Au XIXe Siècle, en 1864, dans la région de Stormfield, des créatures rôdent..
Comment survivez-vous parmi elles ?

 
AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion





Tout perdre, une fois de plus... Tout ? Peut-être pas, finalement... [PV Stefan]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

 :: Côté RPG :: Flamdone :: Les Rues :: L'Auberge
avatar

Carte d'identité
Ville actuelle: Flamdone
Description Caractérielle:
Relations:
Fille du comte de la région de Soliar
Fille du comte de la région de Soliar
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 32
Date d'inscription : 12/01/2014
MessageSujet: Tout perdre, une fois de plus... Tout ? Peut-être pas, finalement... [PV Stefan] Mar 27 Oct - 18:45

Cinq jours. Cinq jours et cinq nuits. Des jours trop courts pour être appréciés, des nuits trop longues pour être ignorées. Par deux fois, je me suis trouvée fort imprudente de me retrouver si proche de la ville le soir venu. Par deux fois j'ai tué. Ah, non, pas seulement deux personnes, fort malheureusement, plutôt une petite vingtaine en deux nuits... Et c'est trop. Beaucoup trop. De plus, au petit matin, quand je reprends mes esprits, je trouve fort désagréable de toujours trouver la porte principale de l'auberge fermée. Je me vois donc bien obligée de réveiller l'aubergiste, n'ayant pas de clef, et il se trouve fort... désagréable, lui aussi. Et ses questions indiscrètes et indélicates ! Ah... Et ces deux nuits où je suis rentrée avec du sang sur mes vêtements... Une fois, ça s'explique, bien sûr, mais deux ? C'est peut-être juste une coïncidence. Mais les voisins se plaignent du bruit que je ne manque pas de faire dans les escaliers qui grincent... Et l'aubergiste n'apprécie pas ces virées nocturnes, comme il les appellent. J'ai donc tenté de faire profil bas deux jours supplémentaires, j'ai trouvé un métier, j'ai tout fait pour passer pour une fille... respectable ? et bien éduquée... Mais je ne peux décidément pas dormir dehors à des heures si tardives, alors, encore et encore, je réveille le pauvre homme, et encore et encore, il me réprimande, jure, grommelle, se montre désagréable... Enfin, je suppose que je n'ai pas d'autre choix...

Mis à part cela, j'ai trouvé un travail. Certes, pas le mieux payé qui soit, mais au moins me permet-il de payer la chambre et subvenir à quelques besoins supplémentaires. J'ai trouvé à me rendre utile à la bibliothèque de Flamdone. Au moins, là-bas, c'est calme, c'est charmeur et envoûtant... Au moins, là-bas, ma vie ne ressemble plus à quelque absurde invention d'un auteur écervelé. Elle ne déteint plus dans le décor. Plus de la même manière du moins...



- C'est bien clair ?!

Je sursaute, brusquement ramenée à la réalité par la voix tonitruante de l'aubergiste. Je n'ai rien écouté. Mais j'ai bien compris la situation. Il lance ma valise hors de la pièce, m'empoigne par le bras et m'entraîne dans son sillage, tandis que je me tortille pour espérer me dégager. Il me pousse dans le couloir, claque la porte dans mon dos et m'entraîne dans les escaliers en direction de l'entrée.

- Je ne veux plus te revoir ici, c'est clair ?! Je ne sais pas ce que tu fais, la nuit, mais ça suffit, pas de ça chez moi ! Dehors !

Sur ces mots, il claque la porte d'entrée, non sans avoir jeté ma valise et poussé ma personne dans la rue. Je grogne, refoule la colère qui manque de s'emparer du fond de mon être. Ce n'est pas le moment de laisser une occasion à la panthère de se réveiller. Surtout que les vociférations de l'aubergiste ont éveillé la curiosité des passants. Je m'empresse donc de rassembler les quelques affaires tombées de ma valise, car le choc l'a ouverte, et referme prestement le bagage dans l'espoir de passer inaperçu aux yeux des quelques passants qui ne se sont pas encore retournés. Mais... C'est peine perdue...
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Carte d'identité
Ville actuelle: Flamdone.
Description Caractérielle:
Relations:
Vampire
Vampire
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 57
Date d'inscription : 23/08/2013
MessageSujet: Re: Tout perdre, une fois de plus... Tout ? Peut-être pas, finalement... [PV Stefan] Dim 12 Fév - 12:30



TOUT PERDRE, UNE FOIS DE PLUS... TOUT ?❞
A la rencontre d'une étoile
Avec Vasilissa.



Presque une semaine, déjà. Six jours depuis ma presque fuite. Et depuis la rencontre du train. Je n'aurais jamais pensé être autant marqué par une personne. Je ne fais pourtant que ressasser ces quelques instants volés. Je ne sais pas si c'est un bien ou un mal, je suis ici en terre inconnue. Je ne me reconnais pas : est-ce mieux ?
Et j'hésite, pris entre deux feux. J'aimerais la voir, lui parler peut-être, retrouver son sourire...
Mais je suis loin d'aimer ce qui m'arrive depuis. Je suis à peine maître de moi-même, j'ai du mal à me concentrer, je suis presque hanté. Et si.. et si je dérapais ? La possibilité étant non-négligeable, j'avais dû trouver quelque chose. Une solution, une retraite, un pied-à-terre, quelque chose pour m'isoler, me protéger et protéger les autres. J'avais trouvé un petit lieu de résidence en périphérie de la ville, accolé à la forêt. Une distance de sécurité, rien de plus. Enfin c'est ce que je m'étais dis, au début.
Sans repos, je ne parvenais plus à retrouver a sérénité, ne pensais plus vraiment à me nourrir non plus. Sauf là-bas. Ce rectangle sans luxe, trop géométrique, m'offrait un repos inespéré, inattendu. Je ns supportais plus le bruissement des pensées, me laissait atteindre et influencé par les sentiments de la ville. Ici, loin des autres, je respirais, revivais. Depuis quand avais-je perdu ma maîtrise ?
Je n'aurais jamais cru acheter quelque chose ici, sur les terres de ma naissance, "ma" ville. A force d'y passer jours et nuits, je m'étais décidé à y habiter pour de bon. C'était déjà plus grand que ma chambre actuelle, à l'auberge, et surtout, je ne pouvais plus continuer ainsi, éreinté en permanence par la simple proximité des autres. J'avais donc quitté l'auberge, un pincement au coeur. Je ne l'avais toujours pas revue.. Etions-nous destiné à nous revoir ? Je commençais à en douter, payais grassement l'aubergiste pour mettre de côté pour moi quelques affaires, le temps de m'installer.
Et je m'installais, meublais ma "grotte". Le moins de choses possible, du bois et encore du bois, de toutes les nuances et de tout les aspects. Au final, l'ensemble était presque trop grand pour une personne seule, mais je ne cherchais pas à y changer quoi que ce soit. Un lit dans une des deux chambres, le fruit de mes voyages dans l'autre. Cette dernière était ma contradiction : chargée, pleines d'étagères, de bibelots et de livres, on ne pouvait plus voir les murs ni le sol, celui-ci étant recouvert d'une tapisserie bleue nuit parsemée d'étoiles, des signes du zodiaque. Un caprice peut-être, une jonction entre les différents moi, le poids des souvenirs, des décennies. C'était l'endroit où je passais le plus du temps, outre le toit, incroyablement plat, de ma "demeure". Le seul endroit d'où l'on pouvait suivre la course des étoiles.
Ma réclusion fut totale. Ainsi, pendant trois jours entiers, je ne sortais pas - ou que pour me nourrir. Je préférais la forêt à la ville et reprenais des forces, réapprenais à vivre, en somme. Quelque part, je ne me rendais toujours pas bien compte de ce qui c'était produit. Je m'étais posé, avais brisé mon nomadisme absolu de ces dernières... décennies. Je connaissais la règle, les problèmes qui finiraient par se poser mais les repoussaient. Je n'étais pas prêt à les affronter et m'accordais du temps pour y penser. Cette parenthèse ne durerais peut-être pas mais j'en chérissais chaque instant.
Seulement, je ne pouvais pas me cacher éternellement. Des affaires m'attendaient en ville, l'aubergiste finirait par vendre mes biens, si je ne venais pas.. Je ne devais pas faillir, pas cette fois.
A cran, mentalement entraîné et paré à bloquer les émotions environnantes, je me rendais sans trop d'encombres à l'auberge et me faisais rendre mes biens par la femme - ou la fille ? - du propriétaire. Sur mes gardes mais plus calme, je me pensais tiré d'affaire quand mes protections s'ébranlèrent, se fissurèrent. Je grimaçais tout en cherchant à endiguer le flot menaçant quand je la sentis. Elle. Une détresse, quelque chose. Quittant rapidement la pièce je gagnais la rue et ne tardais pas à assister à la scène.
Vasilissa, jetée dehors. Je perdais mon calme et gagnais rapidement ses côtés. Me penchant, j'attrapais sa valise et demandais :

- Vous allez bien ?

En cet instant, hors de toute mesure ou maîtrise, j'aurais pu sauter à la gorge de l'homme, lui faire ravaler ses manières. Comment osait-il parler de la sorte ? Je trouvais mon étoile en difficulté, me trouvais capable de tout - je n'en frissonnais qu'après-coup, soudainement conscient de la raison de tout cela, sa présence me rendait imprudent, incontrôlé incontrôlable. Mon regard au niveau du sien, je demandais, on ne peux plus sérieux :

- Voulez-vous que j'aille lui parler ?

Revenir en haut Aller en bas
avatar

Carte d'identité
Ville actuelle: Flamdone
Description Caractérielle:
Relations:
Fille du comte de la région de Soliar
Fille du comte de la région de Soliar
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 32
Date d'inscription : 12/01/2014
MessageSujet: Re: Tout perdre, une fois de plus... Tout ? Peut-être pas, finalement... [PV Stefan] Dim 12 Fév - 19:33
Tout perdre, une fois de plus...



Quelle ne fut pas ma surprise, de voir Monsieur Salvatore se porter à mon secours, attrapant ma valise. Je reste quelque peu sonnée, l'observe, cligne des yeux. Mais qu'est-ce qu'il fait là ?

- Vous allez bien ?

J'aurais aimé répondre. Oui, j'aurais aimé. Articuler ces quelques mots qui feront baisser son inquiétude. Mais à cet instant, rien ne voulait sortir de ma gorge, jaillir de ma bouche entrouverte. Déjà, des images me sautaient à la gorge. Stefan, bondissant sur l'aubergiste, couvert de sang... Je ferme les yeux, recule légèrement, comme frappée de plein fouet par ces horribles images. La peur me noue à nouveau la gorge. Qu'est-ce que ces visions essaient de me dire, bon sang ? Je déglutit, cligne des yeux, désorientée. Je me mords la lèvre, croise le regard sérieux du jeune homme. À nouveau je détourne le regard. Je n'ose pas le regarder. J'ai trop peur d'apercevoir dans ses yeux la colère qui le pousserait à commettre quelque idiotie. Mais d'où viendrait-elle, cette colère ? Je suis ridicule. Je... Peut-être qu'il aime simplement faire du mal ? Blesser ? ...Tuer ? Mon souffle me manque.

- Voulez-vous que j'aille lui parler ?

Il me ramène brusquement sur la terre ferme, me prenant au dépourvu. À nouveau, je le regarde, cligne des yeux, un peu sonnée. Malgré mes visions, il a l'air si attentionné, si prévenant ! Je détourne le regard, bredouille :

- Oh ! J-je... Hum, non, ne vous en faites pas, j'avais été prévenue... Et de toute façon, j'ai l'habitude. Je trouverais bien un autre endroit où loger.

Je lui offre un petit sourire de pure convenance, mais il sonne faux. Et n'osant pas m'approcher pour récupérer ma valise et m'enfuir, je me contente de regarder le bagage, espérant en silence qu'il ne profiterait pas d'avoir récupéré mes affaires pour m'obliger à rester avec lui si je ne le désirais pas. Je... Je dois m'en aller...

- C'est très gentil à vous de me proposer votre aide, et même, d'ailleurs, d'être venu à mon secours, mais... J'aimerais autant récupérer ma valise et m'en aller, je dois trouver où la déposer avant d'aller travailler... Je... Je suis désolée...

Certes, je ne le suis guère. Mais je n'ai pas non plus envie de lui faire de la peine. Et puis, c'est vrai, je dois vraiment trouver où déposer mes affaires avant d'aller à la bibliothèque. Même si, en soit, cela ne urge guère... La bibliothèque n'ouvrirait pas avant trois bonne heures.

© codage par lea-angels



Revenir en haut Aller en bas
avatar

Carte d'identité
Ville actuelle: Flamdone.
Description Caractérielle:
Relations:
Vampire
Vampire
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 57
Date d'inscription : 23/08/2013
MessageSujet: Re: Tout perdre, une fois de plus... Tout ? Peut-être pas, finalement... [PV Stefan] Dim 12 Fév - 23:05



TOUT PERDRE, UNE FOIS DE PLUS... TOUT ?❞
A la rencontre d'une étoile
Avec Vasilissa.



Toujours un peu surpris de la trouver ici, maintenant quand je pensais l'avoir vue pour la dernière fois, je ne peux que prendre les moments qui me sont accordés. Elle détourne le regard, je fais de même, emportant le souvenir de ses rétines, toute tension ayant déserté mon corps. Plus dan la maîtrise que je ne l'étais auparavant, je tâche de m'isoler de la foule qui commence de nouveau à m'atteindre. Je fais le vide, comme rasséréné par la présence de Vasilissa. Mes barrières internes en place, je me rends compte que nous sommes regardés. Je suppose que la petite scène qui a eu lieu plus tôt l'a mise au centre de l'attention... Je déteste l'homme qui l'a mise dans cette situation, cette femme que la foule dérange et qui a déjà été mise en difficulté par cette dernière, il y a de cela une semaine.
Je me rend compte que je ne l'ai même pas saluée, mais j'ai le sentiment qu'il n'est plus l'heure, le moment est passé. Je ne sais pas si elle m'en tiendra rigueur, je lui lance un regard, interrogatif, avant de faire un léger pas en avant, tâchant de la soustraire aux regards inquisiteurs des passants avec ma carrure. Protecteur sans en avoir l'air, je tâche de masquer mon action et intention, de peur de la gênée d'avantage.

- Oh ! J-je... Hum, non, ne vous en faites pas, j'avais été prévenue... Et de toute façon, j'ai l'habitude. Je trouverais bien un autre endroit où loger. C'est très gentil à vous de me proposer votre aide, et même, d'ailleurs, d'être venu à mon secours, mais... J'aimerais autant récupérer ma valise et m'en aller, je dois trouver où la déposer avant d'aller travailler... Je... Je suis désolée...

J'hoche lentement la tête, souhaitant presque de pas répondre mais les mots sortent quand même.

- Je n'entendais pas cela. A mon sens, vous ne devriez pas y retourner, quand bien même cet homme serait en train de vous supplier de la faire. Personne ne devrait jamais être expulsé de la sorte.. Je... Je comprendrais si vous n'étiez pas intéressée mais je viens d'acquérir un bien - rien d'incroyable - mais une des chambres est vide et, puisque vous, hum, n'avez pas d'endroit où rester...

Je garde la tête légèrement baissée. J'ai conscience de m'être emporté, que ma proposition, bien que désintéressée, a peu de chances d'être acceptée. Nous ne nous connaissons qu'à peine - et c'est là un bien grand mot -, alors, loger chez moi ? Elle a d'ailleurs l'air assez pressée de s'en aller - et l'est aussi -, je lui ai peut-être fait peur... Cette idée n'est pas pour me plaire et je lui tends son bagage.

- Je suis conscient de m'être imposé et.. je suis désolé. J'ai pensé que vous aviez besoin d'aide alors que ce n'était peut-être pas le cas. Sachez juste que vous êtes la bienvenue chez moi, je.. Je ne vais pas d'avantage abuser de votre temps, et.. Passez une bonne journée.


Je ponctue le tout d'un signe de la tête et lui abandonne doucement le bagage entre les mains, mon propre sac dans la mienne. J'entame ensuite quelques pas, ne sachant finalement pas si je la reverrais jamais. Et si les choses avaient étés différentes ? Si je l'avais été ? J'imagine un monde où quand on rencontre une femme au sortir d'un train, on peut ne jamais la quitter mais le tout est plus qu'hypothétique, bien trop éloigné de la réalité pour que le rêve ne dure.
Elle est une fois de plus pressée, mais j'aurais, là, le plaisir de ne pas être être congédié. Je me demande si ma sympathie n'est pas à sens unique puis hausse les épaules. Soit, c'est ainsi.
Peut-être dans un autre monde, autrement... Si les choses avaient pu être autres, s'il était possible de faire machine arrière, de tout effacer tout recommencer...

Revenir en haut Aller en bas
avatar

Carte d'identité
Ville actuelle: Flamdone
Description Caractérielle:
Relations:
Fille du comte de la région de Soliar
Fille du comte de la région de Soliar
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 32
Date d'inscription : 12/01/2014
MessageSujet: Re: Tout perdre, une fois de plus... Tout ? Peut-être pas, finalement... [PV Stefan] Lun 13 Fév - 18:05
Tout perdre, une fois de plus...



Un pas en avant. Mes muscles se tendent. Pourquoi s'approcher de la sorte ? Les regards des passants me pèsent. Mon esprit ne peut pas s'arrêter sur un détail, il s'agite, bouillonne en tous sens. Monsieur Salvatore qui s'approche, sa carrure qui me masque le monde, les regards que je sens encore, qui effleurent encore ma peau, caresse dérobée et désagréable. Je gronde intérieurement. Cette situation est déplaisante. Mais le lent hochement de tête de l'homme qui me fait face me force à lui prêter attention. Sans sembler s'en rendre compte, il prend la parole :

- Je n'entendais pas cela. A mon sens, vous ne devriez pas y retourner, quand bien même cet homme serait en train de vous supplier de le faire. Personne ne devrait jamais être expulsé de la sorte.. Je... Je comprendrais si vous n'étiez pas intéressée mais je viens d'acquérir un bien - rien d'incroyable - mais une des chambres est vide et, puisque vous, hum, n'avez pas d'endroit où rester...

Mon coeur se dérobe dans ma poitrine. Mon souffle se perd. Sa tête légèrement baissée. Son expression étrange. Presque... coupable ? Peut-être quelque chose s'en approchant. Mais de quoi a-t-il honte ? De quoi a-t-il peur ? ...Et moi ? ...De quoi ai-je peur ? ...

- Je suis conscient de m'être imposé et.. je suis désolé. J'ai pensé que vous aviez besoin d'aide alors que ce n'était peut-être pas le cas. Sachez juste que vous êtes la bienvenue chez moi, je.. Je ne vais pas d'avantage abuser de votre temps, et.. Passez une bonne journée.

Il me salue d'un signe de tête, m'abandonne la valise entre les mains. Sonnée, je le regarde s'éloigner. Sonnée, je le poursuis, le rattrape. M'expose dans la rue, m’éloigne des rebords protecteurs des murs. Je le retiens :

- Attendez !

Pur réflexe, pure idiotie, je le retiens. Ma main se loge au creux de son bras, attirant son attention plus que l'empêchant d'avancer, même si c'est mon but premier. Je croise son regard. Un frisson me parcourt de la tête au pied. Mon souffle se coupe. Comme si une vision menaçait de me traverser. Mais seuls ses yeux subsistent. Il n'y a plus rien que ces deux prunelles vertes qui me regardent. Je perds mes moyens, déclare d'une voix quelque peu confuse :

- Ne partez donc pas ainsi, Monsieur. Votre proposition me va droit au coeur, mais puisque vous semblez si pressé d'en fuir la réponse, je ne vous en encombrerai pas. Je tiens cependant à vous remercier, votre générosité me réchauffe le coeur dans un temps où j'ai manqué de croire à son inexistence. Pas chez vous, je veux dire, chez l'homme en général... Enfin, je m'égare. Je... Je vous remercie, Monsieur.

Je croise son regard, sincère, marque une pause, me mords la lèvre, détourne les yeux, cherche mes mots. C'est incroyable comme, quelque part, il me met mal à l'aise. J'ai l'impression de devenir dyslexique en sa compagnie. Incapable de trouver mes mots.

- Je ne vais guère vous retenir plus longtemps. Je vous souhaite une agréable journée, Monsieur Salvatore.

Je le gratifie d'une esquisse de révérence, inclinant la tête avec un petit sourire, puis croise à nouveau ses beaux yeux verts. Arriverais-je à m'en détacher un jour ?

© codage par lea-angels



Revenir en haut Aller en bas
avatar

Carte d'identité
Ville actuelle: Flamdone.
Description Caractérielle:
Relations:
Vampire
Vampire
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 57
Date d'inscription : 23/08/2013
MessageSujet: Re: Tout perdre, une fois de plus... Tout ? Peut-être pas, finalement... [PV Stefan] Mer 15 Fév - 0:19



TOUT PERDRE, UNE FOIS DE PLUS... TOUT ?❞
A la rencontre d'une étoile
Avec Vasilissa.



Je regrette les instants que je ne lui ai pas volé et laisse mon regard parcourir une foule que je ne vois pas. Il n'y a qu'une personne dans ma tête, les gens qui passent ne sont pas elle. Je refuse de me retourner, ne pouvant pas me résoudre à lui montrer combien je suis troublé par ses réactions. Mais j'en suis bientôt forcé. Rien d'autre n'aurait pu arrêter mes pas comme le son de sa voix.

- Attendez !

Sa main se loge au creux de mon bras et me retient. Doucement je me retourne, surpris. Nos regards se croisent mon trouble grandit. Je réalise que nous sommes encore plus regardés, désormais. Elle n'aime pas la foule, l'affronte. Pour moi ?

-  Ne partez donc pas ainsi, Monsieur. Votre proposition me va droit au coeur, mais puisque vous semblez si pressé d'en fuir la réponse, je ne vous en encombrerai pas. Je tiens cependant à vous remercier, votre générosité me réchauffe le coeur dans un temps où j'ai manqué de croire à son inexistence. Pas chez vous, je veux dire, chez l'homme en général... Enfin, je m'égare. Je... Je vous remercie, Monsieur.

J'hausse un sourcil. Aurait-elle mal interprété mes actes ? Je suppose que c'est le cas. Mais... Est-ce un oui ? Un non ? Je ne saurais en être sûr pourtant c'est vers l'affirmative que mon coeur tend. Je la surprend à se reprendre et à se perdre et il me semble que c'est bien la première fois. Je mets tendrement de côté ces légers balbutiements et les lient à la situation, qui ne peut définitivement pas être très plaisante pour elle, ni même rassurante.
Je me rappelle que je ne la connais presque pas, hausse les épaules. Ce n'est pas l'impression que j'ai, même... même s'il est vrai que je ne sais pas grand chose d'elle. Je suis curieux, pas comme je le suis habituellement. C'est plus une sorte de sentiment diffus et étrange qui, loin de se montrer assoiffé, se fait fluctuant et léger, prenant son temps, ayant plaisir à découvrir un peu plus à chaque fois.

- Je ne vais guère vous retenir plus longtemps. Je vous souhaite une agréable journée, Monsieur Salvatore.


Nos regards se lâchent peu, je lui offre un sourire, répondant d'un signe de tête à son geste. Mais je ne la laisse pas filer - non, pas cette fois, pas comme ça. Je prend délicatement sa main, la baise et, sans la lui rendre, trouve son regard.

- Madame... Je crois que nous ne sommes pas compris. Je vais devoir abuser de votre temps et je m'en excuse, mais il me semble que nous avons une valise à déposer.

Je lui sourie, me traite de fou, car c'est bien ce que je suis en ce moment, un fou qui ose et qui est bien trop heureux. Je lui vole un instant de plus, me fait finalement plus sérieux.

- J'insiste : acceptez, s'il vous plait, mon hospitalité, je refuse de vous laisser partir de la sorte. Si le temps vous manque dîtes-moi où et quand venir vous chercher, je le ferais... Laissez-moi vous aider. Si nous avons le temps, alors laissez-moi vous montrer mon humble pied-à-terre. J'aimerais avoir d'avantage à vous présenter mais qui sait, ce bien qui a retenu mon attention vous plaira peut-être ?

Je ne lâche toujours pas sa main, attendez une réponse pour, peut-être, lui présenter mon bras.


Revenir en haut Aller en bas
avatar

Carte d'identité
Ville actuelle: Flamdone
Description Caractérielle:
Relations:
Fille du comte de la région de Soliar
Fille du comte de la région de Soliar
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 32
Date d'inscription : 12/01/2014
MessageSujet: Re: Tout perdre, une fois de plus... Tout ? Peut-être pas, finalement... [PV Stefan] Mer 15 Fév - 16:16
Tout perdre, une fois de plus...



Dans un premier temps, Monsieur Salvatore hausse les épaules. Est-ce de la frustration que je ressens alors ? Je ne puis répondre. Mais son geste me déçoit, quelque part. Par chance, lorsque je reprends la parole, il m'offre un sourire et un signe de tête pour répondre à mon geste. Malgré tout, il ne me laisse pas me détourner. Il attrape ma main, mes muscles se tendent, mon coeur chavire. Est-ce de peur ? Je ne le sais point. Ses lèvres rencontrent ma peau. Je lui offre un petit sourire gêné, réflexe sans doute, les joues colorées d'un délicat teint rosé. Mais en aucun cas je ne la lui reprends.

- Madame... Je crois que nous ne sommes pas compris. Je vais devoir abuser de votre temps et je m'en excuse, mais il me semble que nous avons une valise à déposer.

Il me sourit ; ne me lâche pas.

- J'insiste : acceptez, s'il vous plait, mon hospitalité, je refuse de vous laisser partir de la sorte. Si le temps vous manque dîtes-moi où et quand venir vous chercher, je le ferais... Laissez-moi vous aider. Si nous avons le temps, alors laissez-moi vous montrer mon humble pied-à-terre. J'aimerais avoir d'avantage à vous présenter mais qui sait, ce bien qui a retenu mon attention vous plaira peut-être ?

Gênée, je fuis son regard, balaie la rue d'un coup d'oeil. Pourquoi est-ce si important pour lui que j'accepte son invitation ? Qu'a-t-il à y gagner ? Je ne vois rien qui soit en son intérêt. J'ai beau chercher, je retombe à la même évidence : il est simplement serviable. Ou alors... Un frisson me parcourt la nuque. Je refuse de penser à cela. De toute manière... Que peut-il contre moi ? Je me mords la lèvre. Il ne peut rien. Il est comme tous les autres : impuissant. Et si... Si je... Un goût de sang emplit ma bouche. Si par mégarde je le tuais ? J'ai mordu trop fort. Je libère ma lèvre meurtrie, l'air de rien, et baisse légèrement les yeux, toujours l'air aussi mal à l'aise. Il n'aura décidément rien à gagner en m'offrant son aide. Mais je me méfie ; c'est dans ma nature.

- Vous êtes fort aimable, Monsieur Salvatore. Et je crois... Je crois que je conçois à accepter votre offre. Cependant, si ma présence venait à vous gêner, promettez-moi de me le faire savoir aussitôt, et je m'en irai sans délais.

Je le regarde dans les yeux, faisant valoir tout mon sérieux dans ce simple contact visuel, attendant cette promesse silencieuse que me répondrait son regard plus que ses paroles. Je continue quelques secondes plus tard :

- Et si votre bien se situe suffisamment proche, je consens à vous y accompagner dès maintenant ; je dois me rendre à la bibliothèque dans un peu plus de deux heures, seulement.

Et il n'a toujours pas lâché ma main.

© codage par lea-angels



Revenir en haut Aller en bas
avatar

Carte d'identité
Ville actuelle: Flamdone.
Description Caractérielle:
Relations:
Vampire
Vampire
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 57
Date d'inscription : 23/08/2013
MessageSujet: Re: Tout perdre, une fois de plus... Tout ? Peut-être pas, finalement... [PV Stefan] Mar 7 Mar - 0:07



TOUT PERDRE, UNE FOIS DE PLUS... TOUT ?❞
A la rencontre d'une étoile
Avec Vasilissa.



J'espère ne pas non plus me montrer trop pressant car c'est loin d'être mon intention, mais je n'ai pas pu m'empêcher : si je peux l'aider, il est de mon devoir de le faire et plus encore, je ne me pardonnerais pas de la laisser sans logement. Comme je l'ai dit, sa situation n'a rien d'enviable et je ne la souhaiterais à personne - surtout pas à elle. Je n'ose imaginer les épreuves desquelles je la sauve peut-être. Des images toutes plus horribles les unes que les autres m'assaillent et je frémis et bouillonne à la fois. Jamais je ne permettrais de telles choses, jamais. Je m'y refuse totalement, quitte à en perdre l'immortalité, la vie et tout le reste.
Ma position prise, j'en reviens à mon interlocutrice, dans l'espoir vague et fou qu'elle accepte. Pourquoi fou ? Parce que c'est inespéré, que je n'aurais même pas oser avoir une occasion de la revoir, encore moins de lui rendre un service et lui proposer d'habiter - temporairement soit, mais tout de même - chez moi et avec moi. Ce doit vraiment être un choc, tout de même, étant donné que nous ne nous connaissons qu'à peine. Mais son choix reste limité, je suis attristé qu'elle n'ai le choix ou se sente obligée d'accepter, j'en souffre rien qu'à l'idée.
Elle me semble gênée et méfiante et je crains un refus. Ce serait bien naturel, oui, cependant comment ne pas prendre personnellement une telle réponse ? J'espère ne pas avoir à ressentir cette.. déception ? Je ne trouve pas de mot adéquat et laisse mes pensées divaguer, faire le tour de la question. L'indécision se manifeste par une sorte de tic nerveux et je me prend à remarquer sa moue avant que du sang ne perle. J'ai beau y être habitué, l'odeur est particulièrement troublante. Je n'en laisse cependant rien paraître tandis que les gouttes écarlates se perdent quand ses lèvres se referment. Je regarde le ciel, la rue grise, moins bondée - l'attroupement commence à se disperser - et enfin les joues d'albâtre de Vasilissa.

- Vous êtes fort aimable, Monsieur Salvatore. Et je crois... Je crois que je conçois à accepter votre offre. Cependant, si ma présence venait à vous gêner, promettez-moi de me le faire savoir aussitôt, et je m'en irai sans délais.

Je constate avec un demi-sourire qu'elle accepte sans en avoir l'air mon offre, se montrant excessivement polie - plus encore que moi peut-être. Je ne célèbre en l'instant pas une victoire mais mon être se trouve être en joie sans qu'aucune véritable raison ne soit en jeu.
Son regard cherche le mien, elle est sérieuse. Je ne me dérobe pas et lui rend sa promesse d'un signe de tête, tout aussi solennel.

- Et si votre bien se situe suffisamment proche, je consens à vous y accompagner dès maintenant ; je dois me rendre à la bibliothèque dans un peu plus de deux heures, seulement.

J'hoche de nouveau la tête et sans jamais lui lâcher la main lui prends le bras - le sien repose sur le mien, doigts toujours enlacés -, lui offrant un sourire franc.

- Vous êtes chanceuse, c'est en effet le cas : nous aurons largement le temps de nous y rendre. Cependant.. Elle est un peu plus en périphérie de la ville, non-loin de la forêt : prendrons-nous une voiture ou bien irons-nous à pied ?

Mon regard quitte enfin le sien pour se mettre à la recherche d'un cocher si la voiture s'avère être son choix et, l'air distrait, peut-être, mais non pas moins sérieux, j'ajoute :

- Je vous promet de vous signaler si votre séjour me devient gênant mais, en attendant, promettez-moi de vous y conduire comme dans votre propre résidence et non comme simple invitée.

Je trouve enfin ce que je cherchais jusqu'alors et me tourne vers elle, mon regard retrouvant le sien. Je ne peux m'empêcher de la prévenir :

- Vous vous rendez de toute façon bien compte que l'endroit ne vaut pas tant de cérémonies et étant donné que personne d'autre n'y réside jamais, il est plus aisé que vous fassiez comme chez vous. D'ailleurs... Je n'ai pas demandé mais.. Etes-vous confortable avec le fait que le jardin soit directement prolongé par la forêt ? Je n'y ai pas songé plus tôt mais les animaux ou les bruits pourraient éventuellement vous déranger ?

Je suis désormais serein, concerné et ayant la volonté de bien faire, oui, mais bien plus serein depuis que je lui sais un pied-a-terre. Je l'imagine plus en sécurité qu'ailleurs à mes côtés. J'espère secrètement - et en même temps avec force - que c'est bel et bien le cas.

Revenir en haut Aller en bas
avatar

Carte d'identité
Ville actuelle: Flamdone
Description Caractérielle:
Relations:
Fille du comte de la région de Soliar
Fille du comte de la région de Soliar
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 32
Date d'inscription : 12/01/2014
MessageSujet: Re: Tout perdre, une fois de plus... Tout ? Peut-être pas, finalement... [PV Stefan] Mar 7 Mar - 20:03
Tout perdre, une fois de plus...



Par deux fois, Monsieurs Salvatore hoche la tête, d'abord solennement pour me rendre sa promesse, puis seulement en réponse à mes paroles. Sans libérer ma main, il me prend le bras, m'offrant un sourire franc. Mes doigts me semblent tout engourdis, tout à coup. Mon bras repose sur le sien. Je tente de cacher une certaine gêne. Il répond :

- Vous êtes chanceuse, c'est en effet le cas : nous aurons largement le temps de nous y rendre. Cependant.. Elle est un peu plus en périphérie de la ville, non-loin de la forêt : prendrons-nous une voiture ou bien irons-nous à pied ?

Son regard se détache du mien pour chercher un cocher, au cas où ma réponse se tournait vers celui-ci. Cependant, je préfère marcher, je ne roule pas sur l'or, et je ne veux pas qu'il m'offre le trajet en plus. Mais avant que je ne puisse répondre, il ajoute, l'air un peu distrait :

- Je vous promet de vous signaler si votre séjour me devient gênant mais, en attendant, promettez-moi de vous y conduire comme dans votre propre résidence et non comme simple invitée.

Mon souffle me fait légèrement défaut. C'est une promesse que je n'ose faire. Je n'ai jamais été très à l'aise chez autrui, me trouvant toujours un peu trop... déplacée. Et puis j'ai appris à être polie, peut-être presque dans l'excès, et la bienséance ne m'autorise pas à prendre mes aises si facilement. Il se tourne à nouveau vers moi, interrompt mes pensées, retrouvant mon regard.

- Vous vous rendez de toute façon bien compte que l'endroit ne vaut pas tant de cérémonies et étant donné que personne d'autre n'y réside jamais, il est plus aisé que vous fassiez comme chez vous. D'ailleurs... Je n'ai pas demandé mais.. Etes-vous confortable avec le fait que le jardin soit directement prolongé par la forêt ? Je n'y ai pas songé plus tôt mais les animaux ou les bruits pourraient éventuellement vous déranger ?

Au contraire, si je suis la première à y résider, je me sentirai encore plus mal, dans la crainte d'être trop déplacée, trop exigeante, trop dérangeante, que sais-je ! Je ne le soulève pas, lui offre un petit sourire mi-amusé, mi-timide à la suite de ses propos. La forêt ne me dérange pas, au contraire. Elle m'apaise bien plus qu'une vue sur la rue, fourmillante de personnages plus étranges les uns que les autres. Plus on est loin du centre, plus je me sens à l'aise, curieusement. Sans doute que mon don s'y appaise. Mais s'il est si reculé qu'il le prétend, l'emplacement me conviendra parfaitement.

- Ne vous en inquiétez pas, Monsieur Salvatore, je préfère sans doute les animaux de la forêt à la foule des rues du centre.

Je lui offre un petit sourire timide, me rappelant qu'il sait à quel point les gens m'indisposent, ayant été présent lors de l'un de mes malaises. Malgré tout, je continue en fronçant légèrement les sourcils :

- Cependant, pour être tout à fait sincère, je crains de ne pouvoir vous faire cette promesse. Mon éducation ne me permet point de prendre tant mes aises que vous le souhaiteriez, mais je vous promets de ne jamais me sentir trop obligée.

C'était une sorte de compromis, en soit. Ne pas se sentir trop invitée, ne pas se montrer trop polie, que sais-je ! Elle lui offre un petit sourire désolé et rassurant à la fois avant de continuer en balayant la rue du regard :

- Et si vous n'y voyez point d'inconvénient, je préfèrerais marcher. Je ne suis pas tant aisée pour me permettre quelque dépense que l'on peut éviter.

La phrase m'a un peu échappée, les joues légèrement rosies. Après tout, à cette époque, les femmes ne sont pas censées vivres seules et se débrouiller ainsi pour vivre, mais je n'ai guère le choix. D'ailleurs, anticipant un peu sur ce que je crains être sa gentillesse et sa serviabilité, j'ajoute, légèrement mal à l'aise :

- Mmh... D'ailleurs, il va de soit que vous percevrez un loyer, Monsieur.

Bien sûr, je n'étais pas sûre qu'il l'aurait refusé après mes propos mal placés, mais j'imagine qu'il aurait pu le faire. Au moins, comme ça, tout est clair.

© codage par lea-angels



Revenir en haut Aller en bas
avatar

Carte d'identité
Ville actuelle: Flamdone.
Description Caractérielle:
Relations:
Vampire
Vampire
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 57
Date d'inscription : 23/08/2013
MessageSujet: Re: Tout perdre, une fois de plus... Tout ? Peut-être pas, finalement... [PV Stefan] Mer 8 Mar - 16:13



TOUT PERDRE, UNE FOIS DE PLUS... TOUT ?❞
A la rencontre d'une étoile
Avec Vasilissa.



Elle semble surprise par ma demande, elle ne sait cependant pas à quel point j'y tiens. Je ne veux pas qu'elle soit différente avec moi parce que je l'héberge. Je souhaite... Je ne sais pas. C'est certainement trop soudain mais, oui, j'aimerais la voir plus détendue. Qu'un jour elle soit sereine, pas sur la défensive. Vasilissa a toujours l'air d'attendre que quelque chose de mauvais arrive... Pourquoi ? Un mystère de plus que ses iris gris perle ne me révéleront pas.
Je repense à notre première rencontre, à son rendez-vous. Je n'en sais toujours pas plus - en saurais-je seulement un jour ? Nouvelle question en suspend. J'imagine que la personne en question n'aurait pas été en mesure de l'héberger, félicite ma chance : venir par ici le même jour, à cette heure bien précise ? Le hasard semble me sourire. Je lui sourie aussi.

Son sourire se fait amical, amusé mais pas tout à fait à l'aise - je me demande alors si j'aurais l'occasion de la voir sourire souvent - il se peut que j'en souhaite de trop, mais rêver ne me fera pas de mal.

- Ne vous en inquiétez pas, Monsieur Salvatore, je préfère sans doute les animaux de la forêt à la foule des rues du centre. Cependant, pour être tout à fait sincère, je crains de ne pouvoir vous faire cette promesse. Mon éducation ne me permet point de prendre tant mes aises que vous le souhaiteriez, mais je vous promets de ne jamais me sentir trop obligée.  

J'hoche la tête, un sourire distrait aux lèvres : je sentais déjà venir la négation. Je prend ce qu'elle consent à me donner avec joie, j'imagine que je ne pouvais pas m'attendre à plus.

- Et si vous n'y voyez point d'inconvénient, je préfèrerais marcher. Je ne suis pas tant aisée pour me permettre quelque dépense que l'on peut éviter. Et si vous n'y voyez point d'inconvénient, je préfèrerais marcher. Je ne suis pas tant aisée pour me permettre quelque dépense que l'on peut éviter.

Je raffermis doucement ma prie sur sa main et nous commençons à avancer, je la guide sans pour autant trop m'imposer sur son rythme.

- Votre franchise vous honore., je suis encore en train de sourire, Et je ferais comme vous l'entendrez. Je n'ai jamais eu de colocataire. Cependant, si je comprends bien, vous ne voulez pas être considérée comme telle ? Vous serez pourtant donc bien chez vous.

Nous continuons de marcher et la foule se fait moins dense : première rue à gauche puis tout droit jusqu'au prochain carrefour. Il s'agit en effet de s'éloigner du centre sans pour autant quitter la ville.

- Il faut habituellement une vingtaine de minutes à pied pour arriver - à droite cette-fois ci. Pardonnez-moi si je montre trop curieux mais.. vous travaillez donc à la Bibliothèque ?

Revenir en haut Aller en bas
avatar

Carte d'identité
Ville actuelle: Flamdone
Description Caractérielle:
Relations:
Fille du comte de la région de Soliar
Fille du comte de la région de Soliar
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 32
Date d'inscription : 12/01/2014
MessageSujet: Re: Tout perdre, une fois de plus... Tout ? Peut-être pas, finalement... [PV Stefan] Sam 11 Mar - 16:50
Tout perdre, une fois de plus...



Monsieur Salvatore  hoche la tête d'un air distrait. Visiblement, il s'attendait à ma réponse. Cependant, il raffermit sa prise sur ma main et se met en marche, me guidant doucement. Comme on aurait pu s'y attendre de la part d'un homme si attentionné, il se cale sur mon rythme, tout en me guidant à travers la foule. Rapidement d'ailleurs, elle se raréfie. Il sourit.

- Votre franchise vous honore. Et je ferais comme vous l'entendrez. Je n'ai jamais eu de colocataire. Cependant, si je comprends bien, vous ne voulez pas être considérée comme telle ? Vous serez pourtant donc bien chez vous.

Je secoue légèrement la tête, un peu distraite. Je ne le connais pas assez pour oser prendre mes aises chez lui, et sans doute que je n'oserai jamais. Colocataire ou pas, "chez soi" ou pas, je ne m'épanouis pleinement que dans la solitude. Sans doute est-ce mieux ainsi.

- Il faut habituellement une vingtaine de minutes à pied pour arriver - à droite cette-fois ci. Pardonnez-moi si je montre trop curieux mais.. vous travaillez donc à la Bibliothèque ?

Je choisis d'abord de le rassurer quant à la colocation, celle-ci étant, à mon sens, le sujet le plus important de notre conversation. Avec un petit sourire, je cède légèrement, le rassure :

- Je m'imagine mal prendre mes aises si facilement, mais peut-être qu'un peu de temps m'apaisera.

Je lui souris, puis en acquiesçant d'un signe de tête, je continue :

- Oui, la bibliothécaire a un certain âge et elle a parfois du mal à atteindre quelques étagères, alors je l'y aide.

Rien de très intéressant en soit. Et d'ailleurs, rien de très bien rémunéré. Cependant, cela me permettait de payer ma chambre, jusqu'à maintenant et, je l'espère, de payer le loyer à ce Monsieur Salvatore. En plus, ce travail m'apaisait. Le silence me rassurait et le contact des livres me rappelait, sans doute, mon passé. Lorsque j'apprenais la magie, dans la petite maison de campagne. Je baisse légèrement les yeux. Reste une seconde muette, blessée par de trop vieux souvenirs. Puis ajoute, légèrement curieuse :

- Et vous ? Puis-je me permettre de vous demander dans quel domaine vous exercer ?

Je lui offre un sourire. En effet, je l'imagine assez mal rester inactif toute la journée - il n'a pas le gabarit pour - et j'imagine qu'il n'a pas acquis un pied-à-terre en claquant des doigts. Mais peut-être possède-t-il une grande fortune ? Peut-être qu'il est financé par un parent ? Je bredouille une excuse pour ma trop grande curiosité.

- Enfin, cela n'a sans doute pas d'importance, pardonnez-moi, Monsieur.

© codage par lea-angels



Revenir en haut Aller en bas
avatar

Carte d'identité
Ville actuelle: Flamdone.
Description Caractérielle:
Relations:
Vampire
Vampire
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 57
Date d'inscription : 23/08/2013
MessageSujet: Re: Tout perdre, une fois de plus... Tout ? Peut-être pas, finalement... [PV Stefan] Dim 12 Mar - 19:23



TOUT PERDRE, UNE FOIS DE PLUS... TOUT ?❞
A la rencontre d'une étoile
Avec Vasilissa.



Avec la disparition de la foule mon angoisse diminue et je ne sais pas vraiment s'il s'agit de la mienne ou bien de la sienne. Toujours est-il que me fais plus détendu. Il n'y a en même temps pas de raisons de s'inquiéter. Je fais une bonne action, aide Vasilissa.. Et je rentre chez moi. Retour au cocon, en quelque sorte. J'appréhende quelque peu sa réaction face à mon domicile - pas négligé mais minimaliste, chaleureux pour moi, oui, mais : et pour elle ?
Pression nouvelle, supplémentaire : la voilà non seulement invitée ou plutôt non, plus invitée, mais, justement colocataire. Provisoirement à moitié propriétaire d'un bien qu'elle n'a jamais vu et que j'ai choisi.
Respirer, laisser les choses se faire. Nous sommes de toute façon en route et rien ne changera ça, autant ne pas s'en inquiéter avant d'y être totalement. Je la regarde a la dérobé, sens sa main dans a mienne : tout va bien, je me sens même plus calme.
Elle sourie légèrement, nous bifurquons bientôt.

- Je m'imagine mal prendre mes aises si facilement, mais peut-être qu'un peu de temps m'apaisera. Oui, la bibliothécaire a un certain âge et elle a parfois du mal à atteindre quelques étagères, alors je l'y aide.

J'hoche doucement la tête : pas question de la brusquer, si elle dit jamais se sentir à l'aise chez moi, elle le fera. Quand mon regard rencontre à nouveau le sien, elle me semble fragile, triste. Son humeur, sans forcément changer, irradie presque de bleu, dégouline autour d'elle et me contamine presque. Elle fait face, change de sujet. Ma curiosité est piquée, seulement je me tais. Comment seulement en parler, si le sujet dois la mettre dans un tel état ? Je m'y refuse.

- Et vous ? Puis-je me permettre de vous demander dans quel domaine vous exercer ? Enfin, cela n'a sans doute pas d'importance, pardonnez-moi, Monsieur.

Je me tourne d'avantage vers elle, un léger sourire aux lèvres.

- Stefan, s'il vous plait. Et surtout ne vous excusez pas, j'ai posé la question en premier, il est normal que vous me retourniez la politesse. Je sais que ce que je vous demande n'est pas simple mais ne vous obligez à rien, et surtout pas à vous taire ou à vous excusez.

Je fais une pause, regarde notre route, désigne rapidement une de nos dernières bifurcations et reprend.

- J'étudie les cultures et les mœurs. Je suis une sorte d'ethnologue, si vous voulez... J'ai beaucoup voyagé. Mon travail consiste à faire des recherches, observer et prendre des notes sur les comportements et caractéristiques des différentes sociétés. J'écris des articles et formule des thèse, en fait.

Rien qui ne me permette de vivre en soit mais une véritable passion pour la découverte, un des seuls domaines à pouvoir satisfaire ma curiosité.. Ce genre de sciences n'a pas forcément une bonne réputation mais c'est bien ce qui occupe mes journées, alors pourquoi le lui cacherais-je ?
Nous passons par la droite et derrière une haie, on distingue enfin mon lieu de vie.

Rectangulaire, avec un toit plat, des murs clairs et de plein pied, la maison est plus longue que large. Elle ne paît peut-être pas de mine - elle est simple, presque modeste - mais elle est saine, solide et me suffit pour cela. Notre voisin se trouve de plus être la forêt. Pas de trafic par ici, nous sommes éloignés sans y paraître, proches de la ville sans en goûter les inconvénients.

- C'est ici., après une petite pause, j'ajoute : Après vous...


Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: Tout perdre, une fois de plus... Tout ? Peut-être pas, finalement... [PV Stefan]
Revenir en haut Aller en bas
Tout perdre, une fois de plus... Tout ? Peut-être pas, finalement... [PV Stefan]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1
Sujets similaires
-
» Il y a un temps pour tout [Pomona]
» [PV] Il ne faut pas croire tout ce qu'on dit... ni tout ce qu'on lit {Leevo}
» Je suis là, me voilà, c'est petit et c'est trop drôle tout à la fois [LIBRE]
» Parce que les seuls gens qui m'intéressent sont les fous furieux, les furieux de la vie, les furieux du verbe, qui veulent tout à la fois.
» Lorsqu'on peut tout savoir, il faut savoir aussi tout taire ▬ Heather



Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum

Le Sang de nos Coeurs :: Côté RPG :: Flamdone :: Les Rues :: L'Auberge-
Sauter vers: