d'un héro. J'ajoute pour moi-même. Au revoir, Amanda.

Plus de prédateur qui rôde autour d'elle, plus de concurrents qui disputent sa proie. Si elle sait tenir sa langue sur ses connaissances, elle ne risquera rien de plus que toute personne de Flamdone. Je l'observe une dernière fois avant de me détourner, fermant un instant les yeux comme pour garder cette image d'elle, puis entreprends de m'éloigner sans un mot de plus, sans un bruit. Je ne suis pas un héro...
Revenir en haut Aller en bas

Carte d'identité
Ville actuelle: Flamdone.
Description Caractérielle:
Relations:
Fondatrice & Humaine.Fille du Maire de Flamdone.
Fondatrice & Humaine.
Fille du Maire de Flamdone.
Voir le profil de l'utilisateur http://lgdc-laguerre-eh.forumactif.org/
Messages : 477
Date d'inscription : 04/06/2013
MessageSujet: Re: Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas. [PV Amanda Warren] Dim 26 Juil - 18:35

Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas.
Je serre les dents. C'est pire que prévu. Je sais que ça ne va pas, j'ai du mal à cerner pourquoi. Depuis qu'il est arrivé dans ma vie, il a tout chamboulé, détruit mes croyances et mon quotidien. Mais je me sens plus vivante, bien moins esseulée. Puis-je revenir à ma vie d'avant ? Non. C'est sans doute le plus triste. En si peu de temps, il m'a déjà changée. Je ne pourrais plus jamais faire d'innocentes ballades dans la forêt, tôt ou tard, qu'il pleuve ou fasse beau. Je ne verrais plus le ciel de la même façon. De même pour les ombres. Comment peut-il tout éparpiller ainsi ? Je vois des fragments de moi un peu partout, des pièces plus ou moins détruites par la tempête. Je n'ai jamais autant eu de rêves. Jamais autant expérimenté.
Jamais autant vécu, tout simplement.
Je croyais être habituée à ces sautes d'humeurs. En fait, non. Je suis peut-être trop fragile. Une petite humaine qui ne sait rien. Encore et toujours. Je ne veux pas être fragile. Mon corps n'est pas de cet avis, et je manque de peu de grimacer, une douleur vive m'arrachant un moment à mes pensées. A chaque rencontre, du sang.
Un sourire amer que je suis la seule à deviner achève d'assombrir mon visage. Cette fois n'y fait pas exception, mon sang coule toujours. Mais ce n'est jamais le seul. Un loup-garou, l'ami de mon père.. La fille. A croire que chacune de nos entrevues à des conséquences néfastes. Que m'apportent-t-elles ? Curiosité, angoisse, colère, baume au cœur, larmes, sang, sourires, découvertes. Peut-être est-il temps que tout se termine ? Mais que faire, si je ne reprends pas ma vie d'avant ? Vivre avec ça, sans plus jamais le voir ? C'est étrange, mais je ne peux dissocier ma "nouvelle" vie de lui. Il m'a ouvert les yeux, protégée, blessée. Et bien plus encore. Je ne suis peut-être qu'un jouet. Un jouet qu'on ne veut pas briser, enfin pas tout de suite. Il voulait mon sang, a tué pour que j'en conserve suffisamment pour rester en vie. Cette idée me fait mal, bien plus que ma tête. J'ai envie de crier que c'est faux, que je ne peux pas en être sûre. Mais ce sont les faits.

- Il vaudrait mieux pour tout deux qu'on ne se revoie pas. Au revoir, Amanda.

L'air me manque. Je reprends difficilement ma respiration. Le jeu est fini, la poupée humaine n'est plus assez intéressante pour monsieur Salvatore ? Je serre les dents. Je demandais un ami, quelqu'un. Et après m'avoir sortie de ma zone de confort, voilà qu'on me lâche en plein océan. Je ne sais pas nager, je suis loin de tout. Il s'ennuie avec moi, je suis en danger avec lui. La meilleure des excuses. Il n'y a évidemment pas de dédommagements. C'est la vie. Je suis fatiguée, peut-être même faible, pleine de sang, une blessure au cou. Je ne peux pas rentrer comme ça. Ni rester ici. Même la forêt pourrait être dangereuse. Je vois rouge. Pour qui se prend-il ? J'ai miles choses à lui dire, quatre cent à faire. Mais de toutes les choses possibles, il n'y en a qu'une que je fais :

- Si tu veux que ça se termine ainsi, soit, mais pas ici. Ramène-moi chez moi ou ton ancienne petite distraction ne fera pas long feu.

Je suis énervée d'avoir à lui demander de l'aide. Mais c'est ça ou une baignade dans le lac le plus proche. Etre en chemisette pour tenter de laver le reste de mes vêtements ne me dis strictement rien. Il fait froid - ou est-ce moi qui ai froid ?, les vêtements ne sécheraient pas bien, il resterait des tâches, on m'interrogerait.
Là, ensanglantée mais sèche, je pourrais inventer une agression, un animal sauvage affamé et un sauvetage miracle. Ou que sais-je. Peut-être valait-il mieux rentrer seule, ne rien dire. Mais trop tard, c'est sorti et même si je le regrette, je ne dis rien de plus, regard dur et bras croisés.
.N'E.
Revenir en haut Aller en bas

Carte d'identité
Ville actuelle: Flamdone
Description Caractérielle:
Relations:
Fondatrice et Vampire
Fondatrice et Vampire
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 428
Date d'inscription : 02/06/2013
MessageSujet: Re: Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas. [PV Amanda Warren] Dim 26 Juil - 19:24

Je suis comme cela Amanda, on ne me changera pas.

Privé Amanda Warren




Chaque pas est plus difficile que le précédent. Parce que je sais que ne pas la revoir sera plus dur que tout ce que je pourrai bien avoir imaginé depuis que je l'ai rencontrée. Je n'ai pas envie de me tenir éloigné d'elle. Parce qu'au fond, la partie de moi qui tend à la protéger demande à se développer. Et il n'y a qu'auprès d'Amanda qu'elle le pourrait. Pourtant, je lui refuse cet honneur. je tourne le dos à la lady, je me détourne, je m'en vais. Je fuis. Parce que je ne veux pas avoir à me montrer à la hauteur des espérances de qui que ce soit. Parce que dans cette histoire, je ne suis pas le gentil, et je ne le deviendrai jamais. Elle sera toujours déçue, toujours. Parce que je ne suis pas comme elle. Parce que moi, je suis méchant, vicieux, perfide. Je ne parle même pas du fait qu'elle vieillira, et pas moi ! Que j'aurais envie de la tuer... Encore et encore. Parce que c'est dans ma nature. Tout comme c'est dans ma nature d'être méchant. Pourtant ses paroles m'arrêtent net. Je pile, ses mots me transpercent. J'ai mal. Mais pas physiquement. Au fond de moi. Un endroit perdu entre la poitrine, la gorge et le ventre. Je ne sais pas où. Je sais juste que j'ai mal. Ses mots repassent en boucle dans mon esprit. Je ne les comprend d'abord pas. Ils résonnent dans le silence de mes pensées, comme dans un endroit totalement vide, dénué de toute vie :

"Si tu veux que ça se termine ainsi, soit, mais pas ici. Ramène-moi chez moi ou ton ancienne petite distraction ne fera pas long feu."
"Si tu veux que ça se termine ainsi, soit, mais pas ici. Ramène-moi chez moi ou ton ancienne petite distraction ne fera pas long feu."
"Ancienne petite distraction."
"Distraction."

Ma gorge se serre. Je cherche mon souffle. Je finis par le trouver, ferme un instant les yeux de toute mes forces pour essayer de chasser cette douleur qui, lentement, ronge tout ce qu'elle peut trouver en moi. Tout et n'importe quoi, sans faire de différence entre quoi que ce soit. Lentement, très lentement je me retourne. Par crainte. Parce que je ne veux pas avoir à la regarder à nouveau. Parce que je ne peux pas affronter son regard. Parce que je ne peux pas, simplement.

Pourtant, mes yeux se posent sur elle. Sans expression. Ou au contraire, empli d'un tourbillon phénoménal de sensation, mais quiconque serait incapable de les démêler pour les comprendre. Moi-même je ne comprends pas ce qui m'assaille. Je l'observe, elle, dans sa robe tâchée de sang. Presque inconsciemment, je glisse dans son esprit. Je bascule dans le côté sombre de mon être. Juste assez pour entendre ses pensées :

"Là, ensanglantée mais sèche, je pourrais inventer une agression, un animal sauvage affamé et un sauvetage miracle. Ou que sais-je. Peut-être valait-il mieux rentrer seule, ne rien dire. Mais trop tard, c'est sorti et même si je le regrette, je ne dis rien de plus, regard dur et bras croisés."

Ses paroles m'achèvent. "Même si je le regrette" Mon regard s'assombrit, mon air se pare d'un masque dur, impénétrable, fermé. Pourtant, ses pensées me donnent envie de l'aider. De lui offrir ma salle de bain pour quelques heures, de laver sa robe juste pour éviter qu'elle n'ait à s'expliquer. Le fait qu'il ne soit même pas vraiment tard me conforte dans l'idée que ce serait possible. Mon regard glisse au sol, mon air fermé s'est déjà perdu.

- Distraction ? Est-ce donc comme cela que tu le perçois ? Mais... Peut-être est-ce mieux ainsi, tu as raison. Croire que tout cela n'était qu'un jeu, ça te préserverait de quelqu'autre pensée plus négative, ou du moins différente. C'est vrai, tu as raison. Après tout, je suis toujours le méchant, n'est-ce pas ? Je ne fais jamais les bons choix. Te sauver la vie, c'était uniquement dans le but de mieux te torturer psychologiquement, bien sûr. Et maintenant, je te jette comme une vieille chaussette trouée.

Ma voix s'étrangle, je ne peux continuer. Mon ton est un mélange de déception, de détresse, d'amertume et de reproche. Mais d'ironie aussi, parce que je tente de me cacher, de me préserver, de me sauver. Mais au fond, je m'avoue vaincu. C'est bon, je suis définitivement mauvais. Aller, qu'on n'en parle plus.

- Néanmoins, je vais te raccompagner. Puis-je cependant t'offrir le luxe d'une salle de bain et la possibilité de laver ta robe, auparavant ? Histoire d'oublier cette rencontre dans les règles de l'art, sans avoir à mentir ou remplacer ces instants par de futiles inventions.

Et moi. Oublier cette rencontre et moi. Mon regard est mélangé entre le reproche et la tristesse. Pourtant, mon visage est fermé. Il a perdu toute envie d'exprimer ses sentiments. Revoilà le vrai Damon, celui qui se rit de tout et de tout le monde. Celui qui garde tout pour lui et démoli un adversaire ou vole une vie s'il ne se sent pas bien. Le méchant.


.Codage de N'E. Pour Lea-angels .
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas. [PV Amanda Warren]
Revenir en haut Aller en bas
Je suis comme cela, Amanda, on ne me changera pas. [PV Amanda Warren]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant
Sujets similaires
-
» Aaren Chase : Je suis comme un miroir, tu me souris, je te souris, tu me grimaces, je te grimace
» Dis moi si je suis comme toi [Etoile de la buse]
» Je suis comme ce poison qui coule dans tes veines : je te fais mourir à petit feu ~ Maria
» Qui suis-je ?! Cela est une bonne question, alors à toi de trouvé ! [en cour]
» C'est moiii. Je suis comme je suis, à prendre ou à laisser. (Chacun sa vision des choses mais si tu veux la belle vie, c'est plutôt à laisser. :D)



Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum

Le Sang de nos Coeurs :: Côté RPG :: Flamdone :: Les Rues-
Sauter vers: